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    Disparition de Pierre Messmer

    Messmer Voici le texte du communiqué adressé ce soir à la presse :

    J'ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Pierre Messmer.

    Résistant de la première heure, actif dans nombre de combats pour la Libération, Pierre Messmer incarnait le Gaullisme de l'action, celui de la guerre, de la décolonisation et de l'engagement politique. Premier Ministre, Homme d'Etat majeur de la vie politique de l'après - guerre, cet homme aux convictions politiques tranchées, dont la détermination n'était égalée que par la franchise, faisait partie des plus fidèles gardiens de la mémoire Gaulliste, ardeur défenseur des valeurs héritées de la Résistance et du devoir de mémoire.

    Compagnon de la Libération, il était devenu Chancelier de l'Ordre de la Libération après la disparition du Général de Boissieu et c'est à ce titre qu'il était venu à Grenoble l'an passé. Nous espérions sa présence à Grenoble le 6 septembre prochain, à l'occasion des commémorations de la Libération de la Ville et de l'hommage au Général Le Ray.

    Pierre Messmer était un homme de combat et de fidélité. En mon nom personnel et nom de la Ville de Grenoble, je m'incline devant sa mémoire et présente à ses proches,  l'expression de mes sincères condoléances et de ma sympathie attristée.

    L'attrait du large

    000025 000007 Mon fils Vincent a décidé de faire le Tour du monde à la voile avec sa famille: sa femme Patricia et leurs enfants Béa et Léo (tout juste âgé de 2 ans).

    Admiratifs devant cet engagement, un peu envieux aussi peut être, nous avons assisté avec ma femme Marie à leurs derniers préparatifs à Port St Louis prés de Marseille.
    La "Dolce Vita", beau profilé en aluminium de 14 mètres de long, sera donc leur maison flottante durant 2 années. Premières escales : Minorque, Barcelone, Valence, les Canaries, le Cap Vert puis Salvador de Bahia, terre natale de Patricia et Béa.
    Bon vent!

    Disparition de Raymond Barre

    Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse suite à la disparition de Raymond Barre :

    J’ai appris ce jour avec tristesse la disparition de Raymond Barre.

    Je m’incline devant la mémoire de celui qui fut un véritable homme d’Etat, proche d’un Mendès-France dans la rigueur intellectuelle et l’intransigeance sur sa conception de l’intérêt général. Loin des partis et des comportements politiques guidés par la seule ambition, Raymond Barre reste aujourd’hui un exemple de valeur morale en politique.

    Je veux remercier aujourd’hui le Maire de Lyon qu’il a été entre 1995 et 2001, auquel nombre des succès actuels de Grenoble doivent beaucoup. Elus tous deux en 1995, nous avions l’un et l’autre à cœur de mettre un terme définitif à la tradition de rivalité qui empêchait nos deux villes de se développer mieux, en misant sur la complémentarité plutôt que sur la compétition. C’est ainsi que j’avais tenu à ce que ma première rencontre officielle en tant que Maire de Grenoble fût avec Raymond Barre.

    Ensemble, nous avons relancé le réseau des grandes villes de Rhône-Alpes ; permis la création d’agences régionales de développement économique à Lyon, sur les Biotechnologies, et à Grenoble, sur le numérique ; milité auprès du gouvernement pour l’amélioration de la desserte de nos villes, notamment sur le plan aérien (développement de Saint Exupéry) et ferroviaire (Lyon-Turin) ; initié des coopérations économiques, universitaires ou culturelles. L’axe Lyon – Grenoble est depuis 1995 le moteur de toute notre région, et je veux rendre hommage à son rôle déterminant dans cette réussite commune.

    Enfin, je veux me souvenir de l’homme sensible, plein d’humour, amateur de gastronomie, extrêmement respectueux et attentif aux autres, tout en restant d’une parfaite franchise. Il fait partie des rencontres qui ont le plus marqué l’exercice de mes responsabilités.

    A sa famille, à ses proches, j’adresse en mon nom personnel et au nom de la Ville de Grenoble mes condoléances attristées et l’expression de ma sympathie la plus vive.

    Consultation publique sur les déplacements

    Ci-après le communiqué adressé ce jour à la presse :

    Le Président du Conseil Général de l'Isère a rendu public les résultats de la consultation publique sur les déplacements. Je tiens à remercier une nouvelle fois le Conseil Général de l'Isère pour son initiative qui répond à l'engagement électoral que nous avions pris avec Didier Migaud en 2001 de ne prendre aucune décision concernant la Rocade Nord sans consultation préalable des habitants.

    La participation hors norme de la consultation publique (169 000 réponses, soit plus d'un tiers des personnes consultées) valide de façon incontestable le caractère démocratique de cette démarche et ses résultats.

    Les résultats renforcent clairement les priorités politiques que j'ai toujours défendues:
    - La priorité absolue aux transports en commun qui nous avait conduit à réaliser la 3ème ligne de Tramway avant tout autre réalisation,
    - L'engagement pour la promotion des modes doux notamment piétons et cycles ainsi que le prolongement de la ligne B sur le polygone scientifique et la réalisation de la ligne E le Fontanil/ St Egrève/ Saint Martin le Vinoux / Grenoble,
    - La nécessité de réaliser le contournement routier afin de fluidifier le trafic.

    Ces résultats soulignent enfin la justesse des choix du Conseil Général de l'Isère dans le développement des lignes Bus Interurbain et l'engagement de la Région Rhône Alpes dans le développement des TER. Je veux en particulier saluer la réalisation du saut de mouton de Moirans tant attendue qui va nous permettre de mieux desservir l'entrée de l'agglomération la plus dense.

    Forts de ces résultats, qui confirment les axes du PDU voté par la Ville, la Métro et le SMTC, nous allons pouvoir mener à bien l'ensemble des grandes réalisations permettant ainsi d'améliorer de façon notable les déplacements sur l'agglomération et de renforcer ainsi notre politique en faveur du développement durable.

    Mes propositions pour le Grenelle de l'environnement

    Transports_3 Sollicité par Alain Juppé puis Jean-Louis Borloo, je participe depuis maintenant près de deux mois aux réunions préparatoires au Grenelle de l’Environnement qui doit se tenir à l’automne prochain et se traduire par la mise en œuvre de mesures concrètes pour préserver notre cadre de vie et limiter les émissions de gaz à effet de serre.

    Avant de transmettre à la rentrée des propositions sur l’habitat (au nom de l’Association des Maires des Grandes Villes de France) et l’énergie (en tant qu’expert), c’est au nom du Gart que j’ai remis au gouvernement des pistes de réflexion sur la thématique des transports.

    La priorité absolue est d'offrir des alternatives à la voiture individuelle et au transport de marchandises par la route.

    J’ai donc proposé quelques mesures simples et efficaces au Gouvernement :

    • la généralisation des plans de déplacements d'entreprise en étendant ce dispositif à l’échelle des parcs d’activités et des zones industrielles et artisanales,
    • la dématéralisation du chèque transport (participation des employeurs aux frais de déplacement domicile travail de leurs salariés) et son versement direct sur la fiche de paie du salarié,
    • la possibilité pour les collectivités de mettre en place des taxes spécifiques applicables au trafic de transit (notamment poids lourds) dans les aires urbaines et l’affectation de ces recettes à l’amélioration des réseaux de transports urbains,
    • la généralisation de l'Eurovignette à l'ensemble du réseau routier avec l'affectation d'une partie de son produit aux collectivités locales pour contribuer au financement des transports collectifs.

    Ces pistes de réflexion et de travail devraient demain permettre aux collectivités de dépasser le simple cadre de l’organisation des transports collectifs pour devenir de réelles autorités organisatrices de la mobilité durable avec des compétences élargies et des moyens d’intervention renforcés.

    Vidéosurveillance et sécurité dans les transports collectifs

    Rubon31 J'ai assisté il y a quelques jours en tant que représentant de l'association des Maires de France, de celle des Maires des Grandes Villes de France, et du GART, à la réunion convoquée par Madame Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, et consacrée au développement des capacités de vidéosurveillance, pour lutter conte le terrorisme.

    Le temps des fantasmes sur la vidéosurveillance est révolu. Elle n'est plus censée incarner le règne de Big Brother pour empiéter sur nos libertés. Nos concitoyens sont souvent rassurés par sa présence et je suis pour ma part opposé à une vision qui ne serait qu'idéologique du sujet. La vidéosurveillance est un moyen comme un autre de lutter contre l'insécurité à condition de ne jamais oublier qu'une présence humaine sera toujours plus efficace et plus rassurante pour nos concitoyens, notamment pour les usagers des transports collectifs.

    Cependant, le contexte a changé et nous devons aujourd'hui faire face à une situation beaucoup plus préoccupante que la délinquance : la menace terroriste, que nous ont rappelée les attentats déjoués en Grande Bretagne. De l'avis de tous les spécialistes, cette menace rend obsolète la plupart des systèmes actuellement installés. Dans ces conditions, doit-on faire comme nos voisins britanniques, qui ont disposés plus de 4 millions de caméras sur leur territoire et qui en envisagent 25 millions ? La réponse n'appartient pas aux seules collectivités locales organisatrices des transports. La mise en place des systèmes de vidéosurveillance dans les espaces consacrés aux transports collectifs coûtera de 3 à 5 milliards d'euros. L'exploitation et la surveillance de ces systèmes sera également d'un coût faramineux.

    Les collectivités locales ne pourront pas supporter toutes les dépenses induites par une mission qui revient en droit à l'Etat. La sécurité publique, la lutte contre le terrorisme ne gagneront rien à faire partie des nombreux transferts de charges opérés sans transferts de ressources par l'Etat au détriment les collectivités locales. La sécurité de nos concitoyens n'aurait rien à y gagner.

    C'est le message que j'ai voulu porter auprès du gouvernement pendant cette rencontre, non sans insister également sur le fait que la généralisation de la vidéosurveillance exigerait un renforcement des pouvoirs et des capacités d'interventions de la Commission Nationale Informatique en Libertés (CNIL), qui est garante du respect des libertés individuelles.

    Une session extraordinaire du Parlement au goût amer…

    Photo_hmicycle Ouverte le mardi 3 juillet, la session extraordinaire du Parlement s'est achevée jeudi dernier par l'adoption du texte relatif au dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs (voir blog précédent)

    Ce fût une session dense marquée par l'adoption de quatre lois importantes : sur la prévisibilité et la continuité des transports publics, sur les universités, sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat et enfin, sur la lutte contre la récidive.

    Des questions importantes qui avaient été annoncées par le candidat Nicolas Sarkozy mais dont je regrette qu’elles aient été traitées aussi rapidement et sans concertation suffisante. Ainsi du service garanti dans les transports où le Gouvernement a privilégié la voie législative au détriment du renforcement de la démocratie sociale et des négociations collectives pourtant en bonne voie pour améliorer les services offerts aux usagers.

    Ainsi également en ce qui concerne l’avenir de notre système universitaire et de recherche avec une loi qui est censée améliorer la gouvernance des universités mais qui ne dégage et n’assure aucun moyen financier supplémentaire. Une loi qui, par ailleurs, ne traite pas de la précarité des étudiants, des trop nombreux départs de doctorants à l’étranger, de la nécessaire réforme des premiers cycles ou de l’insuffisante lisibilité internationale de nos universités et centre de recherche.

    Ainsi aussi le projet de loi relatif à la lutte contre la récidive présenté par Rachida Dati. Il a en effet été élaboré sans qu’il soit préalablement débattu du bilan de la précédente législature en terme de prévention et de lutte contre la délinquance. Alors que, depuis 2002, pas moins de 7 lois ont été votées pour lutter contre la délinquance et que l’ordonnance sur la justice des mineurs a été révisée à quatre reprises, les statistiques sont formelles : la délinquance et notamment les violences aux personnes ont augmenté fortement dans cette même période. Ces mauvais résultats sont la conséquence directe de l’absence d’une politique d’ensemble et d’une priorité donnée à l’affichage médiatique, aux détriments des moyens sur le terrain. Depuis 2002, la circonscription de sécurité publique de Grenoble a en effet perdu 25% de ses effectifs ! La suppression de la police de proximité s’est par ailleurs traduite par une absence de la Police nationale des quartiers où elle serait pourtant particulièrement nécessaire. Malheureusement, le Gouvernement a refusé de tirer les conséquences de ce bilan et préféré ajouter de nouvelles dispositions législatives alors que les précédentes attendent toujours leurs décrets d’application !

    Dernier texte enfin et pas le moindre, celui consacré au travail, à l’emploi et au pouvoir d’achat. Une loi qui décide de l’expérimentation du revenu de solidarité active, véritable innovation sociale dont je souhaite sincèrement que les effets bénéfiques et positifs soient avérés. Une mesure destinée aux plus faibles chiffrée à seulement 25 millions d’euros, une mesure que j’espère et que je crois utile mais une mesure alibi dans une loi qui décide également de 13 milliards de déductions fiscales réservées aux plus riches et aux plus aisés. Un paquet fiscal que je juge totalement incompréhensible au regard de la situation financière et de l’endettement de notre pays.

    Cette session me laisse donc un goût d’inachevé et d’occasions manquées quant aux mesures fortes à mettre en œuvre pour notre pays et nos concitoyens.

    Le bonheur est dans Belledonne, Chartreuse et Vercors !

    La_grave La météo est venue contrarier mes projets d'ascension en haute montagne. Ce n'est pas la première fois ! La montagne est une école de patience, peu compatible avec des périodes de congés courtes et imposées par l'agenda parlementaire et municipal.

    En attendant donc de meilleures conditions, j'ai multiplié les randonnées autour de Grenoble, me permettant de redécouvrir avec beaucoup de plaisir la richesse des massifs de Chartreuse, Belledonne et Vercors.

    Le St Eynard, le Grand Som, la Dent de Crolles, L'Aulp du Seuil, La Grande Sure, le Charmant Som, le Granier, Lances Sud de Malissard, Chamechaude, La Pinéa ;

    Le Pic St Michel, Le Moucherotte, Le Grand Veymont ;

    Le Pas de la Coche, Le Lac de Crop, Le Grand Colon, La Croix de Belledonne ;

    La Pérouse en Matheysine et le Taillefer.

    Quelle chance nous avons de vivre à Grenoble !

    Une loi inutile

    Tramway Présent toute cette semaine à Paris pour l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public de transport, je regrette que le gouvernement ait renoncé à la voie contractuelle et au dialogue social pour prévenir les conflits.

    Plutôt que de chercher à concilier droit au transport des usagers et respect du droit de grève des salariés par la voie du dialogue, le Gouvernement a préféré céder aux représentants des transporteurs incapables d’encourager le dialogue social avec les syndicats et ainsi passer par une loi rigide qui ne résoudra pas les véritables problèmes qui se posent.

    Président du Gart, je sais en effet que la véritable urgence pour assurer la continuité du service public de transport est de pallier aux incidents techniques qui constituent la principale source de perturbations dans les transports collectifs. J'ai donc dénoncé le désengagement financier de l’Etat qui a supprimé depuis 2004 ses aides aux agglomérations pour leurs investissements de transports en site propre et l’insuffisance des moyens accordés aux entreprises publiques nationales, RFF et SNCF, pour régénérer les voies ferrées et mettre à disposition des usagers du matériel de bonne qualité.

    Lors de l’examen de ce texte, j'ai également insisté sur les risques d’atteintes qu'il porte au principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales et sur les répercussions financières qu’elles risquent de devoir supporter. Le Gouvernement a en effet décidé d'imposer la date du 1er janvier 2008 pour l'intégration des plans de transport adaptés et des plans d’information des voyageurs dans les conventions entre les autorités organisatrices et les exploitants. C'est un délai absolument intenable et il est donc à craindre que les Préfets aient à se substituer aux collectivités pour l’application de cette disposition.