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    Inquiétudes pour le projet de LGV Lyon Turin

    Garedegrenoble Comme je l'avais demandé la semaine dernière, j'ai été reçu cet après-midi par le Premier ministre François Fillon. En présence de représentants des collectivités concernées de Rhône-Alpes, je lui ai fait part de nos inquiétudes sur la réalisation de ce projet.

    Le Premier ministre nous a confirmé, à l'occasion de cette rencontre, que la partie française du Lyon-Turin ne figurait pas dans les demandes françaises pour un financement au titre du programme européen de transport.

    J'avoue ne pas comprendre et regretter cette décision qui prive ce projet de financements importants (200 millions d'euros) que l'Etat devra donc compener. Il serait en effet inacceptable que l'Etat fasse appel aux collectivités pour pallier cette absence de financements alors même que la décision du gouvernement n'a fait l'objet d'aucun échange préalable et qu'elle ne respecte pas le protocole que nous avions signé le 19 mars dernier.

    La montagne donne beaucoup mais prend aussi

    Lyskammtraversee_07_7 Cette année encore la montagne frappe durement la communauté montagnarde.

    C'est avec une vive émotion que j'ai appris la disparition de quatre étudiants grenoblois et d'une cordée savoyarde hier, sur l'arête de Bionnassay.

    J'avais eu moi-même l'occasion, il y a deux ans, de gravir ce sommet : une course superbe, marquante dans une carrière d'alpiniste mais difficile et délicate comme j'avais pu le constater.

    Si la montagne est synonyme d'exploit, de rêve, de joie, si elle nous procure ces moments uniques qui expliquent la passion des alpinistes, ces drames nous rappellent aussi combien la montagne peut être exigeante et imprévisible.

    Aujourd'hui, j'ai une pensée émue pour les familles, à qui j'adresse mes plus sincères condoléances et tout mon soutien.

    Disparition de Georges Martin

    C'est avec une immense peine que j'ai appris le décès du Docteur Georges Martin.

    Premier adjoint au Maire lors du premier mandat d'Hubert Dubedout, le Docteur Martin était un homme aux convictions profondes animé d'un réel humanisme et d'une grande attention aux autres.

    Désigné par Paul Mistral pour représenter la gauche lors des élections cantonales, il est élu contre Albert Michallon conseiller général de Grenoble Sud en 1964. Une élection qui intervient quelques mois seulement après l'attribution des Jeux Olympiques de 1968 et qui est annonciatrice de la victoire des municipales de 1965 dont Georges Martin fut un des principaux artisans.

    Beaucoup l'ont sans doute oublié mais c'est Georges Martin qui était alors la tête de liste pour les élections municipales. Il ne souhaitait pas pour autant être élu maire refusant de sacrifier son métier de médecin et ses patients. Sans doute pressentait-il quel grand maire serait Hubert Dubedout.

    C'est également par attachement à ses patients qu'il refusera, en 1967, de se présenter aux élections législatives, laissant la place à Pierre Mendès France et lui permettant de devenir député de Grenoble.

    Aujourd'hui, je rends hommage à cet homme remarquable qui fut l'un des premiers acteurs d'une aventure collective qui a profondément et durablement marqué l'histoire de notre ville.

    Je tiens à assurer sa famille et tous ses proches de mes plus sincères condoléances et de mes pensées fidèles et affectueuses.

    Quand l’Etat manque à sa parole !

    Promesse purement électorale ? Sous évaluation des contraintes budgétaires ? Peu importe, la décision du Gouvernement de François Fillon de ne pas financer la partie française mais uniquement la partie internationale du Lyon Turin (c’est-à-dire principalement le tunnel) tombe comme un coup de poignard. A l’heure où ce même gouvernement lance le Grenelle de l’Environnement, cette décision est à la fois consternante et inacceptable.

    Pour des questions de forme en premier lieu. En mars dernier, en pleine campagne des présidentielles, j’avais en effet été convoqué par le Préfet de Région, avec de nombreux autres élus, à la signature d’un accord sur le financement de la partie française du TGV Lyon Turin, accord autorisé par le comité interministériel du 17 février dernier. En l’espace de 5 mois, ce projet d’une importance capitale pour notre région et pour les Alpes semble donc avoir été enterré ! Dans de telles conditions, je me demande comment les collectivités locales pourront avoir confiance demain dans la parole de l’Etat UMP.

    Sur le fond, cette décision est absolument catastrophique. Non seulement, le gouvernement refuse de financer ces travaux mais il refuse également de déposer une demande de subvention auprès de l’Union européenne. Autant dire que les crédits européens qui nous avaient été promis seront très vite redistribués à d’autres projets et que rien ne garantit que nous pourrons demain espérer une nouvelle affectation.

    Cette annonce fait douter également de la sincérité ‘’environnementale’’ du gouvernement. Chacun peut imaginer l’intérêt de cette ligne à grande vitesse entre la France et l’Italie en terme d’offre voyageur. Son intérêt sur le trafic de fret est par contre moins connu alors qu’il est aussi voire plus important : les études préalables avaient montré que dès son ouverture, cette liaison franco-italienne permettrait la suppression d’un million de camions par an ! 200 millions de tonnes de marchandises auraient ainsi été reportées de la route sur le rail avec ce que cela impacte en terme de réductions des pollutions, de nuisances sonores et d’amélioration des conditions de circulation.

    C’est à tout cela que le Gouvernement de Monsieur Fillon vient de renoncer. En tant que Maire de Grenoble et Président du Gart, je condamne donc fermement cette décision et sollicite, avec mes collègues élus de la Région et du Département, une audience auprès de François Fillon afin d’obtenir du gouvernement qu’il revienne sur cette mauvaise décision.

    Tristesse et solidarité

    Terrible. Telle a été hier matin ma première réaction lorsque j'ai été informé de l'accident, en bas de la côte de Laffrey, d'un bus de pèlerins polonais de retour d'un pèlerinage à Notre Dame de la Salette. Un accident au bilan dramatique - 26 morts, 24 blessés dont 10 dans un état critique – survenu sur une route dont chacun ici, à Grenoble, sait combien elle peut être dangereuse.

    Président du Conseil d'administration du CHU, j'ai immédiatement veillé à la mobilisation de tous les moyens de notre hôpital pour faire face à cette catastrophe et accueillir tous les blessés. Au-delà des agents du CHU et du SAMU, je tiens à saluer la formidable mobilisation de l'ensemble des forces de secours (pompiers, gendarmes, policiers…) mais aussi des bénévoles qui ont proposé leur service notamment pour assurer la traduction.

    J'ai également accueilli hier après-midi à Vizille puis au CHU l'ensemble des personnalités et notamment les Présidents français et polonais qui sont venus prendre la mesure de ce drame puis rencontrer et réconforter les victimes. Ce fut aujourd'hui le tour des familles et des proches venus de Pologne à qui j'ai fait part de tout cœur de la solidarité de Grenoble et des Grenoblois.

    Mes pensées vont également aux Polonais de Grenoble et d’Isère. Ils forment une communauté attachante, parfaitement intégrée et dont je me sens particulièrement proche depuis qu’en décembre 1981, lors des années noires, je me suis rendu dans ce pays et plus précisément dans la région de Częstochowa à la tête d’un convoi véhiculant des vivres et des médicaments pour le peuple polonais.

    Visite amicale

    Hirsch_5 Depuis plus de deux ans, nous travaillons ensemble sur Grenoble tant pour l’avenir des centres de santé que pour lutter contre les inégalités sociales dès la petite enfance (avec l’économiste Eric Maurin). Nous avons organisé ensemble le forum " la nouvelle critique sociale ", en partenariat avec la République des idées, et nous avons encore quelques beaux projets pour l’avenir… tant pour Grenoble que pour le débat d’idées national.

    Lorsque Martin Hirsch a décidé d’accepter de prendre la responsabilité de " haut commissaire " au sein du gouvernement, j’ai fait partie de ceux qui ont échangé avec lui, comprenant sa décision sans l’approuver. Il était donc naturel pour moi de l’inviter sur Grenoble pour son premier déplacement officiel, pour marquer que le fil n’est pas rompu, que son choix ne fait pas de lui un paria. Je distingue en effet ceux qui ont tourné le dos à un engagement militant de nombreuses années, ceux qui ont été élus ou ont gouverné au nom d’un parti politique, d’une personnalité comme Martin Hirsch dont l’indépendance d’esprit n’est pas la moindre des qualités. Je le dis tout net, sa décision personnelle est aussi révélatrice de la situation de la gauche. La lettre de mission très ambitieuse que lui a dressé le Président de la République (lui demandant de réduire de 30% la pauvreté sur 5 ans) est en tout cas cohérente avec sa pensée et son action.

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    Mobilisé pour le maintien de la Cour d'Appel

    Dfensecagrenoble_2Maire de Grenoble mais aussi parlementaire, c’est-à-dire comptable de l’intérêt national, je ne suis pas par principe opposé à toute réforme qui renforce les moyens d’une juridiction, fût-ce au détriment d’intérêt locaux. Je crois même qu’une réforme de la carte judiciaire est nécessaire, à condition qu’elle ne soit pas le moyen d’éluder la question centrale qui devrait être la priorité du gouvernement : la question des moyens accordés à l’institution judiciaire.

    Si je suis venu témoigner jeudi ma solidarité à notre barreau et à tous les citoyens grenoblois qui recourent à la justice, c’est parce que la réforme de la carte judiciaire ne doit pas supprimer la Cour d’appel de Grenoble. Il est absurde de vouloir aligner la carte administrative et la carte judiciaire. Ce serait faire fi des réalités locales. La place de Grenoble dans le bassin grenoblois, en Isère et dans le sillon alpin lui confère un rayonnement qui justifie l’existence de notre Cour d’appel. La Cour de Grenoble est confrontée à un important contentieux naturellement lié à notre importance démographique et économique. Ce n’est pas une fusion avec une autre Cour déjà très encombrée qui réglera ce problème.

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    Intérim à la présidence de l'AMGVF...

    A l'occasion du dernier bureau de l'association des maires des grandes villes de France, Jean-Marie Bockel, Maire de Mulhouse et depuis peu membre du Gouvernement de François Fillon nous a fait part de son intention de quitter la présidence de cette association qu'il exercait depuis 6 ans.

    Je pense que c'est une sage décision. Il est difficile en effet à mes yeux de concilier une activité gouvernementale et la présidence d'une association d'élus où il existe une majorité (en l'occurrence de gauche) et dont les missions et les objectifs sont de faire valoir et défendre les intérêts des grandes villes et agglomérations, principalement face au gouvernement.

    Le nouveau président devrait être élu en septembre prochain à l'occasion d'une manifestation - ''La conférence des villes'' - que nous organisons annuellement. Jusque là, j'assume, en tant que vice-président, avec le maire de Perpignan, l'intérim de cette présidence. Après déjà des rencontres avec Xavier Bertrand ou Dominique Bussereau, je devrais donc prochainement rencontrer les ministres de l'intérieur ou de la ville pour faire valoir un certain nombre de nos préoccupations mais aussi... porter quelques dossiers grenoblois !

    Les Jeux Olympiques dans les Alpes en 2018 !

    JoAu lendemain de l’annonce de la désignation de la ville de Sotchi en Russie pour l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 2014, j'ai participé hier à la conférence de presse de création de l’Association " La Montagne pour 2018 ".

    Présidée par Pierre Mazeaud, ancien Président du Conseil Constitutionnel et alpiniste chevronné, réunissant les trois villes qui avaient fait connaître leur volonté de candidature, cette association s'est donné pour objectif de promouvoir auprès du Comité National Olympique et Sportif Français, l’idée de la candidature d’une ville française à l’organisation des JO d’hiver de 2018.

    Je suis convaincu en effet qu'une candidature française aux Jeux Olympiques serait une formidable opportunité pour la montagne française, confrontée à une concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique. Cette conviction est, je le sais, partagée ici à Grenoble mais aussi en France puisqu'un sondage réalisé récemment a montré que 85 % des Français sont favorables au principe d'une telle candidature.

    Je suis heureux que cette initiative ait permis de féderer l'ensemble du monde de la montagne : les villes concernées, les collectivités, le milieu économique et les sportifs; tous présents à nos côtés hier avec notamment de nombreux champions olympiques comme Florence Masnada, Isabelle Blanc, Edgar Grospiron, Anne Floriet, Christine Rossi, Carole Montillet ou Florence Baverel Robert.

    A nous désormais de faire partager au CNOSF et au Gouvernement ce désir d'une nouvelle aventure olympique !

    Plus de 25000 personnes au Parc Paul Mistral

    Si la météo n'est pas encore tout à fait estivale, l'été est bel et bien lancé à Grenoble !

    Ppm3_2D'abord samedi dernier avec la journée de découverte des nouveaux espaces du parc Paul Mistral et de présentation des activités qui y sont proposées tout au long de l'été. Un parc qui n'a pas désempli de la journée : de la visite organisée en présence d'Alexandre Chemetoff (le paysagiste chargé du projet d'agrandissement et d'embellissement) au concert de musique classique qui a réuni plus de 600 personnes en passant par les différentes animations.

    Ppm1 Je suis heureux de ce réel succès populaire et de la rapidité avec laquelle les Grenoblois s'approprient les nouveaux espaces du parc. Si besoin était, voilà confirmé notre volonté d'agrandir le parc et d'en faire un réel lieu de vie au cœur de Grenoble.

    Deuxième temps fort hier au soir avec le concert d'été qui a réuni entre 25000 et 30000 personnes. Un double concert avec Sergent Garcia - dont je me souviens qu'il avait déjà enthousiasmé les spectateurs de Mistral Courant d'Air au Parc Bachelard - puis en seconde partie, Riké. C'est donc un peu des Sinsemilia qui était sur scène hier soir, nous rappelant l'émotion d'un précédent concert qui avait été donné, il y a quelques années, sur ce même anneau de vitesse.

    RikAprès Gilberto Gil en 2005 et les Wailers l'an dernier, c'est une nouvelle fois un plateau de qualité qui nous a été proposé en ouverture de Cabaret Frappé. Cette très belle soirée est, j'en suis certain, un beau présage pour la 9ème édition du Cabaret qui ouvrira dès le 17 juillet au Jardin de Ville.

    Les Grands Boulevards, symbole du développement durable à Grenoble

    Opatb01 Notion désormais largement partagée, le développement durable est, à Grenoble, au cœur de nos priorités.

    A l'occasion d'un point d'étape sur la mise en œuvre de l'opération programmée d'amélioration thermique des bâtiments (OPATB) engagée sur les Grands Boulevards, j'ai noté à quel point ce secteur de la Ville devenait progressivement exemplaire. Autoroute urbaine à la fin du siècle dernier, les Grands Boulevards sont aujourd'hui les symboles d'un développement plus équilibré, plus respectueux du cadre de vie et plus attentif à la protection de l'environnement.

    Engagée par la réalisation de Tram 3 qui a permis la suppression du passage de près de 30000 véhicules jour (au niveau de l'agglomération, le développement des transports en commun a entraîné une réduction du trafic automobile de 1,5 % en 2005 et 2006) mais aussi par la plantation de plus 800 arbres en accompagnement du chantier, cette transformation des Grands Boulevards, s'illustre aussi par l'agrandissement du parc Paul Mistral ou la construction de logements Haute Qualité Environnementale sur la Caserne de Bonne.

    Opatb02C'est d'ailleurs dans ce domaine que la Ville a décidé, à présent, de faire porter ses efforts pour atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne d'une réduction des consommations énergétiques de 20% d'ici 2020. Alors que 65% des consommations énergétiques de notre ville sont liées aux bâtiments, j'ai souhaité en effet que des travaux importants soient réalisés sur certains immeubles anciens et très mal isolés pour lutter contre les déperditions énergétiques. C'est à la fois un plus pour la planète mais aussi pour les Grenoblois dont la facture de chauffage diminuera.

    L'OPATB Grands Boulevards qui vise à permettre des économies d'énergie équivalent au chauffage annuel de 1400 logements neufs et une réduction annuelle de 500 tonnes des émissions de CO2 a donc aujourd'hui une valeur de test et je suis heureux de ces premiers résultats en terme de mobilisation et de réalisation de travaux comme au niveau du 61, boulevard Foch.

    Dans ce domaine, Grenoble est en tête de toutes les villes françaises. Demain, c'est toute la ville qui sera concernée par des opérations de ce type. Pour préciser les interventions prioritaires, nous avons fait réaliser, au début de l'année, une carte thermique de notre ville (qui fait l'objet d'une exposition Rue Félix Poulat et que vous pouvez consulter à l'adresse suivante :

    http://www.grenoble.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=1471&portlet_id=475)