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    Premiers débats participatifs de la campagne des municipales

    Dbatsolidarit_2 Après une première rencontre à la Villeneuve jeudi dernier sur le thème de la solidarité, la Maison du Tourisme a accueilli lundi soir le deuxième des six débats participatifs (consacré au cadre de vie) auquel j'ai souhaité convier les Grenoblois. Près de 200 personnes ont assisté à chacun de ces deux temps d'échange. Des échanges marqués par une grande qualité d'écoute et de contenu.

    J’ai été très attentif à l'ensemble des interventions qu'elles expriment des interrogations, des déceptions de voir certains dossiers ne pas avancer assez rapidement, des suggestions d'inflexions à apporter à tel ou tel projet ou encore des propositions de nouvelles actions à mettre en œuvre.

    Dbatcadrevie_3  je le souhaitais, ces rencontres m'offrent donc une opportunité supplémentaire de faire le point avec les Grenoblois sur le chemin parcouru et d'entendre les attentes de chacun pour demain. A la Villeneuve puis lundi soir, à la Maison du Tourisme, chacun était en effet venu pour participer à la construction de l'avenir de notre ville. Je le dis avec fierté : je suis heureux de cet engagement des Grenoblois sur le terrain des idées et des projets, démarche qui traduit une passion vraie pour notre ville.

    Prochain rendez-vous : ce jeudi à la Maison des Associations (6 rue Berthe de Boissieux) à 19h30 pour le débat sur le thème " Ville d'innovation et politique de l'emploi".

    Bouchayer Viallet : une belle histoire

    351414_bouchayer_vialletParmi les objectifs que nous avions fixés au projet d'aménagement de Bouchayer Viallet figurait en bonne place la volonté de respecter le passé industriel et le caractère patrimonial de ce site sans pour autant renoncer à l'ambition de construire des logements (environ 350), des nouveaux équipements (salle de musique actuelle, crèche…) ou des locaux d'activité.

    La petite halle désormais rénovée illustre parfaitement l'esprit de ce projet d'aménagement de Bouchayer Viallet. Cette réhabilitation, réalisée par Urbiparc en lien avec la Caisse des Dépôts et Consignations, permet en effet de faire cohabiter un hôtel d'entreprises (inauguré lundi matin) et une salle d'escalade qui sera prochainement aménagée par Espace Vertical.

    Suivront, dans les prochains mois, les premiers immeubles de logement et un second immeuble de bureaux qui sera réalisé en façade de l'A480. Le calendrier de réalisation de la salle de musique actuelle est également parfaitement respecté avec la prochaine réunion du jury de désignation de l'architecte de cette opération.

    Arrivée de Dolce Vita à Salvador de Bahia, Brésil

    DolcevitaIntense émotion et grande joie familiale partagée des deux côtés de l’Atlantique, ce dimanche 25 Novembre, où nous avons pu suivre, Marie et moi, en direct par téléphone, l’arrivée de notre fils Vincent , son épouse Patricia et leurs deux enfants Bia et Léo, à Salvador de Bahia, au terme d’une traversée de l’Atlantique à la voile. Partis le 7 novembre des îles de Cap Vert, ils auront donc mis 19 jours pour rallier le Brésil. Les amis et la famille brésilienne leur avaient réservé un accueil fabuleux : lorsque Dolce Vita est entré dans la Baie de Tous les Saints, en vue du phare de Barra, c’est une flottille de voiliers et bateaux amis qui les a accompagnés, avec fusées et feux d’artifice, jusqu'au port de Salvador où les attendaient les banderoles d’accueil, le champagne et la fête.

    Toute cette joie est d’autant plus intense qu’elle s’accompagne d’un grand soulagement, après de longues journées où nos pensées étaient tendues vers ce petit point au milieu de l’océan, dans l’attente des rares communications par téléphone satellitaire, qui nous donnaient leur position, la météo, l’orientation des vents et le moral à bord.

    Bravo à l’équipage qui aura su mener à bien avec endurance et maîtrise cette première grande étape initiatique, dans le tour du monde à la voile qu’ils ont entrepris.

    Premier anniversaire du Plateau

    A39_2Il y a un an, lors de l'inauguration du Plateau, nous savions que le plus facile (la construction d’un nouveau bâtiment) était dernière nous et que le plus difficile débutait : faire vivre ce bâtiment, veiller à ce que les jeunes de Mistral mais aussi des Eaux-Claires se l’approprient.

    Un an après, craintes et interrogations sont totalement effacées. Ce ne sont pas moins de 20 activités différentes qui sont proposées chaque semaine. Tous les publics sont concernés et tous les publics répondent présents. Comme je l’espérais, il y a an, les habitants se sont véritablement appropriés ce lieu en l’emplissant de leurs cris, de leurs joies et de leurs encouragements. Je m'en réjouis d’autant plus qu'ils sont même allés au-delà, en amenant leurs projets au Plateau et en créant d'importants liens de solidarité et de réels moments de convivialité.

    La réussite de l’ouverture de ce bâtiment s’explique évidemment par la qualité du travail réalisé par l'équipe d'animation du Plateau. Une équipe qui avait parfaitement anticipé le déménagement de l'ancienne Maison pour Tous : chaque étape avait fait l’objet d’échanges approfondis, l’aménagement de chaque espace avait été longuement réfléchi, chaque nouvelle activité anticipée.

    Une réussite qui se traduit également par le renforcement des liaisons entre le quartier Mistral et le quartier des Eaux-Claires. Avec le nouveau collège des Eaux-Claires, le Plateau est en effet le symbole de notre volonté d'ouvrir ces deux quartiers et de favoriser les rencontres entre leurs habitants.

    Ce premier bilan est donc à mes yeux particulièrement encourageant. Il doit être, pour nous tous, une invitation à poursuivre la mise en œuvre du projet de renouvellement urbain et social du quartier Mistral.

    Développement durable et rocade nord

    A plusieurs reprises, j’ai été interrogé par le biais de commentaires déposés sur ce blog sur le projet de rocade nord. Les auteurs de certains de ces commentaires semblent considérer contradictoire mon engagement pour un développement réellement durable de l'agglomération grenobloise et l’accord de principe que j’ai donné à la réalisation du projet de rocade nord.

    En premier lieu, je veux rappeler que ce projet n’entre pas en opposition avec le développement des transports en commun. Il ne s’agit pas en effet de choisir entre rocade nord et développement des transports collectifs. Le Plan de Déplacements Urbains, tel qu’il a été adopté, prévoit bien la réalisation de la ligne E entre Grenoble et le Fontanil mais aussi la prolongation des lignes existantes vers Sassenage, Pont de Claix, Meylan ou vers le polygone scientifique. Des projets dont le financement est d’autant plus assuré que j’ai récemment obtenu que l’Etat décide de participer de nouveau à la réalisation des lignes de tram en France.

    Ensuite, je veux souligner qu’un des principaux objectifs de ce projet de rocade est de dévier les circulations de transit. C’est ainsi qu'une partie des véhicules qui empruntent aujourd’hui la rocade sud ou qui traversent Grenoble, ne le feront plus demain. Cette réalisation devrait donc contribuer à réduire les nuisances subies par les habitants de Gières, Saint-Martin d’Hères, Eybens, Echirolles et par les habitants des quartiers sud de Grenoble. Elle permettra également de mettre en œuvre un réaménagement, dans Grenoble, des quais et des berges de l’Isère.

    Enfin, j’ai la conviction sincère que la poursuite du développement des transports en commun et le projet de rocade auront un effet bénéfique sur le bilan carbone de l'agglomération. S'agissant des transports en commun, il apparaît en effet que leur fréquentation est désormais proportionnelle à l'augmentation de l'offre. Cela est évidemment particulièrement vrai à Grenoble depuis la mise en service de la 3ème ligne de tramway. Cette plus grande attractivité est également renforcée par l'augmentation du prix du pétrole qui a indiscutablement un effet vertueux. S'agissant de la rocade, la réduction des bouchons qu'elle permettra aura un effet bénéfique sur la fluidité du trafic donc sur la consommation des véhicules et au final, sur le bilan carbone de l'agglomération.

    Pour conclure, je veux assurer que je sais parfaitement que la rocade nord n’est pas LA solution miracle aux difficultés d’accès à l’agglomération grenobloise. Elle est pour autant une partie de cette solution et ses effets seront bénéfiques, y compris en terme de production de CO2, à la condition, au respect de laquelle je veillerai, que l’ensemble des projets du PDU soient tous mis en œuvre !

    Paroles d'Elus : Une France innovante

    France_innovante_6 Le 90ème congrès des Maires de France s'est tenu cette semaine à Paris. L'occasion pour moi, en tant que Président de l'AMGVF, de faire valoir les principales difficultés auxquelles les grandes villes, comme Grenoble, sont confrontées. L'occasion également de rappeler, une nouvelle fois, le potentiel de développement offert par les grandes villes et agglomérations.

    L'occasion enfin d'échanger analyses et expériences avec de très nombreux collègues. J'ai plus précisément assisté à la présentation officielle de la 3ème édition d'un ouvrage ''Paroles d'élus'' réalisé par l'ensemble des associations de collectivités (villes, départements, régions) en partenariat avec France Télécom.

    Un ouvrage qui vise à faciliter la mutualisation des bonnes pratiques notamment dans le domaine de la mise à disposition à nos concitoyens des technologies modernes d'information et de communication. Avec Peuplade, avec le développement des procédures de dématérialisation des services et des actes administratifs, avec Innovadom, avec les forums de débat sur le site de la Ville, Grenoble est comme souvent en avance. Une avance qui s'était traduite, l'an dernier, par l'attribution du label 4@ des villes Internet.

    Une ambition renouvelée pour la Villeneuve et le Village Olympique

    L'appel lancé par des associations et habitants de la Villeneuve intitulé "Halte à la violence" rejoint profondément la conception que je défends de l'avenir de ces quartiers.

    A la suite de la fusillade mortelle de la place des Géant, le 31 octobre dernier, j'ai préféré ne pas réagir publiquement "à chaud" pour ne pas transformer ce qui est d'abord un drame humain en polémique médiatique ou politique. Il y a le temps du respect de la douleur des familles et des proches. Il y a le temps du choc pour les habitants du quartier, pour les professionnels et les citoyens qui s'investissent fortement. Il y a le temps médiatique du fait divers, puis du décryptage, parfois de l'analyse, même si la recherche du sensationnel prime trop souvent.

    Ma responsabilité est d'être aux côtés des habitants au quotidien, dans un rapport qui fait primer l'intérêt général sur l'émotion. Se réfugier dans la polémique, dans le réflexe de l’accusation, c’est créer ou entretenir une culture du renoncement et de la résignation, c’est au final accepter que certains quartiers ne puissent bénéficier d’une prise en charge globale de leurs problèmes. Car, enfin !, comment ne pas juger sévèrement ces responsables publics, de tous bords, qui se satisfont de la critique de l’Etat, ou du rôle des familles, ou de l’éducation nationale, ou de telle ou telle collectivité locale ? Au final, tout cela ne doit pas nous faire perdre l’essentiel : la confiance que nous devons avoir dans l’avenir de ces quartiers, dans le futur de leurs habitants. Cette confiance ne peut durer que par une action commune de tous les acteurs.

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    Disparition d'Alain Chaplais

    Achaplais_3 Alain nous a quittés. Comme il a vécu. Avec courage. Jusqu'au bout.

    Jusqu'au bout, il a fait face à la maladie avec une énergie et une dignité qui resteront pour tous un exemple hors du commun.

    Jusqu'au bout, il est resté un époux, un père, un grand père, un élu, un militant, un ami.

    Député de la circonscription, j'ai pu mesurer la qualité et la permanence des relations qu'il entretenait avec ses administrés. Sa grande disponibilité et sa faculté d'écoute était reconnues de tous. Maire puis conseiller général puis président du SDIS, c'est la noblesse de l'élu local qui s'exprimait au service d'un engagement collectif avec un profond sens de l'intérêt général. Ecouter, servir, aider, accompagner : ses qualités humaines nous manqueront désormais.

    Elles manqueront à ses concitoyens, elles manqueront plus particulièrement à tous ceux qui sont les plus fragiles dans notre société. Car l'élu n'effaçait jamais le militant, qui croyait à ses valeurs, à ses convictions.

    Comment cacher ma peine, ma tristesse et mon émotion ? A présent, les souvenirs se bousculent. Ils resteront longtemps en moi, comme autant de moments simples, généreux, souvent heureux, quelques fois graves, toujours partagés. Alain aimait parler, aimait dire. Il n'aimait pas cacher ses sentiments. Cela le rendait peut-être un peu moins diplomate aux yeux de certains. Mais pour moi, sa sincérité et sa simplicité le rendaient au contraire très attachant.

    Alain s'est battu jusqu'au bout. Deux jours avant son départ, en présence de Roselyne, sa femme, j'ai entendu du bout de ses lèvres, des paroles d'amitié, des paroles de confiance, des paroles exprimées dans la douleur et avec l'énergie de la fin du parcours. Du parcours d'un battant.

    Lancement de la campagne des élections municipales

    Dsc01455_2 Vendredi soir s'est tenu dans les Casemates de la Bastille le véritable lancement de la campagne municipale pour Grenoble. Plus de 500 personnes ont assisté à cette soirée festive et conviviale.

    J'ai dévoilé à cette occasion un film de campagne, consacré aux 13 dernières années de l'histoire de Grenoble. Vous pouvez retrouver ce film sur la page d'accueil du site www.grenoble2008.fr

    Depuis ma désignation comme tête de liste, j'ai annoncé mon intention de mener une campagne de rassemblement autour d'un projet ambitieux pour notre ville, que je veux élaborer dans les prochaines semaines avec tous les Grenoblois qui le souhaitent.

    M_destotbastille161141 C'est cette démarche de large rassemblement, à la fois participative et exigeante, qui a débuté vendredi soir, dans la convivialité et l'enthousiasme !

    C'est cette démarche qui se poursuit, dès ce jeudi, par le premier débat participatif organisé, salle 150 à la Villeneuve, sur le thème ''Grenoble, ville de solidarités et politique du logement''.

    13 sportifs de haut niveau pour parrainer le service de rhumatologie du CHU de Grenoble

    Hpitalsud En tant que Président du CA du CHU, j'étais jeudi soir à l'inauguration des 12 chambres de l'hôpital de jour de rhumatologie à l'hôpital sud. C'était un moment convivial et chaleureux, l'occasion de constater une nouvelle fois que le CHU de Grenoble est à la pointe de l'innovation pour améliorer le service public de la santé. De nombreux projets ont été menés de front et sont en train de donner jour à des réalisations qui participent à la modernisation de l'établissement et poussent le CHU vers l'excellence : l'Institut des Neurosciences, l'Hôpital couple-enfant, la réorganisation du site sud,…

    L'excellence au service du progrès médical, et des patients : je suis plus que jamais convaincu qu'il est nécessaire de rendre le monde médical plus humain, et que le patient doit se situer au cœur des préoccupations et des réformes engagées.

    C'est l'objectif des 12 chambres mises à disposition au sein de la Clinique de Rhumatologie, qui permettront d'améliorer considérablement la qualité de vie des patients, en proposant une alternative à l'hospitalisation à temps complet. Notre CHU est précurseur en la matière avec un programme d’éducation thérapeutique en matière de rhumatologie engagé dès 1992, qui se voit aujourd’hui renforcé. L’éducation thérapeutique tient une large place, permet d'améliorer la connaissance de la maladie. Le patient devient ainsi partenaire de l’équipe soignante et lui-même acteur de ses soins.

    15 millions de personnes en France sont touchées par des maladies chroniques, et 600 000 d’entres elles souffrent de rhumatismes inflammatoires, c'est dire l'enjeu de proposer une offre de soins adaptés !

    Cet hôpital de jour contribue à la réorganisation du site sud déjà engagée pour en faire un site pleinement dédié à l'appareil locomoteur et à la recherche sur " l’homme en mouvement ", qui renoue ainsi avec les principes qui avaient procédé à sa création lors des Jeux Olympiques de 1968.

    A l'heure où Grenoble s'apprête à être candidate pour de nouveaux Jeux, j'y vois évidemment un clin d'œil, renforcé hier soir par la présence de 13 sportifs de haut niveau, qui ont accepté de parrainer cet hôpital en donnant chacun leur nom à l'une des chambres (Jeannie Longo, Julien Loy, Cyril More, Laure Pequegnot, Bruno Saby, Philippe Collet, Isabelle Lafaye, René Jacquot, Lionel Comole, Bernard Thévenet, Vincent Clerc, Carole Montillet, Olivier Panis).

    Parce qu'ils se sentent tous concernés par la traumatologie du sport, l’orthopédie, la rhumatologie ou parce que certains ont été personnellement touchés par des problèmes de cet ordre, ces sportifs sont les meilleurs ambassadeurs de cette nouvelle structure, pionnière en son genre. Merci à eux.

    Rôle et devenir du mouvement mutualiste

    MutuellesJ'ai participé hier matin à la clôture du Congrès des Mutuelles de France. C'est avec plaisir que j'ai accueilli à cette occasion le Président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant et l'ensemble des représentants du monde mutualiste.

    Je tenais à saluer en effet leur engagement au service de la solidarité mais aussi l'esprit de responsabilité qui anime le monde mutualiste placé à l'articulation de deux impératifs qui peuvent paraître contradictoires : la performance sociale et l'efficacité économique.

    Alors que l'avenir de la solidarité est un des défis que notre pays doit relever, j'ai indiqué à l'ensemble des congressistes mon souhait de voir le monde syndical et le monde mutualiste, qui sont historiquement deux acteurs majeurs du progrès social, être plus directement associés aux réformes dont notre pays a besoin.

    Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale est actuellement débattu au Parlement, il me paraît important de reconnaître qu'il ne sera pas possible d'élaborer des solutions assurant l'avenir de notre système de protection sociale si le rôle du mouvement mutualiste n'est pas préalablement reconnu comme étant déterminant.

    Je trouve à cet égard plus que regrettable que le Gouvernement ne tienne pas compte de l'opposition des Mutuelles de France à l'instauration des franchises médicales. Franchises médicales dont j'ai par ailleurs bien du mal à comprendre si elles visent à combler le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale ou à financer la nouvelle branche consacrée à la prise en charge de la dépendance !

    Une soirée digne et émouvante

    PrixblumDimanche 11 novembre, à l'inititiave du CRIF Grenoble – Isère a eu lieu la 7ème édition du prix Louis Blum à l'auditorium du Musée. Ce fut l'occasion de rendre hommage à deux personnalités éminentes, proches de mes pensées : Simone Lagrange et Jean-Olivier Viout. Un moment historique les rassemble : le procès de Klaus Barbie.

    Ils étaient présents tous les deux le 4 juillet 1987 à Lyon lorsque la première condamnation pour crime contre l'humanité a été prononcée dans notre pays. Mais ils avaient deux rôles très différents au cours de ce procès.

    Simone Lagrange était victime; elle a été arrêtée et déportée à Auschwitz à l'âge de 13 ans; elle a vu sa mère partir pour les chambres à gaz, son père se faire abattre par balle à bout portant. Elle était donc là pour témoigner, raconter. Son livre poignant "Coupable d'être née" paru en 1997 rassemble ces récits atroces.

    Jean-Olivier Viout avait en charge l'accusation aux côtés du Procureur Truche. Il a recueilli l'ensemble des témoignages et s'est investi totalement dans ce procès pour que justice soit faite.

    La salle comble n'a pas retenu son émotion lors de la prise de parole de Simone Lagrange. Cette femme admirable a décrit pourquoi il est, aujourd'hui, si important pour elle de transmettre, d'expliquer aux jeunes générations cette page d'histoire. Il ne s'agit pas de ressasser un passé dont nous serions prisonniers. Il s'agit encore moins de nourrir des sentiments de haine. Il est simplement question de justice, pour hier, aujourd'hui et demain.

    Dans le combat pour la mémoire, dans le combat pour la justice, les membres de la société civile, toutes les consciences morales, ont un rôle essentiel à tenir aux côtés des pouvoirs publics.

    C'est pourquoi, au nom de notre Ville, ce fut un honneur pour moi de dire toute notre estime et notre reconnaissance à Madame Lagrange et à Monsieur Viout.

    Téléchargement prix_louis_blum_11_nov_20071.doc

    21èmes rencontres nationales du transport public : un bilan très positif en faveur de la mobilité durable

    Dscf1277Les 21èmes rencontres nationales du transport public organisées la semaine dernière par le GART et l'UTP se sont achevées sur un bilan très positif et prometteur pour l’avenir du transport collectif et les modes de déplacements alternatifs à l’automobile. L'augmentation de 20% de la participation des professionnels à ces rencontres témoigne en effet de la mobilisation des élus, des opérateurs et des industriels dans un secteur en plein essor.

    La demande sociétale de mobilité durable se confirme, elle aussi, comme le montre l'évolution de la fréquentation des réseaux de transport qui croît d’année en année. Pour la première fois, des modifications profondes de comportements sont même constatées qui vont jusqu’à faire baisser, dans les grandes agglomérations, la part de la voiture dans les déplacements.

    Dscf1335Devant les 650 congressistes présents, j'ai rappelé que les mesures annoncées lors du Grenelle de l'Environnement devaient désormais être rapidement accompagnées des financements nécessaires. J'ai également obtenu, à l'occasion de la venue de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transport, que soit engagée l’extension des compétences des autorités organisatrices leur permettant d'assurer réellement la mise en œuvre des plans de déplacements urbains.

    Les deux principales propositions que j'avais transmis, au nom du GART, sont donc désormais reprises et intégrées au plan d'action du Grenelle de l'Environnement. Je veillerai évidemment à leur mise en œuvre dans la seconde phase des travaux du Grenelle de l’Environnement auquel le GART et l'AMGVF restent associés.

    Réalisation de 2 bâtiments à hautes performances énergétiques par GEG

    Geg Dans le cadre de la restructuration de son site du polygone, Gaz Electricité de Grenoble réalise actuellement deux bâtiments très économes en énergie. Le premier abritera des ateliers et le second des bureaux, le pôle social et le restaurant d’entreprise. Je me suis rendu aujourd’hui sur le site afin de les visiter.

    GEG a choisi d’intégrer pour les deux nouveaux bâtiments toutes les dimensions du développement durable. Grâce à cette exigence de haute qualité énergétique, ces deux constructions obtiendront un bilan énergétique positif.

    L’utilisation de 1 200 m² de panneaux solaires photovoltaïques et la mise en place d’une isolation naturelle entre l’extérieur et l’intérieur contribueront fortement à cette volonté. Je me réjouis que GEG montre l’exemple, au moment où, dans le cadre des propositions du Grenelle de l’Environnement, obligation sera faite aux promoteurs immobiliers de respecter les critères de la haute qualité environnementale.

    Pose de la 1ère pierre du 74, rue Abbé Grégoire

    Dsc01309_3 J’ai participé hier à la pose de la 1ère pierre d’un immeuble de 16 logements locatifs sociaux répartis en trois petits immeubles ouverts sur espace vert intérieur dont l'usage sera propre aux résidents.

    Une fois de plus, et surtout parce que la Ville de Grenoble a la volonté de prendre en compte les préoccupations environnementales dans les nouvelles constructions, cet immeuble respectera les normes Qualitel. Les consommations énergétiques seront donc réduites grâce à une chaufferie collective gaz et des capteurs solaires qui assureront la production d’eau chaude. La toiture terrasse sera par ailleurs végétalisée ce qui assurera une protection thermique et d'étanchéité. Un beau projet, réalisé par Grenoble Habitat, qui devrait être inauguré à la fin septembre 2008.

    De nouvelles opportunités de financement

    Très développés dans les pays du Nord de l’Europe et en Angleterre, les Partenariats Publics Privés intéressent de plus en plus les collectivités locales françaises. Un intérêt principalement suscité par des motivations budgétaires : les besoins en équipements publics et en services publics locaux ne cessent de croître alors même que les budgets des collectivités locales se trouvent de plus en plus contraints.

    Les collectivités recherchent donc de nouvelles sources de financement permettant d’accompagner leur développement et de ne pas renoncer à leurs projets. Les PPP qui portent à la fois sur le financement, la construction, la maintenance et l’exploitation d’un ouvrage ou d’une infrastructure peuvent alors apparaître comme des outils attractifs.

    Avant de s’engager dans de tels partenariats, il importe cependant d’en préciser les conditions de mise en œuvre et le régime juridique. J’ai récemment participé, en tant que Président du Gart et de l’AMGVF, à une journée d’étude consacrée à ces PPP et dont l’objectif était précisément de dresser un état des lieux des avantages et des inconvénients des différents montages financiers et juridiques qui sont proposés aux collectivités dans la mise en œuvre de leurs projets.

    Sur le plan financier, et pour ne prendre que le domaine des transports, les PPP sont clairement une des principales réponses à la crise du financement des transports publics (construction de lignes mais aussi achat et renouvellement du matériel roulant) à laquelle nous devons répondre pour offrir une réelle alternative aux déplacements en voiture.

    Sur le plan de la sécurité juridique – qui doit être le critère décisif - les contrats de partenariat posent encore par contre de nombreuses questions, non résolues à ce jour. Il est aujourd’hui de la responsabilité de l’Etat d’apporter les clarifications nécessaires sur le régime des PPP et la protection des collectivités afin que cette source nouvelle de financements puisse être réellement utilisée dans le développement de nos villes et agglomérations.

    Les grandes villes fragilisées

    A l’issue des débats, en première lecture du projet de loi de finances pour 2008 et de son article 12 (instaurant un contrat de stabilité dans les relations entre l’Etat et les collectivités locales), je constate avec inquiétude que la situation financière des grandes villes se trouve fragilisée.

    Le Parlement a en effet décidé d’abandonner le pacte de croissance qui permettait, depuis plusieurs années, d’indexer les concours financiers de l’Etat sur les fruits de la croissance. Les dotations de l’Etat étaient alors basées sur le taux d’inflation prévisionnel majoré d’une fraction du taux de croissance. Passant d’un pacte de croissance à un pacte de stabilité, seul le taux d’inflation serait alors pris en compte.

    En décidant que les collectivités locales ne pourraient plus bénéficier des fruits de la croissance (ou en d’autres termes, que l’Etat ne les partagerait plus !), le Gouvernement et la majorité parlementaire semblent oublier que les collectivités locales, par les politiques qu’elles mettent en œuvre, sont aussi des acteurs de la croissance et du développement économique.

    Ce dispositif, s’il devait être confirmé lors de l’adoption définitive du projet de loi de finances se traduirait par une baisse importante de la dotation de compensation de la taxe professionnelle (DTCP). A Grenoble, nous devons ainsi anticiper une baisse de 6,58% de la DTCP par habitant.

    Lors d’un prochain bureau de l’AMGVF, je proposerai donc de demander la saisine du Comité des Finances Locales et de la conférence nationale des exécutifs récemment installée par le Premier ministre afin que l’impact d’une telle évolution des ressources des collectivités soit clairement mesuré. Il n’est pas acceptable en effet que la volonté de réduction du déficit de l’Etat se traduise par une réduction des dotations aux collectivités sauf à les conduire à renoncer à des politiques locales utiles à nos concitoyens, à augmenter leur endettement ou les taux des impôts locaux.