• Faites une recherche sur ce site
  • « juillet 2008 | Accueil | septembre 2008 »

    L'hommage de la ville de Grenoble au général Alain Le Ray, mon ami

    400149_esplanade_le_ray "Il est 8 heures du matin en ce 22 août 1944 lorsqu'au Rondeau une trentaine d'hommes coiffés d'un insolite casque arrondi s'avancent sur Grenoble. Ce sont ces "Français libres" venus d'Alger, appartenant au premier bataillon de choc de la 1e armée française du général De Lattre de Tassigny…

    "En fait tout avait commencé la veille au soir. Des silhouettes se faufilent de rue en rue. Ces ombres, ce sont celles des FFI de l'Isère, sous les ordres du Commandant Alain Le Ray. Elles viennent du Grésivaudan, de Chartreuse, de l'Oisans. Il y a aussi des rescapés du Vercors…"   

    Comment ne pas être émus, même 64 ans après, par ces combattants de l'ombre qui ont permis à notre ville, à notre pays, de retrouver la liberté au prix malheureusement souvent le plus élevé ?

    Le Général Le Ray, ancien chef militaire du Vercors, nous a quittés l'an passé dans sa 97e année. A la douleur de son épouse, de sa famille, s'est ajouté le chagrin de la ville de Grenoble qui lui doit tant.

    Alain Le Ray était devenu un véritable ami. J'avais une grande admiration pour lui. J'aimais sa hauteur de vue morale, son indépendance d'esprit, son élégance intellectuelle et physique. La même passion de la montagne nous réunissait.

    Je suis très fier pour Grenoble, pour l'ami qu'il était devenu, que l'esplanade aménagée dans l'ancienne cour d'honneur de la caserne de Bonne, porte désormais son nom, au cœur de ce site urbain en cours de requalification qui préfigure la ville de demain.

    C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons accueilli vendredi dernier, à l'occasion de l'inauguration de cette esplanade, l'épouse d'Alain Le Ray, Luce, accompagnée de sa fille, de sa petite-fille et de ses proches, mais aussi ses frères d'armes, camarades de combat, ceux qui furent à ses côtés dans les périodes les plus difficiles.

    C'est avec beaucoup d'émotion que nous les avons entendus reprendre spontanément, en chœur, le Chant des partisans entonné par les chorales de Gières.

    Pour la très haute tenue de cette cérémonie, je voudrais également remercier chaleureusement les services de la Ville de Grenoble.

    400182_esplanade_le_ray_2

    Voyage au bout du monde

    Img_3073

    Img_3017 Sans la présence de mon fils Vincent et de sa petite famille en Polynésie française, étape magique dans leur tour du monde à la voile entrepris depuis un an, il est probable que la décision d'aller à Tahiti n'aurait jamais été prise. L'occasion ne pouvait être manquée. Avec Marie nous l'avons saisie en cette première quinzaine d'août.

    La Polynésie française est un T.O.M. de 230 000 habitants recouvrant les îles du Vent (dont Tahiti et Moorea), les îles Sous-le-Vent (dont Bora Bora), les Australes, les Gambier, les Tuamotu, les Marquises, qui constituent un véritable paradis des mers du sud aux cultures et aux traditions encore vivaces.

    Carrefour de migrations de routes transocéaniques, le peuple maori s'est formé au cours de deux siècles de métissage continu où navigateurs, pirates, aventuriers, chasseurs de baleines, colons et militaires n'ont pas eu raison des origines asiatiques et des particularismes régionaux de la Polynésie.

    Aujourd'hui elle possède un des P.I.B. par habitant les plus élevés du Pacifique Sud, Australie et Nouvelle-Zélande comprises, sans que cette richesse ne saute aux yeux du touriste de passage, plus sensible sûrement au coût particulièrement élevé de la vie. Et là, comme ailleurs, la répartition des richesses ne semble pas des plus harmonieuses.

    En tout cas, ce fut un véritable coup de coeur pour Bora-Bora que l'on dit la plus belle île du monde : un immense anneau de corail planté d'îlots de sable blanc, des cocotiers entourant un lagon aux tonalités extraordianires de jade, d'émeraude et de turquoise...

    Comment rester insensible à une telle magie ?

    Comment ne pas comprendre que Paul-Emile Victor et Alain Gerbault en aient fait leur terre d'adoption ?

    Ce fut pour Marie et moi un moment privilégié sur fond de retrouvailles familiales à bord du "Dolce Vita", monocoque de 14 mètres qui a réussi jusqu'à présent sa traversée de la Méditerranée, de l'Atlantique et du Pacifique.

    Quand le rêve devient réalité...

    Img_2619  

    GF 38 : Se déplacer à Lyon en leader, c'est un vrai bonheur que nous ne bouderons pas !

    399906_gf38_2 "Le bonheur, on n'en profite pas assez…", confiait Mécha Bazdarevic dans les colonnes du journal "L'Equipe" il y a quelques jours. Cette petite phrase du coach du GF 38 me plaît bien.

    Goûtons le plaisir de ces retrouvailles réussies avec la Ligue 1 !

    C'était effectivement un vrai bonheur pour moi de rendre visite à l'entraîneur et à ses joueurs au stade du Vercors hier matin, dès mon retour de vacances, pour les remercier de faire vibrer tout Grenoble. Ma grande satisfaction, c'est cet engouement populaire dont certains doutaient encore il y a peu.

    Plus de 30 cars de supporters prendront la direction de Lyon samedi soir.

    Le coup de projecteur médiatique que nous offre par ailleurs la Ligue 1 est une chance extraordinaire pour l'image de notre ville, un "plus" indiscutable pour l'économie locale.

    Les journalistes m'interrogeaient hier sur l'urgence à doter le club de nouvelles structures de formation et d'entraînement. Nous avons clairement dit que nous soutiendrons ces projets. Mais il ne faut pas trop vite oublier d'où on vient. Il faut se souvenir qu'il y a une douzaine d'années, le foot grenoblois végétait en quatrième division dans un stade municipal vétuste, quasiment vide.

    Il ne faut pas oublier non plus qu'alors que nous défendions le projet du Stade des Alpes, nous avons toujours eu le souci avec Didier Migaud de faire en sorte que nos efforts profitent à tous les clubs de Grenoble et de l'agglomération.

    Ces clubs, Didier Migaud et moi les recevrons d'ailleurs lundi prochain à la Métro.

    Le foot à Grenoble ce n'est pas seulement l'équipe première du GF 38, c'est aussi par exemple ce petit terrain synthétique de proximité que nous aménageons actuellement à la Bajatière.

    Mais c'est tous ensemble que nous vibrerons une nouvelle fois samedi soir lors du match contre l'Olympique Lyonnais.

    Se déplacer au stade Gerland, chez le champion de France, en leader de la Ligue 1, c'est un vrai bonheur... Que nous savourons avec modestie.399921_gf38_3

    Notre premier match de Ligue 1 au Stade des Alpes : fier du GF 38 et de Nassim Akrour

    Gf38rennes_2 Au-delà de cette vaillante deuxième victoire cette saison, de notre fameuse invincibilité au Stade des Alpes, au-delà de notre première place toute symbolique au terme de la deuxième journée de championnat, je voudrais dire combien ce premier but en Ligue 1, chez nous, à Grenoble, inscrit par Nassim Akrour est emblématique du club que nous avons tous construit ensemble.

    Sur le chemin du retour des vacances, hier, j’ai été tenu informé de l’évolution de la partie. Je serai bien entendu à Gerland samedi soir pour supporter Mécha Bazdarevic et ses joueurs.

    Le drapeau du Tibet hissé sur le fronton de la mairie de Grenoble

    C'est à la fois avec une certaine exaltation et une profonde inquiétude que j'ai suivi les premières images de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin.
    Une exaltation olympique, liée aux valeurs de paix, d'échanges entre les peuples que cette grande fête du sport porte plus fort, plus haut que toute autre.
    Une inquiétude liée aux menaces qui pèsent sur les droits de l'Homme et la liberté d'expression dans cette partie du monde.
    La cause du peuple tibétain reste à mes yeux la plus emblématique. Un peuple que j'ai appris à connaître, à aimer, lors de mon expédition dans le massif de l'Everest en septembre 2006. Un peuple dont j'ai pu apprécier l'hospitalité et la fierté. Un peuple qui a toujours porté un message de non-violence.
    Ce message, le représentant du dalaï-lama à Paris, M.Chosang, était venu le transmettre il y a quelques semaines au groupe d'études Tibet de l'Assemblée nationale, dont je fais partie.
    Aujourd'hui, c'est à notre tour d'envoyer un message aux peuples de Chine et du Tibet, conformément au vœu que le conseil municipal de Grenoble a adopté en avril dernier.
    Un message d'amitié, de respect et de fraternité qui les exhorte au dialogue afin de favoriser une solution pacifique à la question tibétaine.
    Comme je m'y étais engagé devant le conseil municipal, le drapeau du Tibet a été hissé ce vendredi sur le fronton de l'Hôtel de Ville à l'heure de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin. Il est le signe de notre soutien au peuple tibétain.
    Ces valeurs de fraternité et de diversité culturelle, Grenoble, ville historiquement attachée à la Liberté, à la défense des droits de l'Homme, les porterait avec fierté ces prochains mois si le Comité national olympique français venait à présenter une candidature pour les Jeux d'hiver de 2018.
    Fidèles à nos idéaux olympiques.Img_7609

    Ligue 1 : un samedi historique pour les supporters grenoblois

    386310_entrainement_gf38 A 24 heures de ce fameux retour en Ligue 1, sur le terrain, que nous attendions toutes et tous depuis longtemps, j'ai adressé aujourd'hui un sincère message d'encouragement à Mécha Bazdarevic et à ses joueurs qui démarreront le championnat à Sochaux demain soir.

    L'occasion aussi pour moi de dire combien l'annonce de l'arrivée prochaine de Pierre Wantiez, actuel directeur administratif du FC Sochaux et futur directeur général délégué du GF 38, est un signe fort de l'actionnaire principal du club dans la perspective de la pérennisation du football professionnel de haut niveau dans notre ville.

    Le savoir-faire, l'expertise, la connaissance des rouages du football français de Pierre Wantiez seront sans doute très précieux ces prochains mois.      

    Quand l'été grenoblois fait école du côté de "Valence Plage"

    Photovalenceplage

    Inaugurationvalenceplage2_2 Mon ami Alain Maurice, maire de Valence, m'a invité jeudi dernier à l'inauguration officielle de l'opération "Valence Plage". Ce très beau site de sable fin, installé au cœur du parc Jean-Perdrix de Valence-le-Haut, n'est pas sans rappeler les animations que nous avons mis en place à Grenoble, du côté du Parc Paul Mistral notamment.

    Ce que Alain Maurice n'a pas manqué de souligner, en citant également en exemple le site grenoblois de la Bifurk qui a largement inspiré "Valence Plage".

    Cette collaboration, cet échange de savoir-faire entre nos deux villes est essentiel à mes yeux. Comme j'ai eu l'occasion de le rappeler : "Il n'y a pas de destins différenciés pour Grenoble et Valence". Les axes de travail ne manquent pas entre nos deux villes, tant dans le domaine universitaire, où il convient de souligner l'importance de l'antenne valentinoise, que dans celui des transports, naturellement.

    Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme, rappelant pour sa part que la gare de Valence TGV ne sera plus qu'à 30 minutes de Grenoble dès 2013.