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  • Grenelle de l’environnement : le gouvernement doit tenir ses engagements financiers

    Le 25 octobre dernier, le Président de la République s’était engagé à rétablir une participation de l’État pour la construction des voies de bus, des voies pour vélos ou des tramways dans nos agglomérations. « Ce sont plus de 1500 kilomètres qui seront construits hors de l’Île-de-France », précisait-il.
    Sur ce postulat, quatre milliards d’euros d’ici 2020 avaient été annoncés lors du Grenelle de l’environnement.
    Aujourd’hui, les taux de subvention envisagés, la définition des dépenses « subventionnables » (excluant le matériel roulant et les aménagements urbains) et les délais pour la remise des dossiers me font craindre une marche arrière du gouvernement.
    Cette inquiétude, je l’ai très clairement exprimée ce mardi lors de la présentation des conclusions du Comité opérationnel sur les transports urbains et périurbains (COMOP 7) du Grenelle de l’environnement.
    Au nom de l’Association des maires de grandes villes de France et du Groupement des autorités responsables de transport, j’ai remis à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, du développement et de l’aménagement durables, une déclaration marquant officiellement notre crainte de voir se mettre en place des mesures qui ne seraient pas à la hauteur des engagements financiers initiaux et des objectifs pris par la France pour faire face aux enjeux du réchauffement climatique.

    Pacte des maires pour l'efficacité énergétique

    J'ai dernièrement confirmé à la Commission Européenne l'engagement de notre ville à se joindre au Pacte des Maires pour l'efficacité énergétique. Officiellement lancé ce 29 janvier, ce pacte s'inscrit dans la politique énergétique européenne familièrement appelée les "Trois 20" –diminution de 20% des émissions de CO2 d'ici à 2020 par l'amélioration de l'efficacité énergétique de 20% et une augmentation des énergies renouvelables de 20%-.

    Grenoble a tout spécialement été sollicitée pour contribuer à l'élaboration de ce pacte visant à inciter les collectivités à s'engager de manière volontaire et contraignante, dans l'élaboration d'une politique énergétique et climatique exemplaire. Je me réjouis de cette invitation qui souligne au fond la longue histoire qui lie Grenoble au développement durable en la comptant parmi les villes les plus avancées en la matière.

    Il est vrai que les caractéristiques physiques, le contexte environnemental et climatique de notre ville nous amenait, certainement plus que d'autres communes, à engager une politique ambitieuse et loin des simples déclarations d'intentions… un PLU qui développe des objectifs de développement durable en matière de déplacements, d'aménagement urbain, le premier Plan Climat adopté en France avec la Métro, un Schéma Energétique, la Caserne de Bonne avec le programme Concerto, l'OPATB bientôt élargie à l'ensemble du territoire grenoblois, le développement des modes doux de transports, de la responsabilité citoyenne avec la Biennale de l'Habitat Durable, des cahiers des charges sur la qualité environnementale dans les ZAC…autant d'exemples qui s'inscrivent dans un plan d'action global visant à atteindre les objectifs des "Trois 20" européens.

    Grenoble apportera donc son expertise pour l'élaboration de ce pacte dont je souligne encore l'originalité, l'ambition et plus particulièrement la reconnaissance du rôle incontournable des collectivités locales dans la lutte contre le changement climatique.

    Précisions sur une étude

    J'ai été interrogé à plusieurs reprises sur ce blog au sujet du rapport de l'AURG sur la rocade Nord. Je me suis donc informé auprès des techniciens compétents et je vous livre ici les analyses qui m'ont été exposées.

    En résumé, les points mis en exergue sont les suivants :

    - la rocade provoquerait une dégradation des conditions d'accès à l'agglomération par A480,

    - la rocade aurait un effet négatif sur les transports en commun.

    Les explications en sont très simples :

    • La rocade nord est faite pour dévier le trafic qui passe en centre ville. Forcément si l'on veut que ce trafic utilise la rocade, il faut qu'il puisse y accéder, donc qu'il emprunte l'A480. C'est le principe même du plan en marguerite. Rien de nouveau à cela. On retrouve donc la nécessité, que chacun connaît, de mener la requalification A480 de pair avec la rocade, faute de quoi l'A480 resterait le maillon faible du système. La simulation de l'AURG ne prenait pas en compte cette requalification, ce n'était pas son objet, elle ne pouvait donc pas représenter ce qui va réellement se produire.

    • Il est normal que la simulation de l'AURG ne fasse pas apparaître un effet positif particulier sur les transports en commun (TC). L'effet positif sur les TC, qui est majeur, c'est que le report de trafic permettra de mieux aménager les nouvelles lignes TC (E sur Jean Jaurès par exemple) et les itinéraires doux. Et cela, la simulation ne pouvait évidemment pas le traduire.

    Il me semble qu'il n'y a donc pas lieu d'attribuer à ces phrases extraites du rapport de l'AURG, une valeur qu'elles n'ont pas ni de les interpréter en dehors de leur contexte de validité. Je reste convaincu que cette réalisation qui permettra de réduire la circulation de transit et de fluidifier le trafic dans Grenoble permettra une amélioration de notre bilan carbone.

    La semaine des énergies renouvelables, une occasion de prendre conscience des enjeux du réchauffement climatique

    L’Ademe organisera, du 17 au 22 novembre prochains, la première semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de la demande en énergie. Cette opération s’inscrit évidemment dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Partenaire de la Biennale de l’habitat durable, l’Ademe monte donc sa propre manifestation et je salue cette initiative qui contribuera à réunir les conditions nécessaires au processus d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.

    Nous savons tous que l’enjeu est important. C’est pourquoi, il est indispensable de multiplier les initiatives pédagogiques comme les actions de sensibilisation et formation. C’est en effet par la mobilisation de chacun d’entre nous que nous pourrons relever le défi du réchauffement climatique.

    Nettoyage de l'Aconcagua

    Mdaconcagua Je viens de prendre connaissance dans la presse du nettoyage complet de l’Aconcagua, réalisé en janvier dernier. Cette information me rappelle évidemment les 3 semaines d’expédition que j’ai passées en 2001 lors de son ascension et qui m’ont procuré de grandes émotions à près de 7 000 mètres d’altitude !

    La mission organisée par l’association Montain Wilderness a permis de ramasser plus de 300 kilos de déchets sur le point culminant de l’hémisphère sud, dont des emballages alimentaires, des bouteilles de gaz ou encore des sacs plastiques !

    Ce type de mission nous rappelle la dure réalité des camps de base dont la fréquentation s’accompagne malheureusement d’une accumulation de détritus. Comme tous les amoureux de la montagne, je ne peux l’accepter, car j’estime qu’il faut rendre à la nature ce qu’elle peut nous apporter. En tout cas, je salue le travail remarquable de ces " nettoyeurs des cîmes " qui nous sensibilisent à la nécessaire protection de ces lieux extraordinaires.

    Organisation à Grenoble des Assises Nationales de la Construction Passive

    Confpressedevdurable J’entends souvent dire, ici ou là, que le terme de développement durable serait galvaudé. Je trouve cette critique excessive et je me réjouis au contraire qu’il rentre progressivement dans le vocabulaire commun.

    Ce qui est certain, c’est qu’il prend une dimension toute particulière dans notre ville : qu’il s’agisse d’urbanisme, de déplacements, d’habitat, de consommations énergétiques ou encore d’innovations technologiques, Grenoble fait partie des grandes villes de France les plus mobilisées.

    Autant de thèmes que j'ai d'ailleurs évoqué hier à l'occasion d'une conférence de presse qui a réunit, à mes côtés, Eric Grasset, conseiller régional écologiste, Henri Biron, ancien président de la Frapna, Jean Clémancey, Président du CLUQ mais aussi Etienne Criqui et Dominique Raynaud, experts associés au GIEC.

    J’évoquais également il y a quelques jours sur ce blog la deuxième édition à venir de la Biennale de l’Habitat Durable. Une Biennale organisée par la Ville de Grenoble et qui sera donc précédée, au début du mois d’avril, des assises de la construction passive.

    Des assises qui doivent réunir plus de 500 professionnels et permettre des échanges sur l’ensemble des dimensions de la construction passive.

    Dimension technique qui permet d'assurer le confort thermique avec une consommation énergétique inférieure à 15 kWh/m²/an alors que la moyenne française est de 180 kWh/m²/an.

    Dimensions politiques, environnementales et sociales aussi car la construction passive annonce une nouvelle génération de bâtiments et un pas décisif dans la réduction des consommations d'énergie.

    En accueillant ces événements qui visent à "moderniser le bâtiment" tout en apportant une réponse aux enjeux du changement climatique, Grenoble s’inscrit donc en plein dans la dynamique du Grenelle de l'Environnement.

    NB : le concept de maison passive fait référence à une nouvelle génération de bâtiments "sans chauffage" au sens conventionnel du terme : le confort thermique (supérieur à celui offert par les bâtiments conventionnels) y est assuré par la gestion de la circulation de l'air ambiant. L'implantation, la conception et la réalisation soignées de l'enveloppe (parois, fenêtres, toiture, dalle), une isolation très performante, une étanchéité rigoureuse, un échangeur de chaleur de fort rendement ainsi que l'optimisation des matériaux et des techniques permettent de maintenir une température constante sans apports de chaleur autres que le rayonnement solaire et les calories émises par les activités qu s'y exercent.

    Questionnaire de l’ADTC

    Suite et fin des réponses apportées à l’ADTC sur les questions relatives aux transports publics, aux modes doux et aux mesures de sensibilisation

    Questionnaire ADTC – Réponse de Michel Destot, Liste ‘’Grenoble, l’avenir ensemble’’

    2. Transports publics

    2.1 Quels sont les aménagements que vous allez demander et mettre en œuvre pour améliorer la desserte de votre commune ?

    Ceux évoqués dans la question 1.3 :

    • L’extension de la ligne B pour la desserte du Polygone scientifique
    • La réalisation de la ligne E pour l’accès depuis Saint-Egrève
    • Le réaménagement de couloirs de bus en site propre

    Mais aussi l’amélioration du cadencement de l’offre TER et de l’intermodalité entre les réseaux.

    2.2 Etes-vous prêt à soutenir le retour du trolleybus à court terme sur les lignes urbaines 31 et 32 et à moyen terme sur d’autres lignes urbaines (1, 13, 23…) et péri-urbaines(6020) ?

    Oui, sous réserve de la confirmation de la faisabilité technique et économique de ce retour.

    3. Modes doux (vélos, piétons)

    3.1 Quels sont les aménagements que vous allez demander et mettre en œuvre pour améliorer la desserte de votre commune ?

    En priorité, une piste cyclable continue et sécurisée du polygone au campus par les quais.

    Je souhaite par ailleurs, en lien avec les associations concernées (ADTC, Un p’tit vélo dans la tête…), élaborer une programmation d’aménagement sur des axes nord-sud et est-ouest.

    Enfin, comme évoqué dans la question 1.3, je propose la mise en place d’un dispositif de vélo en libre service.

    3.2 L’entretien des aménagements cyclables est à charge de la commune, il est trop souvent négligé. Avez-vous la volonté de changer cet état de fait et comment ?

    Oui, notamment pour les pistes les plus anciennes, et en précisant la répartition des rôles avec la Métro.

    3.3 Quelles mesures comptez-vous prendre pour faciliter le stationnement des cycles sur votre commune (domicile, lieux de travail, écoles, commerces, stations de transport public, gares) ?

    C’est effectivement une question importante pour encourager à la pratique du vélo. Il me semble à cet égard indispensable de poursuivre le déploiement des arceaux.

    Dans le cadre du projet de réaménagement du pôle gare, je souhaite également la création d’un parc à vélo de 1000 places

    Je suggère enfin de prendre en compte cette question dans le cadre des études préalables à l’implantation du dispositif de vélo en libre service.

     

    4. Mesures de sensibilisation

    4.1 Quelles mesures de sensibilisation/information prendrez-vous pour favoriser le report modal vers les transports en commun et les modes doux des habitants et/ou salariés de votre commune ?

    L’outil le plus efficace est indiscutablement les plans de déplacement d’entreprise ou d’administration. La Semitag en a déjà signé une centaine et il nous faut continuer dans cette voie en rendant les PDE et PDA toujours plus attractifs.

    4.2 Vous engagez-vous à réaliser / développer / pérenniser des Plans de déplacements d’Administrations pour toutes les administrations sous votre responsabilité ?

    Le PDA de la Ville de Grenoble a été mis en place dès 2002 puis élargi à tous les ‘’satellites’’ de la Ville. Il a progressivement été conforté au long du mandat et plus de 480 agents en sont aujourd’hui utilisateurs. Un protocole d’accord avec les organisations syndicales est par ailleurs en cours de négociation pour en améliorer encore les dispositions.

    4.3 En tant qu’élu quel engagement personnel prenez-vous pour donner l’exemple dans vos déplacements ?

    J'utilise un véhicule hybride pour tous mes déplacements longs et le tram ou la marche à pied chaque fois que possible.

    Un Plan Climat Local pour lutter contre le réchauffement climatique

    Initié par Grenoble Alpes Métropole, le Plan Climat local est un des outils que nous avons mis en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

    La Ville est évidemment un partenaire actif de ce plan climat local et ce, dans quatre dimensions de son action :

    • en tant que ville consommatrice qui doit maîtriser sa demande en énergie et diversifier ses sources énergétiques),
    • en tant que ville aménageuse avec un Plan Local d’Urbanisme qui lutte contre l’étalement urbain et qui impose une prise en compte de la dimension environnementale (Cf post de la semaine dernière).
    • en tant que ville productrice avec ses sociétés d’économie mixte énergétiques : GEG, Isergie et Compagnie de Chauffage
    • et enfin en tant que ville incitatrice avec les plans de déplacements d’administration ou le guide de la haute qualité environnementale, architecturale et urbaine.

    Demain, il nous faudra nous fixer des objectifs encore plus ambitieux permettant, comme je m’y engage, de réduire de 100 000 tonnes/an nos émissions de CO2.

    Questionnaire de l’Association pour le Développement des Transports en Commun

    Comme je m’y étais engagé, je vous prie de trouver ci-dessous les réponses apportées à l’ADTC.

    1. Politique de déplacements - Plan de Déplacements Urbains

    1.1 Quel est votre avis sur le lancement d’une étude de plusieurs scénarios visant à résoudre les problèmes de déplacement dans la région urbaine grenobloise, y compris un scénario substituant le développement accéléré des transports en commun à la construction de la rocade nord ?

    Une étude comparative lourde de deux scénarios a déjà été effectuée par Grenoble Alpes Métropole avant le vote du PDU. Il n’y aurait donc pas de justification à relancer le même dispositif alors que les données de l'agglomération n'ont pas fondamentalement changé en quelques années.

    En revanche, je suis favorable à la communication large et sous une forme lisible et compréhensible par tous des éléments d'appréciation de la pertinence du projet rocade : bilan carbone de l'ouvrage, effet sur le trafic des principales voiries urbaines et périurbaines, possibilités d'aménagements pour les autres modes de déplacement permises par la réalisation de cet ouvrage.

    1.2 Le nombre de collectivités concernées par les déplacements rend difficile la définition puis la mise en place d’une politique de déplacements ambitieuse au niveau de la région urbaine grenobloise. Quelle sera votre proposition pour résoudre ce problème ?

    La transformation des autorités organisatrices des transports en autorités organisatrices de la mobilité durable comme promue par le GART permettrait de regrouper les différentes compétences dans une seule autorité. C’est une demande forte que je porte dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et j’ai bon espoir d’obtenir prochainement l’accord du Gouvernement et donc les évolutions législatives nécessaires.

    Une seconde piste viserait à assurer l'uniformisation du versement transport (VT) entre les différents territoires de l'aire urbaine.

    1.3 La politique des déplacements élaborée dans le PDU 2007-2012 n’apporte pas de réponse à la hauteur des exigences de lutte contre le réchauffement climatique. Si vous êtes élus, vous serez amenés à participer à l’élaboration du prochain PDU. Quelles mesures proposerez-vous pour réduire de manière drastique l’émission des gaz à effet de serre dans les déplacements ?

    Je tiens en premier lieu à rappeler que sur le territoire communal, les déplacements ne représentent que 20 % des émissions de CO2. Le principal enjeu est donc d’agir sur l’habitat et la production énergétique. Nous avons à cet égard adopté un schéma énergétique par lequel nous prenons des engagements fermes et visons une réduction, d’ici 2020, de nos émissions de CO2 de 100 000 tonnes par an.

    Il ne s’agit pas pour autant de relâcher les efforts sur les déplacements et je propose en la matière :

    • l’extension de la ligne B sur le polygone scientifique et la réalisation de la ligne E Le Fontanil-Grenoble-Meylan
    • le réaménagement de couloirs de bus en site propre et l’examen du retour possible de trolleybus
    • la mise en place d’un dispositif de vélo en libre service

    1.4 Pensez-vous que la réalisation du projet de rocade nord est indispensable, utile, peu efficace, totalement inutile pour résoudre les problèmes de bouchons aux entrées de l’agglomération ?

    La réponse ne peut pas être fonction du sentiment personnel d'un candidat. C'est une question technique qui est traitée par les bureaux d'étude compétents. Les résultats qui ont été publiés montrent une réduction totale de 10 000 h du temps gaspillé par jour : on ne peut donc que constater qu'il y a réduction du temps passé dans les bouchons, avec un effet plus spécialement marqué sur l’A41 (secteur Carronerie), sur la rocade sud de part et d'autre du Rondeau, sur l’entrée de ville côté Bastille et sur les quais de l'Isère.

    Les transferts de trafic qui seraient ainsi opérés nous permettront donc d’améliorer les conditions de circulation des transports en commun mais aussi d’apaiser et de réaménager certains espaces publics comme les Quais de l’Isère

    Dans ce premier post, les réponses sur les questions relatives aux politiques de déplacement et au plan de déplacement urbain :

    Questionnaire de Greenpeace (suite et fin)

    Ci-dessous, mes réponses aux deuxième et troisième thèmes évoqués par le questionnaire de Greenpeace

    Eco-responsabilité et lutte contre la déforestation et le commerce de bois illégal

    Question 7

    Favoriser l'achat de produits bois (mobiliers, rénovations, constructions…) issus de forêts locales et limiter vos achats publics de produits bois exotiques aux seuls produits certifiés FSC. Le FSC est le seul label de certification forestière qui garantit que le bois exotique provient de forêts gérées correctement.

    Dans toutes ses consultations, la Ville de Grenoble intègre un engagement pour la protection des espèces menacées. Le cahier des charges techniques particulières précise : " Conformément à l’engagement de la Ville de Grenoble par délibération du Conseil Municipal réuni en séance publique le 24 juin 2002, l’entreprise devra obligatoirement prendre en compte les conditions ci-après mentionnées :

    - les bois qu’elle utilisera ne devront en aucun cas figurer dans les espèces visées par la convention CITES, recensées dans les annexes A, B, C et D du règlement européen n° 2214/98/CEU du 15 octobre 1998

    - pour toutes les essences de bois utilisées, l’entreprise devra impérativement remplir la "note d’information" ci-jointe sur les bois proposés et fournir les justificatifs correspondants.

    - Les essences utilisées devront obligatoirement être issues d'exploitations labellisées Eco certifiées.

    La non-prise en compte de cette demande rendra l’offre non conforme. "

    Concernant les marchés de mobilier, le mobilier de restauration et scolaire est labellisé PEFC (bois issu de forêts gérées durablement) et les sociétés titulaires des marchés ont le label NF environnement Pour le mobilier de bureau, les actions menées en faveur de la protection de l'environnement sont un des sous critères d'analyse de la valeur technique de l'offre

    Question 8.

    Réduire la consommation de papier et développer le tri, le recyclage et l'utilisation de papier recyclé dans votre ville. D'ici 2012, toutes les administrations dépendant de votre collectivité doivent réduire leur consommation de papier de 50 % et utiliser exclusivement du papier 100 % recyclé.

    Le tri du papier par les agents municipaux, avec des corbeilles à plusieurs compartiments, est effectif sur plusieurs sites. La quantité de papiers collectée par les équipes "nettoyage des locaux" en 2006 était de 94 tonnes.

    Le papier acheté par la Ville est issu de forêts dont l’exploitation respecte des critères de gestion durable (FSC…). Le service Reprographie va adopter les principes de la démarche Imprim’Vert afin de s’assurer que les déchets liés à son activité d’imprimerie (chiffons, produits souillés…) suivent une filière respectueuse de l’environnement.

    Eco-responsabilité et OGM

    Question 9.

    Exiger que le cahier des charges de la restauration collective dont la commune est responsable (et en particulier celle des écoles primaires), excluent les OGM dans la chaîne de production (y compris dans l'alimentation animale). Les OGM (maïs OGM et soja OGM) peuvent en effet s'introduire dans la chaîne alimentaire à la fois directement sous forme d'ingrédient et indirectement par le biais de l'alimentation des animaux dont sont issus la viande, le lait, les œufs, le poisson et tous les produits qui contiennent des produits animaux.

    9 : La Ville s’est engagée et a signé avec ses partenaires afin qu’aucun produit étiqueté OGM ne soit présent dans la restauration collective.

    Question 10.

    Favoriser le développement de l'agriculture biologique d'une part en soutenant et en encourageant la production biologique et d'autre part en imposant une part croissante de produits biologiques dans la restauration collective dont votre commune est responsable.

    Les produits locaux sont déjà favorisés. Les produits issus de l’agriculture biologique sont, pour l’ensemble des restaurants scolaires de la ville, présents par 2 composants chaque semaine. De plus 1 repas complet BIO est servi toutes les 6 semaines.

    Questionnaire de Greenpeace

    J’ai récemment été destinataire d’un questionnaire adressé par Greenpeace m’interrogeant sur l’éco-responsabilité.

    Par souci de cohérence et de transparence, j’ai décidé de mettre en ligne sur ce blog les réponses que je leur ai apportées.

    Dans les prochains jours, je mettrai également en ligne des réponses apportées à d’autres questionnaires de l’ADTC et d’Anticor et à une interpellation d’un Toit pour Tous sur la question du logement.

    Réparti en 3 thèmes, la première partie de ce questionnaire de Greenpeace portait sur la lutte contre les changements climatiques.

    Eco-responsabilité et lutte contre les changements climatiques

    Engagée dans les différents aspects de la lutte contre le changement climatique, la Ville a adopté un Plan Climat Local dès 2005 et un schéma énergétique en 2007.

    Transports

    Question 1.

    A chaque renouvellement et achat de flotte, choisir des véhicules de petite et moyenne cylindrée ne rejetant pas plus de 120g de CO2/km, soit étiquetés A ou B ; choisir aussi des véhicules utilitaires légers rejetant moins de 160g de CO2/km.

    La Ville possède une flotte équipée pour fonctionner au GNV de près de 150 véhicules. 430 vélos de service sont également mis à disposition des agents. La Ville cherche à concilier un faible taux d'émission de CO2 et un faible niveau de pollution. C'est pourquoi le choix s'est porté dès 1996 sur le GNV qui offre à la fois un taux d’émissions de CO2 acceptable tout en diminuant les polluants comme des NOx dont le niveau dépasse souvent les seuils d'alerte dans la cuvette grenobloise.

    J'utilise par ailleurs un véhicule hybride pour ses déplacements

    Question 2.

    Mettre en place un plan de déplacement d'administration afin de privilégier les solutions alternatives à la voiture particulière, et se diriger vers une suppression des voitures de fonction, en faveur des voitures de service. Il impose par ailleurs aux agences de voyage sous-traitantes un critère de priorisation du train pour tous les déplacements.

    Le Plan de Déplacement d’Administration mis en place par la Ville dès 2002 a été conforté de manière continue tout au long du mandat. Il favorise l'utilisation des modes de transports alternatifs à la voiture individuelle pour les déplacements domicile – travail. En février 2008, plus de 480 agents adhèrent à ce PDA qui prend en charge 50 % des abonnements de transports en commun. Par ailleurs, en vue de limiter les déplacements liés au temps de repas de midi, 205 agents de la ville bénéficient d’une offre de restauration collective à proximité de leur lieu de travail. Enfin dans le cadre du dialogue social, la ville a préparé un projet de protocole d’accord relatif au PDA qui doit être débattu à compter d’avril 2008 avec les organisations syndicales.

    Equipements de bureau

    Question 3.

    Adopter le programme Energy Star, conformément au règlement européen, qui impose d'appliquer, lors de l'achat de matériel de bureau, des critères d'efficacité énergétique aussi rigoureux que ceux définis dans le programme Energy Star.

    Afin de limiter les consommations d’électricité dues à la bureautique, la mise en veille des ordinateurs a été programmée sur l’ensemble du parc, équipé par le programme Energy Star.

    Eclairage public

    Question 4.

    Inclure une clause environnementale dans les appels d'offre en matière d'éclairage public, exigeant l'utilisation des ampoules les plus efficaces, type LED pour les feux piéton, et adopter une politique de sobriété, en réduisant la tension du réseau d'éclairage.

    Depuis 1997 la Ville s'engage et investit dans le renouvellement des sources lumineuses destinées à la signalisation tricolore. Toutes les nouvelles installations sont effectuées avec des matériels à base de Leds et le remplacements des anciennes sources est opéré régulièrement. A ce jour nous arrivons à un taux d'équipement de type LED de l'ensemble du parc des feux tricolores de 59 % ce qui s'est traduit par une baisse de 50% de la consommation d'énergie.

    Energies renouvelables

    Question 5.

    Doter la collectivité d'un plan de développement dans les énergies renouvelables (chaleur et électricité), afin qu'elle produise 20 % de ses consommations en propre d'ici 2020, et qu'elle contribue majoritairement à atteindre l'objectif de 23 % d'énergies renouvelables sur la consommation de son territoire à ce même horizon 2020.

    Le schéma énergétique adopté en octobre 2007 vise une réduction de 25% des émissions de CO2 d’ici 2020, notamment en développant les énergies renouvelables.

    Un programme d’investissement ambitieux prévoit une amplification de la part du bois dans le réseau de chaleur en remplacement du charbon.

    Le développement ambitieux de l’électricité renouvelable, produit par la SEM Gaz Electricité de Grenoble, se fera par une multiplication par 10 d’ici 2012 de la puissance d’électricité solaire, soit 1200 kWc, et une augmentation de l’hydroélectricité qui devra atteindre une puissance de 38 à 68 MW d’ici 2015.

    Le Plan Local d’Urbanisme incite aux recours aux énergies renouvelables, et a permis d’atteindre que plus de 67% des permis délivrés depuis 2006 prévoient des panneaux solaires (85% prévoient des isolations extérieures et 78% des terrasses végétalisées).

    Les diverses opérations d’aménagement ont intégré le solaire : 1 000 m² de photovoltaïque à De Bonne, 850m² de capteurs solaires thermiques à Vigny-Musset, 800m² de panneaux photovoltaïques à Bouchayer-Viallet…

    Bâtiments

    Question 6

    Réduire la consommation énergétique des bâtiments dont la commune est propriétaire ou dont elle délègue la gestion (mairie, école primaire, équipements sportifs et culturels…) :

    • par un renforcement des exigences sur les constructions neuves, respectant le label basse consommation,
    • assorti d'un programme de réhabilitation exemplaire des bâtiments publics existants visant le label basse consommation, avec un seuil maximal de kWh d'énergie primaire par m² utile, selon le type d'usage du bâtiment (bureaux, hébergement, enseignement, établissement hospitalier…), associé à l'utilisation des matériaux les plus efficaces, sur le plan énergétique, disponibles sur le marché.

    Dès le second choc pétrolier, la Ville s’est engagée dans des programmes d’économies d’énergies dans son patrimoine bâti. La gestion efficace des énergies est restée depuis un axe fort de travail des services. En 10 ans, à conditions constantes, une réduction de 18 % des émissions de gaz à effet de serre dus aux bâtiments municipaux a été obtenue. Dans le schéma énergétique de la Ville, la généralisation de bâtiments basse consommation est un objectif. Par exemple, en bâtiment neuf, une nouvelle école élémentaire à 50 kWh/m2.an pour le chauffage a été construite.

    2ème édition de la Biennale de l’Habitat Durable

    Après une première édition en 2006 qui avait rencontré un réel succès public et permis de mobiliser l’ensemble des professionnels de la construction, la deuxième édition de la Biennale de l'Habitat Durable se tiendra, à Grenoble, du 22 mai au 19 juin prochains.

    A travers un programme d’un mois de manifestations (expositions, débats, conférences, visites de sites, animations pour les enfants et organisation d'un Prix de l'habitat Durable), cette manifestation vise à amener le grand public et les professionnels de la construction à des pratiques et des usages plus respectueux de notre environnement et plus économes en énergie.

    Pour sa seconde édition, ce rendez-vous, unique en France, portera sur l'enveloppe des bâtiments. Ce choix n’est évidemment pas neutre lorsqu’on sait que ce ne sont pas les déplacements mais les bâtiments (d’habitat comme professionnel) qui produisent, dans notre pays, le plus d’émissions de gaz à effet de serre.

    Par des échanges d’expériences, par une démarche incitative auprès des acteurs de la construction et du grand publics, la Biennale a donc pour objectif la promotion d'un habitat durable adapté au territoire alpin, de la France à la Slovénie en passant par l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

    Cette deuxième édition sera aussi l’occasion, par des présences originales et surprenantes sur l’espace public, d’illustrer à quel point les innovations technologiques sont absolument nécessaire pour faire évoluer, voire même pour révolutionner, nos "manières d'habiter".

    L'innovation technologique crée des emplois facteurs de développement durable

    Le développement durable est bien sûr un enjeu de long terme pour la santé de la planète. Mais c'est aussi, à plus court terme, un enjeu majeur pour l'emploi. Les filières de production d'énergie renouvelable et d'économies d'énergie sont notamment appelées à un très fort développement pour les années à venir. Grenoble s'inscrit dans cette dynamique avec ses deux pôles de compétitivité Minalogic et Tennerdis. Deux exemples pour l'illustrer :

    • Schneider Electric veut conforter sa position dans le domaine des armoires de gestion électrique, en intégrant des fonctions "embarquées" capables de gérer vocalement et d'échanger à distance, une installation de manière optimale C'est grâce à la recherche appliquée en microelectronique du pôle Minalogic que ces nouveaux produits sont développés. Ils seront garants de la compétitivité et des emplois de l'entreprise pour demain.

    • La production photovoltaïque souffre du rendement très faible (de l'ordre de 20 %) des panneaux actuels, qui leur donne une capacité de production trop faible en regard de leur surface. L'augmentation de ce rendement est donc un facteur décisif pour l'avenir de l'électricité solaire, si l'on veut aller vers des capacités de production importantes. C'est l'un des objectifs majeurs du pôle Tennerdis qui explore différentes voies technologiques en ce sens. On comprend bien l'enjeu de ces projets pour notre bassin d'emploi dans les années à venir, et notamment pour diversifier nos activités industrielles du secteur de la chimie au sud de l'agglomération.

    On pourrait donner d'autres exemples, comme celui de la pile à combustible, des transports propres ou des matériaux d'isolation. Il est clair qu'avec la santé et le traitement de l'information, le secteur de l'environnement est très fortement porteur de création d'emplois, et que l'innovation sera localement la clé permettant de pérenniser ces emplois dans notre région.

    Bilan de la mise en œuvre du PLU

    PanneausolairePour compléter le post précédent, je me suis penché sur le bilan du PLU que nous avons adopté fin 2005 et qui produit ses premiers effets.

    Des effets quantitatifs en terme de production des habitations nécessaires pour répondre à la crise du logement et maintenir l’attractivité de notre ville avec la construction, depuis 2001, de plus de 3000 logements. Autant de logements construits en ville et qui permettent de lutter contre l’étalement urbain source de déplacements domicile-travail et donc de pollution atmosphérique.

    Des effets qualitatifs aussi avec des résultats remarquables en terme de protection de l’environnement. Ainsi, depuis l'adoption du PLU en octobre 2005 :

    • 86% des permis de construire délivrés intègrent des isolations extérieures
    • 74% des terrasses végétalisées
    • 57% des panneaux solaires

    Voilà des résultats concrets qui illustrent parfaitement la prise en compte de la dimension environnementale d’une politique de l’urbanisme bien conçue et bien mise en oeuvre.

    L’urbanisme durable, un enjeu pour nos villes

    J’ai profité de mon aller-retour en train pour Paris pour assister à la finale de la Coupe de France de Hockey pour prendre connaissance du rapport que Jacques Attali a récemment remis au Président de la République

    Parmi ces 314 mesure pour libérer la croissance française dont les plus polémiques ont fait l’objet d’une importante présentation médiatique, j’ai noté la proposition de création, d’ici 2012, de 10 villes exemplaires baptisées Ecopolis. Il s’agirait de créer de nouveaux espaces urbains durables qui devraient intégrer emploi, logement, cadre de vie et mixité sociale, et, mettre en œuvre des ressources énergétiques renouvelables.

    Engagé de longue date en faveur du développement durable, je me réjouis de noter cette suggestion de lien renforcé entre les projets urbains et les contextes environnementaux dans lesquels ils doivent s’inscrire.

    Pour autant, faut-il créer de nouvelles villes pour répondre à cette exigence ? Il me semble que non et que l’urbanisme durable est d’abord un enjeu de renouvellement de l’existant ou d’aménagement de friches comme nous le faisons à Grenoble avec Bouchayer Viallet et de Bonne.

    Bon nombre de villes françaises s’engagent à leur tour dans des projets identiques de quartiers durables, dont l’échelle, me semble t-il, est adaptée pour contrer la culture de l’étalement urbain et intégrer la haute qualité environnementale. Il nous faut donc encourager le développement de ces " écosystèmes urbains et sociaux", car c’est bien dans la ville existante, qui concentre 80 % de la population française, que se joue l’avenir du développement durable.

    Emissions de gaz à effet de serre : une dynamique européenne, nationale mais aussi locale

    La Commission européenne a présenté, le 23 janvier dernier, son nouveau paquet " climat-énergie " sous forme d’une proposition de directive qui intègre les résultats du sommet de Bali. Je note d'ailleurs avec plaisir que la Commission européenne reprend le titre de l'ouvrage que j'ai publié, il y a deux ans, sur ces questions !

    Ce nouveau " paquet " consiste à indexer pour moitié sur le PIB des Etats-membres l’objectif des " trois fois 20 " d’ici 2020 :

    • réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990
    • amélioration de 20 % en matière d’efficience énergétique
    • augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables dans la consommation totale de l’énergie.

    Ces propositions constituent une base solide pour la mise en place d'une politique européenne ambitieuse de lutte contre le changement climatique. Nous sommes toutefois en deçà des recommandations du GIEC qui évaluait la réduction entre 25 et 40 % d’équivalent CO2 dans les pays industrialisés. Mais reconnaissons là qu’il s’agit d’une dynamique favorable au changement des mentalités.

    Concrètement, le Ministère de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durable a évalué à 541 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre en France en 2006. La réduction à engager porte donc sur 77 millions de tonnes d’équivalent CO2 d’ici 2020, soit 6 millions par an. Cela représente une réduction de 0,1 tonne par habitant. A Grenoble, en annonçant un objectif de réduction de 100 000 tonnes/an, nous nous situons à 0,625 tonne/habitant, largement au-delà des objectifs annoncés par l'Union européenne et le Gouvernement.

    Défendre l'usage du bois

    Notre société très urbaine a un peu perdu de vue le rôle de la forêt vis à vis de la ville. Aujourd'hui le réchauffement climatique vient pourtant nous rappeler tout ce qu'elle apporte à notre équilibre écologique. Ce sont des choses simples et de bon sens, mais il est bon de les rappeler parfois. Je voudrais simplement souligner deux faits :

    • La construction en béton est très génératrice de gaz à effet de serre à cause de la fabrication du ciment, notamment. Au contraire la construction en bois est fortement consommatrice de CO2, pendant toute la durée de croissance du bois d'œuvre.

    • Le chauffage à bois individuel n'est plus très utilisé en ville pour des raisons pratiques. En revanche, la Compagnie de Chauffage, qui alimente à peu près la moitié des foyers grenoblois, peut parfaitement convertir ses chaufferies charbon ou fuel à l'usage du bois.

    Ces évolutions vont entraîner un développement massif de la consommation de bois, au grand bénéfice de la réduction des émissions de CO2. Je rappelle en effet qu'on considère que le CO2 émis à la combustion de bois est équivalent à celui qui a été absorbé pendant la croissance de l'arbre. Le bilan des émissions est donc nul, contrairement bien sûr aux combustibles fossiles.

    Il faudra donc pouvoir s'approvisionner en bois d'origine locale (si on devait le transporter depuis l'Europe de l'Est, par exemple, le transport causerait beaucoup d'émissions et réduirait d'autant l'intérêt de l'usage du bois). C'est ce qui m'amène à plaider pour le soutien à ce que l'on appelle la filière bois. Cela va de la formation aux métiers du bois, à l'exploitation rationnelle de la forêt, en passant par la promotion commerciale de la filière.

    Je m'engagerai fortement, vis à vis de la Région et du Département en particulier, pour que cette priorité soit soutenue, d'autant que c'est aussi un facteur d'équilibre économique pour les zones de montagne.

    Transports collectifs : Le Grenelle de l'Environnement en marche

    Le 30 janvier dernier, j’ai co-présidé au Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, la première réunion du comité opérationnel " Transports urbains et périurbains " du Grenelle de l’Environnement, aux côtés de Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau.

    Cette première réunion a permis de dégager trois axes de travail que j’avais proposés dans le cadre de la première phase du Grenelle : le financement des transports collectifs, la question de la gouvernance et le désenclavement des quartiers sensibles. Cette dernière question a d'ailleurs été avancée par le Président de la République le 8 février dernier, dans le plan banlieue.

    Au cours de la réunion, j’ai rappelé la nécessité de présenter des propositions concrètes pour le 15 mars prochain afin qu’elles puissent être prises en compte dans la loi après Grenelle et se traduire par des engagements budgétaires en Loi de finances 2009.

    3 sessions de travail entre février et mars ont été programmées pour traiter des aspects techniques. Bien naturellement, je vous tiendrai informés sur ce blog de l’avancée de nos travaux.

    Malades de nos déchets !

    Dchets_2 Les événements récents survenus à Naples concernant l'accumulation des déchets ménagers dans les rues de la ville, doivent nous interpeller, au-delà de toute considération politique, sur la quantité de déchets que nous produisons chaque année. Chacun d'entre nous génère en moyenne 1 kilo de déchets par jour ! Il faut y ajouter les déchets d'origine industrielle qui représentent 90 % des 800 millions de tonnes produite chaque année !

    Sensible aux questions environnementales, j'avais, dès 1991, lancé un véritable cri d'alarme dans un rapport parlementaire sur la gestion et l'élimination des déchets industriels. J'aurai l'occasion de revenir sur cette question car, malgré des efforts conséquents, il reste beaucoup à faire auprès des entreprises.

    Sur la question des déchets classiques, Grenoble et la Métro sont mobilisées de longue date afin d'optimiser la collecte et le traitement dans une logique de gestion durable. Dès les années 90, grâce au concours des Grenoblois, nous avons ainsi engagé un plan de mobilisation et de développement de la collecte sélective ainsi que des programmes de recyclage et de valorisation des déchets.

    L'usine d'incinération des ordures ménagères située sur la commune de La Tronche a, quant à elle, fait l'objet d'une mise en conformité afin de respecter les seuils d'émissions de polluants imposés par la réglementation. Les récentes études réalisées, notamment dans le cadre du plan de surveillance environnementale, montrent à cet égard que les émissions de polluants sont inférieures aux valeurs limites et recommandations actuelles.

    Cependant, ces efforts partagés par les collectivités et les habitants ne peuvent occulter le problème majeur de l'augmentation de la production de déchets. En un siècle, le nombre d'objets qui nous entourent a été multiplié par 10. Soit autant de déchets potentiels qui peuvent présenter un réel impact sur l'environnement.

    Il reste donc encore beaucoup à faire, notamment encourager des dynamiques fortes et durables afin de parvenir à une réduction de la production de déchets d'ici la fin 2008, comme le prévoit le plan national de prévention de 2004, et comme nous y encourage l'Union européenne. Il est possible d'atteindre cet objectif grâce notamment à des gestes simples, au quotidien, particulièrement dans nos habitudes d'achat. Il s'agit, me semble t-il, d'un état d'esprit à encourager dont chacun peut s'emparer rapidement et durablement. " Le peu, le très peu que l'on peut faire, il faut le faire quand même " disait Théodore Monod. Une invitation à agir, même modestement !

    Grenelle de l’Environnement : ne pas relâcher la pression !

    Comme beaucoup, c’est avec inquiétude que j’ai appris hier que 2007 avait été l’année la plus chaude dans le monde depuis 100 ans (Cf. une étude récente des climatologues de la NASA). En France, l’année dernière, la température a augmenté de 0,8° par rapport à la normale calculée sur la période 1971-2000 ; cela place 2007 au 9ème rang des années les plus chaudes depuis 1900.

    A quelques jours de la première réunion du comité opérationnel sur les transports urbains que je présiderai avec Jean-Louis Borloo, ce constat me conforte encore un peu plus dans ma détermination à obtenir du Gouvernement la confirmation rapide des effets d’annonce du Grenelle de l’Environnement et leur traduction concrète par de réelles inscriptions budgétaires.

    Nous le voyons à Grenoble : notre réseau de transports en commun a atteint désormais une taille suffisante pour entraîner, depuis 3 ans, une réduction de la circulation automobile dans notre agglomération. Face aux enjeux auxquels nous sommes confrontés, il faut évidemment aller plus loin et plus vite : avec la ligne E qui reliera Grenoble au Fontanil et à Meylan comme avec les prolongations des lignes A et B. Il faudra également veiller à l’amélioration du cadencement des TER et améliorer encore l’intermodalité comme le permet déjà la carte Ou’Ra.

    J’espère enfin obtenir du Gouvernement des avancées complémentaires sur le chèque transport c’est-à-dire la participation des entreprises ou administrations aux déplacements de leurs salariés.

    Je n’oublie évidemment pas qu’il nous faudra poursuivre et amplifier nos efforts sur l’habitat et j’attends, là aussi, du Gouvernement les inscriptions budgétaires des crédits nécessaires aux opérations d’amélioration thermique. Grâce à la cartographie que nous avons réalisée, il y a un an, nous connaissons précisément, à Grenoble, les immeubles où il faut intervenir en priorité et les premiers contacts sont déjà pris pour engager ces opérations. Il nous manque plus désormais qu’à boucler les plans de financement pour accompagner les copropriétaires.

    Dernier secteur dans lequel nous devons être exemplaires : celui de la ‘’propreté’’ de la production énergétique. J’ai noté avec intérêt, à cet égard, que GEG avait récemment acquis six centrales hydroélectriques et un petit parc d’éolienne augmentant ainsi sa part d’énergie propre.

    Evidemment, sur tous ces domaines, nous devons poursuivre nos efforts et être toujours plus exigeants. Mais il me semble sincèrement que Grenoble est sur la bonne voie et que nous sommes même très en avance par rapport aux autres grandes villes de France.

    Phase 2 du Grenelle de l’Environnement

    Sollicité par Jean-Louis Borloo, j’ai accepté de piloter le comité opérationnel " transports urbains et périurbains " mis en place dans le cadre de la phase 2 du Grenelle de l’Environnement.

    Comme beaucoup, j’avais réagi très positivement aux annonces faites à la mi-octobre avec le sentiment que le travail de lobbying que j’avais réalisé notamment dans le domaine des transports avait payé. J’avais également indiqué que je serais très vigilant quant à la concrétisation, dès le budget 2008, de ces annonces. Force est de reconnaître que la traduction des engagements en actes reste à préciser et je comprends les réactions de doutes ou de scepticisme qui s’expriment ici ou là.

    Il m’a cependant semblé que pratiquer ‘’la politique de la chaise vide’’ serait la pire des solutions et je pense pouvoir être plus utile en tant que co-pilote d’un comité opérationnel pour obtenir que les collectivités d’Ile de France et de province obtiennent les crédits nécessaires pour mettre en œuvre leurs projets de mobilité durable (TER et Tram ou autres transports en commun en site propre).

    En tant que Maire de Grenoble mais aussi comme Président du Groupement des Autorités Responsables de Transport et de l’Association des Maires des Grandes Villes de France, je veillerai donc à ce que les engagements pris soient respectés et que l’ensemble des propositions que nous avions élaborées sur les questions de déplacement et d’urbanisme soient prises en compte.

    Développement durable et rocade nord

    A plusieurs reprises, j’ai été interrogé par le biais de commentaires déposés sur ce blog sur le projet de rocade nord. Les auteurs de certains de ces commentaires semblent considérer contradictoire mon engagement pour un développement réellement durable de l'agglomération grenobloise et l’accord de principe que j’ai donné à la réalisation du projet de rocade nord.

    En premier lieu, je veux rappeler que ce projet n’entre pas en opposition avec le développement des transports en commun. Il ne s’agit pas en effet de choisir entre rocade nord et développement des transports collectifs. Le Plan de Déplacements Urbains, tel qu’il a été adopté, prévoit bien la réalisation de la ligne E entre Grenoble et le Fontanil mais aussi la prolongation des lignes existantes vers Sassenage, Pont de Claix, Meylan ou vers le polygone scientifique. Des projets dont le financement est d’autant plus assuré que j’ai récemment obtenu que l’Etat décide de participer de nouveau à la réalisation des lignes de tram en France.

    Ensuite, je veux souligner qu’un des principaux objectifs de ce projet de rocade est de dévier les circulations de transit. C’est ainsi qu'une partie des véhicules qui empruntent aujourd’hui la rocade sud ou qui traversent Grenoble, ne le feront plus demain. Cette réalisation devrait donc contribuer à réduire les nuisances subies par les habitants de Gières, Saint-Martin d’Hères, Eybens, Echirolles et par les habitants des quartiers sud de Grenoble. Elle permettra également de mettre en œuvre un réaménagement, dans Grenoble, des quais et des berges de l’Isère.

    Enfin, j’ai la conviction sincère que la poursuite du développement des transports en commun et le projet de rocade auront un effet bénéfique sur le bilan carbone de l'agglomération. S'agissant des transports en commun, il apparaît en effet que leur fréquentation est désormais proportionnelle à l'augmentation de l'offre. Cela est évidemment particulièrement vrai à Grenoble depuis la mise en service de la 3ème ligne de tramway. Cette plus grande attractivité est également renforcée par l'augmentation du prix du pétrole qui a indiscutablement un effet vertueux. S'agissant de la rocade, la réduction des bouchons qu'elle permettra aura un effet bénéfique sur la fluidité du trafic donc sur la consommation des véhicules et au final, sur le bilan carbone de l'agglomération.

    Pour conclure, je veux assurer que je sais parfaitement que la rocade nord n’est pas LA solution miracle aux difficultés d’accès à l’agglomération grenobloise. Elle est pour autant une partie de cette solution et ses effets seront bénéfiques, y compris en terme de production de CO2, à la condition, au respect de laquelle je veillerai, que l’ensemble des projets du PDU soient tous mis en œuvre !

    21èmes rencontres nationales du transport public : un bilan très positif en faveur de la mobilité durable

    Dscf1277Les 21èmes rencontres nationales du transport public organisées la semaine dernière par le GART et l'UTP se sont achevées sur un bilan très positif et prometteur pour l’avenir du transport collectif et les modes de déplacements alternatifs à l’automobile. L'augmentation de 20% de la participation des professionnels à ces rencontres témoigne en effet de la mobilisation des élus, des opérateurs et des industriels dans un secteur en plein essor.

    La demande sociétale de mobilité durable se confirme, elle aussi, comme le montre l'évolution de la fréquentation des réseaux de transport qui croît d’année en année. Pour la première fois, des modifications profondes de comportements sont même constatées qui vont jusqu’à faire baisser, dans les grandes agglomérations, la part de la voiture dans les déplacements.

    Dscf1335Devant les 650 congressistes présents, j'ai rappelé que les mesures annoncées lors du Grenelle de l'Environnement devaient désormais être rapidement accompagnées des financements nécessaires. J'ai également obtenu, à l'occasion de la venue de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transport, que soit engagée l’extension des compétences des autorités organisatrices leur permettant d'assurer réellement la mise en œuvre des plans de déplacements urbains.

    Les deux principales propositions que j'avais transmis, au nom du GART, sont donc désormais reprises et intégrées au plan d'action du Grenelle de l'Environnement. Je veillerai évidemment à leur mise en œuvre dans la seconde phase des travaux du Grenelle de l’Environnement auquel le GART et l'AMGVF restent associés.

    Réalisation de 2 bâtiments à hautes performances énergétiques par GEG

    Geg Dans le cadre de la restructuration de son site du polygone, Gaz Electricité de Grenoble réalise actuellement deux bâtiments très économes en énergie. Le premier abritera des ateliers et le second des bureaux, le pôle social et le restaurant d’entreprise. Je me suis rendu aujourd’hui sur le site afin de les visiter.

    GEG a choisi d’intégrer pour les deux nouveaux bâtiments toutes les dimensions du développement durable. Grâce à cette exigence de haute qualité énergétique, ces deux constructions obtiendront un bilan énergétique positif.

    L’utilisation de 1 200 m² de panneaux solaires photovoltaïques et la mise en place d’une isolation naturelle entre l’extérieur et l’intérieur contribueront fortement à cette volonté. Je me réjouis que GEG montre l’exemple, au moment où, dans le cadre des propositions du Grenelle de l’Environnement, obligation sera faite aux promoteurs immobiliers de respecter les critères de la haute qualité environnementale.

    Un engagement citoyen en faveur du développement durable, à partager aussi avec les entreprises.

    Schneider Lundi dernier Schneider Electric organisait un colloque sur le thème "Economie, environnement et social: comment concilier croissance et responsabilité ?".

    Alors que se tient le Grenelle de l'environnement, ce fut pour moi l'occasion de rappeler notre engagement, à Grenoble, à promouvoir le développement durable, au sens le plus noble : c'est à dire qui concilie développement économique, solidarités sociales et protection de l'environnement.

    Pour rester une technopole attractive, rivalisant avec les grands pôles mondiaux, Grenoble doit être exemplaire en matière d'innovation mais aussi agir en matière sociale (logement et insertion professionnelle notamment), pour que le développement économique de notre ville soit plus partagé, et agir sur la qualité de vie dans notre ville (développement de l'offre culturelle, sportive, éducative mais aussi qualité de l'habitat, développement de la mobilité durable …).

    C'est une ambition qui nous anime au quotidien dans tous nos projets, y compris dans les projets déterminants pour l'avenir de notre ville comme la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018.

    C'est un engagement citoyen qui doit être partagé, par tous les acteurs de la ville, et donc par les entreprises qui, comme Schneider Electric, porte cet idéal de développement durable.

    Réduire nos émissions de gaz à effet de serre !

    GrenelleLe Conseil municipal a adopté lundi soir un schéma énergétique par lequel nous nous fixons, d'ici 2020, un objectif de réduction des émissions grenobloises de CO2 de 100 000 tonnes/an. Un objectif ambitieux mais nécessaire si nous voulons que notre ville prenne sa part aux efforts de notre pays pour réduire par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Je considère en effet que la lutte contre le réchauffement climatique est l'affaire de tous et que la mobilisation doit absolument être partagée : par l'Europe, par les Etats membres mais aussi par les Villes qui seront demain les principaux acteurs du développement durable. C'est en tout cas dans les villes que l'action sera la plus efficace et la plus pédagogique puisque ce sont aujourd'hui les secteurs des transports et du bâtiment qui sont les plus consommateurs d'énergie.

    Il est d'ailleurs frappant de noter que les principales propositions formulées dans le cadre du Grenelle de l'Environnement sont déjà mises en oeuvre dans les villes et notamment ici à Grenoble avec le développement des Tram et des trains express régionaux mais aussi avec la construction de bâtiment à énergie positive, l'obligation faite aux promoteurs immobiliers de respecter la haute qualité environnementale (83% des permis de construire délivrés depuis 2 ans intègrent une isolation par l'extérieur des bâtiments) ou encore l'amélioration thermique des anciens bâtiments.

    Une des principales dispositions du schéma énergétique que nous avons adopté vise précisément à élaborer un dispositif d'aides financières permettant d'accompagner 500 copropriétés par an dans la réalisation de ces travaux de protection thermique. Des travaux qui réduiront la déperdition d'énergie et qui seront donc bénéfiques sur le plan environnemental mais aussi financier avec une réduction des factures de chauffage.

    Alors que la première phase du Grenelle de l'Environnement s'achève, j'espère que le Gouvernement saura, lui aussi, mobiliser les moyens financiers nécessaires à la sauvegarde de notre cadre de vie. Je serai d'ailleurs à l'Elysée dans quelques heures pour la présentation des principales mesures retenues et je serai évidemment, avec ms collègues maires des grandes villes de France, très attentif à la mise en oeuvre effective de ces mesures.

    Vous pouvez par ailleurs télécharger une tribune que j'ai précisément rédigée dans le cadre de ces ateliers conclusifs du Grenelle de l'Environnement Téléchargement TribuneGrenelle.doc

    Présentation du Livre vert de la Commission européenne sur les transports urbains

    Au cours des derniers mois, j’ai régulièrement rencontré les services de la Commission européenne ainsi que Jacques Barrot, vice-président en charge des transports afin d’alimenter leurs réflexions sur la question des déplacements. Je représentais en effet la France au Forum européen sur l’énergie et les transports qui fut la principale instance consultée dans le cadre de l’élaboration de ce programme d’action.

    Présenté il y a quelques jours, ce livre vert retient les principales propositions que j’avais alors formulées notamment s’agissant de la question des financements. Je me félicite notamment que la Commission européenne accepte d’envisager une meilleure utilisation des fonds structurels voire la création d’un programme communautaire spécifiquement dédié au financement des transports urbains.

    A l’heure du Grenelle de l’Environnement, à l’heure où plus de 40 milliards d’euros sont nécessaires dans notre pays pour financer les infrastructures nécessaires à une réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre liés aux transports, l’annonce de cet engagement à venir de l’Union européenne est incontestablement une bonne nouvelle.

    Rencontre annuelle des agences d’urbanisme

    Après Grenoble l’an dernier, c’est Toulouse qui accueillait cette année le congrès de la Fédération nationale des agences d’urbanisme. Une rencontre organisée sur le thème de la ville négociée et à l’occasion de laquelle j’ai eu plaisir à retrouver de nombreux collègues élus ainsi qu’Annie Deschamps, ma première adjointe et qui est également la présidente de l’agence d’urbanisme de la région grenobloise.

    Une agence dont les services sont précieux dans l’accompagnement des projets que nous souhaitons mettre en œuvre notamment par la réalisation d’études prospectives quant aux besoins des habitants en terme d’équipements publics.

    C’est d’ailleurs par la réalisation de telles études que les agences d’urbanisme participent au développement et à l’aménagement des villes. ‘’Faire’’ la ville est en effet une œuvre commune : c’est évidemment celle des élus mais aussi celle des urbanistes, des architectes, des sociologues, des acteurs économiques, des responsables associatifs. C’est enfin celle des habitants. Qu’il s’agisse du renouvellement urbain des quartiers sud, du projet Cœur de Ville Cœur d’Agglo, de la réalisation de Tram 3, de l’aménagement de Bouchayer Viallet, il est important en effet pour moi avant toute décision, d’entendre les attentes des habitants, de prendre leur avis et donc parfois de faire face à leurs interrogations ou critiques. Il n’est plus temps en effet de faire la ville pour les habitants mais de faire avec les habitants.

    Au-delà de cette expérience grenobloise de la démocratie participative, j’ai également souhaité faire partager à l’ensemble des représentants des agences d’urbanisme de France la nécessité, sous peine de dysfonctionnements institutionnels, de réformer la gouvernance des territoires et de donner davantage de poids politique et financier aux grandes villes.

    Pour une mobilité durable

    Au moment où se tient le Grenelle de l'environnement, j'ai participé la semaine dernière avec la présidente de la SNCF, celui de RFF et de nombreux élus de grandes villes à un colloque organisé par Avenir Rail sur le thème ‘’la mobilité durable : un défi collectif, un pari pour l’avenir’’. L'enjeu est de taille car il ne pourra y avoir de développement durable sans une mobilité durable.

    Sur le plan économique d'abord où le développement des réseaux de transports publics intra et interurbains est indispensable pour développer l'attractivité et la compétitivité de nos territoire. Sur le plan social ensuite pour garantir une mobilité à moindre coût et apporter une réponse à l'augmentation inéluctable du prix du pétrole. Sur le plan environnemental enfin, pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire les émissions de gaz à effet de serre qui sont produites à 50% dans les zones urbaines.

    Cette mobilité durable qui est aujourd’hui une nécessité passe par le rail, les TER, les trams, les métros… Cela répond d'ailleurs aux attentes de nos concitoyens qui semblent aujourd'hui prêts à changer de comportement puisqu’en 2005, pour la première fois, le nombre de kilomètres parcourus en automobile a diminué. Mais pour accompagner ce changement de comportement, le conforter et l'accentuer, il faut encore accroître la qualité de l’offre alternative à la voiture individuelle.

    Une offre alternative qu’il faut financer et j’espère donc que les propositions émises dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et les pistes de travail que j’ai récemment évoquées avec Jean-Louis Borloo sur cette question du financement (affectation d’une partie de la TIPP, emprunt à taux bonifié sur de longues périodes, création de taxes environnementales, décentralisation et dépénalisation du stationnement payant de surface…) ne resteront pas lettres mortes.

    N’oublions pas en effet qu’il est plus qu’urgent de dégager des moyens supplémentaires. Il en va de l’avenir de la planète.

    Bilan de la rencontre avec Jean-Louis Borloo

    RvborlooComme je l'avais indiqué dans un précédent post, j'ai rencontré hier en fin d'après-midi Jean-Louis Borloo à la tête d'une délégation de l'AMGVF.

    Un rendez-vous qui s'inscrivait évidemment dans le cadre du Grenelle de l'Environnement et à l'occasion duquel nous avons notamment débattu des principales mesures à mettre en oeuvre et des moyens financiers à dégager dans les domaines des transports et de l'habitat pour permettre une diminution forte des émissions de CO2

    Pour les transports, l'objectif est clairement de poursuivre le développement des transports en commun en site propre et pour cela, d'ici 2020, 16 millards d'euros (hors Ile de France) dont 4 à la charge de l'Etat sont nécessaires. C'est cet engagement de financement que j'ai demandé hier à Jean-Louis Borloo.

    Pour l'habitat, le chantier prioritaire est à l'amélioration thermique des bâtiments : anciens avec des opérations de rénovation ou nouveaux avec le respect des normes HQE. Là aussi, des efforts financiers importants sont nécessaires notamment pour éviter de provoquer un renchérissement trop important des coûts de la construction.

    Ci-joint une interview réalisée à l'issue de cette rencontre : http://www.dailymotion.com/video/x349k7_interview-deputemaire-michel-destot

    Développement durable : l’exemple grenoblois.

    BonneHasard du calendrier : quelques jours après la présentation des principales propositions issues de la première phase du Grenelle de l’Environnement, j’ai participé lundi matin à la présentation d’un projet de construction d’un des premiers immeubles à énergie positive de France.

    La réalisation d’un tel bâtiment est précisément une des principales pistes suggérée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement pour limiter les consommations énergétiques liées à l’habitat. Alors que ces consommations représentent, au niveau national, 43% des consommations totales, elles représentent à Grenoble près de 65% de nos consommations énergétiques. La cause principale en est évidemment la mauvaise qualité des bâtiments construits entre les années 50 et 70. C’est pour cela que j’ai décidé la réalisation d’une thermographie aérienne permettant de cibler les interventions d’amélioration thermique les plus urgentes à programmer. Des interventions identiques à celles déjà engagées sur les Grands Boulevards et que je souhaite voir mises en œuvre dans tous les quartiers.

    C’est pour cela également que l’immense majorité des nouvelles constructions répondent désormais aux normes de la haute qualité environnementale. Pour être précis, 83% des permis déposés depuis l'adoption du PLU à l'automne 2005 intègrent une isolation par l'extérieur, plus de 75% des terrasses végétalisées (soit un total de 3,4 hectares) et 51% des panneaux solaires (soit un total de 4000 m2).

    Autant d’interventions qui permettent de limiter ou même de réduire les consommations énergétiques avec désormais un échelon de plus de franchi avec l'annonce hier matin de la réalisation d'un bâtiment qui produira plus d’énergie qu’il n’en consomme.

    Des opérations coûteuses au financement desquelles l’Etat doit participer s’il ne veut pas que le Grenelle de l’Environnement se transforme en occasion manquée. Tel est précisément le message que je délivrerai ce mardi soir, au nom de l’AMGVF, au ministre d'Etat chargé du développement durable, Jean-Louis Borloo.

    Fin de la première étape du Grenelle de l'Environnement

    Panneausolaire_2C'est hier matin que les différents groupes de travail constitués dans le cadre de la première phase du Grenelle de l'Environnement remettaient au Gouvernement leurs propositions. Sollicité par le Gouvernement au titre du Gart et de l'AMGVF, j'ai contribué à l'élaboration de propositions concrètes dans les domaines du transport, de l'habitat et de l'energie qui ont été reprises par le groupe de travail consacré à la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise de la demande de l'énergie auquel je participais. Il s'agit plus précisément :

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    Mes propositions pour le Grenelle de l'environnement

    Transports_3 Sollicité par Alain Juppé puis Jean-Louis Borloo, je participe depuis maintenant près de deux mois aux réunions préparatoires au Grenelle de l’Environnement qui doit se tenir à l’automne prochain et se traduire par la mise en œuvre de mesures concrètes pour préserver notre cadre de vie et limiter les émissions de gaz à effet de serre.

    Avant de transmettre à la rentrée des propositions sur l’habitat (au nom de l’Association des Maires des Grandes Villes de France) et l’énergie (en tant qu’expert), c’est au nom du Gart que j’ai remis au gouvernement des pistes de réflexion sur la thématique des transports.

    La priorité absolue est d'offrir des alternatives à la voiture individuelle et au transport de marchandises par la route.

    J’ai donc proposé quelques mesures simples et efficaces au Gouvernement :

    • la généralisation des plans de déplacements d'entreprise en étendant ce dispositif à l’échelle des parcs d’activités et des zones industrielles et artisanales,
    • la dématéralisation du chèque transport (participation des employeurs aux frais de déplacement domicile travail de leurs salariés) et son versement direct sur la fiche de paie du salarié,
    • la possibilité pour les collectivités de mettre en place des taxes spécifiques applicables au trafic de transit (notamment poids lourds) dans les aires urbaines et l’affectation de ces recettes à l’amélioration des réseaux de transports urbains,
    • la généralisation de l'Eurovignette à l'ensemble du réseau routier avec l'affectation d'une partie de son produit aux collectivités locales pour contribuer au financement des transports collectifs.

    Ces pistes de réflexion et de travail devraient demain permettre aux collectivités de dépasser le simple cadre de l’organisation des transports collectifs pour devenir de réelles autorités organisatrices de la mobilité durable avec des compétences élargies et des moyens d’intervention renforcés.

    Inquiétudes pour le projet de LGV Lyon Turin

    Garedegrenoble Comme je l'avais demandé la semaine dernière, j'ai été reçu cet après-midi par le Premier ministre François Fillon. En présence de représentants des collectivités concernées de Rhône-Alpes, je lui ai fait part de nos inquiétudes sur la réalisation de ce projet.

    Le Premier ministre nous a confirmé, à l'occasion de cette rencontre, que la partie française du Lyon-Turin ne figurait pas dans les demandes françaises pour un financement au titre du programme européen de transport.

    J'avoue ne pas comprendre et regretter cette décision qui prive ce projet de financements importants (200 millions d'euros) que l'Etat devra donc compener. Il serait en effet inacceptable que l'Etat fasse appel aux collectivités pour pallier cette absence de financements alors même que la décision du gouvernement n'a fait l'objet d'aucun échange préalable et qu'elle ne respecte pas le protocole que nous avions signé le 19 mars dernier.

    Les Grands Boulevards, symbole du développement durable à Grenoble

    Opatb01 Notion désormais largement partagée, le développement durable est, à Grenoble, au cœur de nos priorités.

    A l'occasion d'un point d'étape sur la mise en œuvre de l'opération programmée d'amélioration thermique des bâtiments (OPATB) engagée sur les Grands Boulevards, j'ai noté à quel point ce secteur de la Ville devenait progressivement exemplaire. Autoroute urbaine à la fin du siècle dernier, les Grands Boulevards sont aujourd'hui les symboles d'un développement plus équilibré, plus respectueux du cadre de vie et plus attentif à la protection de l'environnement.

    Engagée par la réalisation de Tram 3 qui a permis la suppression du passage de près de 30000 véhicules jour (au niveau de l'agglomération, le développement des transports en commun a entraîné une réduction du trafic automobile de 1,5 % en 2005 et 2006) mais aussi par la plantation de plus 800 arbres en accompagnement du chantier, cette transformation des Grands Boulevards, s'illustre aussi par l'agrandissement du parc Paul Mistral ou la construction de logements Haute Qualité Environnementale sur la Caserne de Bonne.