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    Nous sommes allés défendre l’avenir de nos CHU auprès de Roselyne Bachelot

    Dsc_40024  A la tête d’une délégation d’élus de l’Association des Maires de Grandes Villes, parmi lesquels Martine Aubry, maire de Lille, et Gérard Collomb, maire de Lyon, j’ai été reçu ce mardi à Paris par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.

    Cette rencontre a porté sur la gravité de la situation financière des CHU et le projet de loi " Santé, Patient, Territoires " que le gouvernement présentera à l’automne.

    Les communautés hospitalières de territoire, le rôle des élus dans la gouvernance hospitalière, le financement des CHU et CHR, la mise en œuvre de la carte hospitalière… Ces questions concernent tout particulièrement les maires de grandes villes. Lesquels doivent plus que jamais être associés aux réponses qui seront apportées par le gouvernement ces prochains mois.

    C’est le message que l’AMGVF, que je préside, a souhaité transmettre à Roselyne Bachelot cette semaine.

    Face à notre inquiétude légitime au regard du déficit cumulé des CHU qui s’élèvera à 450 millions d’euros en 2008, et qui pénalise leur capacité à se moderniser, la ministre s’est voulue rassurante sur les modes de financement des CHU et leur retour à l’équilibre.

    Les CHU sont prêts à relever les défis, j’en suis convaincu. Mais ils souhaitent un accompagnement volontariste de l’Etat.

    Sur la tarification à l’activité (T2A) à 100 %, qui s’est substituée à la dotation globale annuelle, la ministre a évoqué la possibilité pour les CHU d’adapter la T2A à la spécificité de leurs missions, par le biais d’un coefficient de précarité et de la prise en compte de la sévérité des pathologies.

    A propos du débat portant sur la territorialisation de la santé, Roselyne Bachelot nous a proposé d’amender l’avant-projet de loi avant de le présenter en conseil des ministres le 24 septembre. Ce dernier se fonde sur la création de communautés hospitalières de territoire auxquelles nous souhaitons être associés.

    L’occasion de rappeler une nouvelle fois très clairement à la ministre que les maires de grandes villes restent attachés à la gouvernance des CHR / CHU.

    A l’issue de notre entretien, Mme Bachelot a demandé aux maires-présidents de formuler des propositions.

    Une réunion de finalisation est prévue d’ici la fin juillet.

    Visite en Lituanie : mon carnet de route

    S5007603_2 Mes visites en Lituanie sont à chaque fois riches de sens, riches en émotions pour moi.

    Parce que la famille de mon épouse Marie y a ses racines.

    Parce que ce pays, petit par la taille, mais grand par son histoire et son courage, j’ai appris à le connaître et à l’aimer.

    Parce que depuis son indépendance en 1991, le chemin parcouru par la Lituanie est exemplaire.

    Questions énergétiques et développement durable

    De fait, les questions que nous avons évoquées à Vilnius la semaine dernière rejoignent celles que nous nous posons en France, en matière d’énergies et de développement durable notamment.

    S5007560_2 Avec M. Nauduzas, vice-ministre à l’Économie, ma rencontre a porté plus particulièrement sur la question de l’énergie nucléaire. La centrale Ignalina doit fermer à la demande de l’Union européenne au plus tard en décembre 2009. Des négociations sont en cours pour un nouveau programme avec Areva. Mais Américains et Canadiens n’ont pas dit leur dernier mot.

    La décision finale du gouvernement lituanien dépendra en grande partie des relations politiques avec les uns et les autres…

    Chacun de nos gestes comptera. C’est le message que je porterai à Paris en tant que secrétaire du groupe d’études énergies de l’Assemblée nationale.

    Avec Jean Sacreste, directeur de l’antenne lituanienne de Dalkia (spécialisée dans les services énergétiques), nous avons évoqué la nécessité pour la Lituanie d’optimiser l’organisation de ses ressources forestières et de mettre en place un plan d’amélioration de l’isolation des bâtiments. Ce dernier objectif est d’autant plus difficile à mettre en œuvre que les copropriétés ne sont pas du tout structurées à ce jour.

    Vilnius, capitale européenne de la culture 2009

    Toujours à Vilnius, à l’occasion du 10e anniversaire du Centre culturel français, nous avons assisté au vernissage de l’exposition " Stendhal, la révolte et les rêves " avec Eliane Baracetti , mon adjointe à la culture. Brice Frigau, conservateur du fonds Stendhal à Grenoble, donnait pour l’occasion une conférence dédiée à la résidence " napoléonienne " à Vilnius du Dauphinois Henri Beyle.

    Rappelons que Vilnius sera " capitale européenne de la culture " en 2009 et accueillera dans ce cadre un spectacle de Jean-Claude Gallotta.

    Nos liens étroits avec Kaunas

    Les liens qui nous unissent à la Lituanie sont forts. Nous nous devons de les cultiver, de les enrichir, comme nous l’avons fait aussi à Kaunas, ville jumelle depuis 1997.

    S5007715 Les projets communs ne manquent pas.

    Nous accueillerons ainsi à Grenoble cet été une quinzaine de jeunes de l’orphelinat, auxquels nous sommes allés rendre visite. Une opération portée par le comité de jumelage et l’association La Sauvegarde de l’enfance présidée par mon adjoint Jean-Michel Detroyat, présent à mes côtés à Kaunas.

    De même, nous étudions la possibilité pour de jeunes médecins lituaniens en formation d’intégrer un cursus à Grenoble. Jean Debeaupuis, directeur général du CHU, m’accompagnait à Kaunas dans cette perspective. Ensemble, nous avons rencontré le directeur de l’hôpital de Kaunas et le doyen de la faculté de médecine.

    S5007633Chacune de mes visites en Lituanie est aussi pour moi l’occasion d’honorer la mémoire de tous ceux qui ont souffert, qui sont tombés au Fort 9, près de Vilnius, victimes de discrimination politique à l’époque de l’occupation russe, ou raciale pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Un moment de recueillement partagé par toute notre délégation.

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    Fiers d’accueillir le congrès de la Fédération Française de Ski

    385167_federation_de_ski Pour commémorer le 40e anniversaire des Jeux de Grenoble, le Comité régional des neiges du Dauphiné s’était porté candidat, il y a deux ans, à l’organisation du congrès fédéral de la FFS.

    La flamme olympique brille encore, il est vrai, dans le cœur de tous les Grenoblois. C’est une certitude. Et les 30 000 personnes qui ont assisté le 6 février dernier à notre soirée anniversaire au Parc Paul Mistral ne me démentiront pas !

    Si l’avenir immédiat passe par " Val d’Isère 2009 ", nous souhaitons ardemment que la France puisse présenter une candidature aux Jeux d’hiver de 2018. Si telle était la décision du CNOSF, nous porterions une candidature grenobloise.

    Ce projet 2018 qui mobilise toutes les collectivités territoriales, permettrait de fédérer les énergies locales.

    En attendant de connaître les intentions du Comité national olympique et sportif, c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons accueilli pendant deux jours à Grenoble les travaux et l’assemblée générale de la Fédération Française de Ski, et son président Alain Méthiaz, auquel j’ai eu l’occasion de remettre vendredi soir la médaille d’Or de la Ville de Grenoble.

    Grenoble confirmé en Ligue 1 : un dénouement heureux dont je n’ai jamais douté

    376608_gf38 La bonne nouvelle, celle que j’attendais, que nous attendions tous, est tombée jeudi soir : la Direction nationale de contrôle de gestion du football français a validé définitivement la montée en Ligue 1 du GF 38.

    Les garanties financières exigées par la DNCG ont été apportées.

    Index Corporation, actionnaire principal du club, a tenu ses promesses. Ce n’est pas une surprise pour moi, car j’ai toujours été confiant.

    Ces dernières semaines, en contact quotidien avec les responsables d’Index, j’ai essayé de faire le pont entre la France et le Japon. Il s’agissait de faire comprendre aux uns et aux autres qu’il fallait accepter des cultures différentes. Il s’agissait aussi de faire admettre à nos amis japonais des règles de la DNCG qui pouvaient leur paraître un peu raides ou excessives.

    Index a toujours respecté ses engagements depuis trois ans. Sans eux, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

    Ce dénouement heureux est un vrai soulagement pour tous les supporters du GF 38.

    Et maintenant, place au sport !

    « Choisir pour la Gauche » : les dix propositions que nous présentons aux militants du Parti Socialiste

    Le Parti Socialiste est à l’heure des choix. Avec mon ami Alain Bergounioux, secrétaire national, nous avons pris l’initiative de la publication d’un texte d’orientation.

    Les signataires de ce texte, très attachés avec Dominique Strauss-Kahn à la modernisation du Parti Socialiste, à laquelle ils ont pleinement contribuée dans le cadre de Socialisme & Démocratie, estiment qu’ils doivent librement apporter aux militants des propositions sur des questions clés. Ils le font désormais en leur nom propre, dans une démarche de rassemblement.

    Notre soutien à Dominique Strauss-Kahn était fondé sur le souci de définir avec lui une véritable cohérence entre l’efficacité économique et la solidarité sociale, entre une vision moderne de la société et l’ambition de mettre en œuvre des politiques qui permettent une égalité réelle, entre l’attachement au dessein européen et à la rénovation des outils d’un Etat réorganisé.

    C’est cette cohérence que nous continuons à rechercher aujourd’hui et que nous ne retrouvons pas dans la démarche initiée autour des " reconstructeurs ". Nous avions clairement indiqué, au sein de Socialisme & Démocratie, depuis plusieurs semaines, que le dialogue devait être conduit de manière privilégiée avec Bertrand Delanoë pour ouvrir la voie à une motion majoritaire, authentiquement rénovatrice. Ceci nous amène à préciser les points sur lesquels nous voulons avancer, et enrichir sa contribution au débat.

    La déclaration de principes, à laquelle ont travaillé les signataires de ce texte, est une solide base de départ. Mais il faut évidemment aller plus loin dans la préparation de notre Congrès.Voici dix propositions que nous livrons à la discussion.

    1. NOTRE PLACE DANS LA MONDIALISATION

    . C’est le fait central du temps : un mouvement qui permet à de nouveaux acteurs de peser dans la marche du monde, mais qui, entraîné par une circulation des capitaux sans régulation efficace, porte des mutations douloureuses et de nouvelles inégalités. Pour y faire face, chacun veut accentuer l’effort d’éducation, de formation, de recherche et d’innovation. Mais soyons clairs : il faut aussi une profonde reconversion de notre appareil productif. Et, pour cela, moderniser radicalement le marché de l’emploi par la " flexi-sécurité " négociée, donnant des droits réels aux salariés dans les adaptations inévitables. L’hésitation devant ce choix a éloigné de nous une majorité des salariés du privé en 2007. L’immobilisme, c’est la voie du dépérissement lent ; et notre pays, avec ses atouts, ses entreprises et ses services publics, agirait mieux pour la régulation s’il avait retrouvé le dynamisme.

    2. L’EUROPE.

    La construction européenne connaît une crise grave. Il appartient aux responsables politiques socialistes européens qu’elle ne soit plus vécue comme une obligation subie mais qu’elle redevienne un choix progressiste. L’aide au développement, le rééquilibrage des échanges mondiaux, l’action pour la paix, le renforcement des droits humains, l’économie sociale et écologique de marché, c’est l’Europe ! Alors reconnaissons que l’Union ne se réduit pas à la France. Au lieu de cultiver notre singularité, travaillons à des convergences dans la gauche européenne. Après notre impasse collective sur le traité institutionnel et le " non " irlandais, engageons un travail concret sur une redéfinition des outils économiques et sociaux européens, proposons aux socialistes européens l’organisation d’un grand débat sur le sens et les finalités de l’Union, réfléchissons aux conditions d’une avant garde de pays européens décidés à aller plus loin dans l’intégration.

    3. L’EGALITE REELLE DES CHANCES

    . La défense de l’égalité de principe a marqué le discours socialiste. Souvent nous nous sommes bornés à compenser les inégalités déjà creusées. C’est une raison des impasses actuelles (aggravées par les politiques de droite) en matière de logement, d’éducation, de discriminations. C’est à la source, dans les qualifications et la formation des revenus, dans l’entreprise, dans l’école, qu’il faut s’attaquer aux inégalités de départ. Répartissons services publics et ressources de façon à construire une égalité réelle des chances, par une révision profonde de nos politiques sociales et fiscales. Ce faisant, on éliminera la préférence bien française de la rente sur l’esprit d’entreprise.

    4. LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION

    nous impose deux réalités majeures. Sur les retraites d’abord : nous voyons les effets très inégalitaires des règles actuelles de la répartition – qui à terme menacent son existence. Dans un monde aussi divers, il n’est plus possible d’avoir un âge fixe pour la retraite. Il faut, selon la pénibilité du travail et l’expérience, des départs modulés d’après les parcours d’emplois. Ensuite la dépendance : l’engagement solidaire de tous, y compris sur le patrimoine, doit être un choix assumé de la gauche à ce sujet. Dans la protection sociale il ne peut y avoir de droit sans devoir.

    5. LA PRESERVATION DE LA PLANETE

    . Notre déclaration de principes exprime cette exigence, et dit les conditions pour le progrès futur de la science. Cette voie tracée nous force à changer de pensée sur les ressources énergétiques, les déplacements, l’encadrement de l’économie de marché. La gauche, encore marquée par des réflexes anciens, doit construire sa cohérence en posant ensemble les défis économiques, sociaux et écologiques.

    6. L’ENTREPRISE.

    Face aux défis posés par la mondialisation, l’entreprise constitue un des lieux principaux d’innovation et de création de richesses. Pour nous, elle doit s’engager davantage dans des politiques de développement durable. Nous devons définir une politique ambitieuse pour l’entreprise, à la fois pour améliorer la compétitivité de notre économie et favoriser la mise en place d’une réelle démocratie sociale.

    7. LA PLACE ET LE ROLE DE L’ETAT.

    Face aux attaques constantes de la droite, évitons le simple réflexe de conservation. Comme nos élus de terrain, abordons l’avenir du service public par l’innovation, non par le statu quo. Choisissons l’adaptation résolue de l’Etat, de ses moyens, de ses méthodes dans une société changeante. Cela passe par la négociation avec les partenaires de la fonction publique sur la mobilité et la polyvalence dans le statut, la rémunération adaptée aux conditions d’emploi. La légitimité du service public, c’est la satisfaction équitable des besoins.

    8. LES FLUX MIGRATOIRES.

    Les socialistes ont à juste titre écarté la régularisation globale, impraticable en responsabilité. Mais le thème de l’immigration choisie reste flou : on ne peut pas piller les plus qualifiés dans les pays pauvres. Le " cas par cas " préconisé à la dernière présidentielle est incompris des peuples du Nord comme du Sud. En traitant avec justice ceux qui sont déjà sur notre sol, il faut engager une politique claire d’admission fixée en partenariat selon les besoins économiques européens et les choix de développement des pays d’émigration.

    9. LES INSTITUTIONS

    . Notre discours fluctue. Nous appelons à renforcer le Parlement et ses pouvoirs, mais comment nier le poids politique de la fonction présidentielle qui est la préférence massive des Français (et aussi notre héritage !). Précisons de façon cohérente les prérogatives essentielles du Parlement, les principes durables de la décentralisation et de la péréquation locale, la limitation réelle du cumul des mandats, la démocratie sociale que les syndicats ont su faire progresser.

    10. L’AVENIR DE LA GAUCHE

    . L’urgence est de redynamiser un parti de militants et non de supporters ; un parti " intellectuel collectif ", au travail avec un leadership entreprenant. Un parti qui écoute et comprenne la société pour proposer son nouveau pacte social et politique, et qui dans cette optique devra réfléchir au dialogue avec ses électeurs pour le choix de son candidat à l’élection majeure. Ce parti renforcé, c’est notre outil pour l’alternance ; c’est une voie plus sûre vers le succès collectif de la gauche que les assemblages artificiels d’organisations juxtaposant leurs incertitudes.

    Ces propositions, versées au débat, ne visent pas l’unanimité mais elles s’adressent d’abord à celles et ceux qui veulent proposer aux adhérents la création d’une majorité claire autour d’un réformisme revendiqué et d’une direction forte. Le PS ne se reconstruira pas dans l’ambiguïté et la confusion mais dans des choix et des responsabilités assumées. Nous prenons aujourd’hui les nôtres.

    Les premiers signataires de ce texte : Patricia Adam (Députée du Finistère), Alain Bergounioux (Secrétaire national du PS), Pierre Bourguignon (Député de Seine-Maritime), Daniel Delaveau (Maire de Rennes), Marc Deluzet, Michel Destot (Maire de Grenoble, Député de l'Isère), Claude Evin (ancien ministre), Charles Josselin (ancien ministre), Dominique Lefebvre (maire de Cergy), Dominique de Nayves, Alain Richard (ancien ministre), Bernard Soulage (1er vice-président de la Région Rhône-Alpes), Catherine Tasca (Sénatrice des Yvelines).

    Nous n’avons pas oublié Patrick Berhault

    381399_film_berhault Patrick Berhault était incontestablement le plus grand alpiniste de sa génération. Je le connaissais. J’appréciais sa simplicité, son humilité, sa discrétion mais aussi l’incroyable puissance qu’il générait.

    Je me souviens de son sourire, de son intelligence de cœur, de sa faculté à aller vers les autres.

    Au-delà de son implication dans la création de la Maison de la montagne de Grenoble, de son rôle d’ambassadeur de la ville, c’est ce Patrick-là que nous avions tous envie de saluer lors de la présentation en avant-première du film de Gilles Chappaz au Musée de Grenoble.

    Un Berhault grimpeur, alpiniste, guide, chorégraphe…

    Un Berhault humaniste que le film de Chappaz raconte bien et que ses amis Edlinger et Magnin ont évoqué l’autre soir avec émotion, avec beaucoup d’intensité.

    Patrick disait aimer les " belles trajectoires ". Ces quelques mots résument aussi sa vie.

    A sa façon de nous rapprocher des autres, de nous approcher de la montagne, Berhault nous élevait, nous faisait grandir…

    Son talent, son aisance, son intelligence nous manquent cruellement.

    Montréal à l’heure du développement durable

    Invité d’honneur du 1er Forum québécois de la mobilité durable les 12 et 13 juin, j’ai mis à profit ce voyage à Montréal pour mesurer combien les préoccupations concernant le développement durable étaient bien partagées des deux côtés de l’Atlantique.

    Nos amis québécois attendent beaucoup de nous, Européens et notamment Français, qui avons pris un peu d’avance dans le développement des transports urbains.

    Au moment où la ville de Montréal a décidé de construire sa première ligne de tramway, ils savent que Grenoble a été pionnière en la matière avec une première ligne construite il y a 20 ans.

    Cette rencontre fut l’occasion d’évoquer tous les problèmes liés à la politique des déplacements : les nécessaires et hypothétiques ressources, la mobilisation de la population, la gouvernance locale, autant de sujets qui ne recouvrent pas toujours les mêmes réalités dans nos pays respectifs.

    La place quasi sacrée de la voiture en Amérique du Nord, la faible densité de population, l’étalement urbain… n’ont pas été jusqu’à présent les meilleurs atouts pour affronter le défi climatique et le renchérissement du coût du pétrole.

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    Gérald Tremblay est maire de Montréal, deuxième ville francophone du monde. Il m’a reçu dans son Hôtel de Ville. La rencontre s’est révélée particulièrement intéressante.

    Ce fut l’occasion de revenir sur sa politique au profit des transports collectifs et d’entendre son engagement personnel pour le développement économique de sa ville dans la compétition internationale.

    A travers une terminologie propre (grappes de compétition, de rayonnement, de pointe et de production), on retrouve notre concept français de pôles de compétitivité.

    Dialogue passionnant, en tête à tête, de près de deux heures, qui s’est terminé sur le " balcon du général de Gaulle ", d’où le président français avait lancé sa fameuse phrase sur le " Québec libre " !

    Mais Montréal est aussi la ville de mon ami Jocelyn que j’ai eu grand plaisir à retrouver (une amitié de 30 ans !) avec sa femme Ginette. Une complicité qui n’a pas pris une ride !

    Un message de paix pour la déléguée générale de la Palestine en France

    382938_madame_hind_khoury J’ai reçu lundi dernier à Grenoble la visite de Mme Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, quelques jours après avoir accueilli Peleg Lewi, conseiller à l’ambassade d’Israël à Paris, dans le cadre du 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël.

    Grenoble a toujours souhaité le rapprochement des deux communautés. Aux représentants du peuple d’Israël et de Palestine, nous adressons un même message de paix.

    Mais c’est un langage de vérité que nous continuerons à tenir.

    L’acceptation de l’existence et de la sécurité d’Israël est la première des conditions de la paix. J’ai tenu à le rappeler à Mme Hind Khoury. Comme j’ai insisté aussi sur la solidarité que nous entendons témoigner au peuple palestinien. Une solidarité qui s’exprime notamment dans notre politique de coopération décentralisée avec le district de Bethléem.

    La déléguée générale de la Palestine a été très sensible à la qualité de notre accueil, du dialogue que nous avons engagé à Grenoble, avec des élus d’horizons politiques très divers.

    Mme Hind Khoury nous a également dit l’espoir que son peuple plaçait dans la présidence française de l’Union européenne, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine.

    Même si, pour elle, la paix n’est pas seulement l’affaire des États, mais aussi celle des populations.

    En ce sens, chaque geste que nous pouvons faire (accueil d’étudiants, rencontres artistiques, coopération…) marque une petite avancée vers la paix. J’en suis convaincu.

    Ci dessous, photographie de la délégation grenobloise associant l'ensemble des groupes du Conseil municipal et des représentants associatifs qui a reçu avec moi Mme Hind Khoury

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    Miser sur l'innovation pour assurer nos politiques de solidarité de demain

    382827_grain_petale J’ai inauguré lundi les nouveaux locaux de l’incubateur d’entreprises Grain (Grenoble Alpes Incubation) et de la pépinière Pétale (Pépinière technologique alpine d’entreprises) dans la petite halle du site Bouchayer Viallet.

    Au cœur de ce quartier en train de renaître, à propos duquel Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, parlait d’une " très belle aventure économique et culturelle ".

    L’occasion pour moi d’insister sur l’impérieuse nécessité de continuer à investir en amont, de miser sur l’innovation, créatrice de richesses, facteur de croissance, garante de nos politiques de solidarité de demain.

    Depuis sa création en 1999, 137 projets ont été incubés par Grain, 74 sociétés ont été créées, générant 400 emplois.

    Entretien avec Laurent Wauquiez : parler de projets, de nos expériences locales plutôt que de collectionner les dispositifs

    Dsc_6317 A la tête d’une délégation de maires et d'élus de grandes villes, j’ai rencontré Laurent Wauquiez ce mardi à Paris. L’occasion pour moi de demander au secrétaire d’Etat en charge de l’Emploi que soit " privilégiée la notion de projet, de dynamique, plutôt que de dispositifs, afin de sortir de la cacophonie des acteurs et de l’illisibilité ".

    Je lui ai également demandé (et il s’y est engagé) de réaffirmer le rôle du binôme maire / préfet, et plus globalement, de solliciter l’ensemble des acteurs concernés par ces politiques publiques transversales.

    Laurent Wauquiez a pour sa part tenu à nous rassurer sur la pérennité des Projets Locaux d’Insertion par l’Emploi, structures d’appui du Grenelle de l’insertion, des Missions Locales et des Maisons de l’Emploi… sans pour autant pouvoir apporter de réponse satisfaisante à nos questions portant sur le financement des dispositifs en faveur de l’emploi, de l’insertion et du développement économique.

    L’association des Maires de grandes villes, que je préside, poursuivra le dialogue ces prochains mois avec le secrétaire d’Etat, afin de faire valoir les expériences que nous menons sur le terrain de l’emploi dans nos communes.