Réunion publique à Malherbe
Je me suis senti hier soir accueilli d’une manière si chaleureuse que cette pensée m’a traversé un instant l’esprit : " ici je suis à la maison ". Cela n'a évidemment pas empêché de traiter des thèmes sérieux et qui me tiennent à cœur. L'emploi évidemment qui est, pour moi, la première des solidarités. J’ai expliqué en quoi le modèle grenoblois était une garantie d'emplois pérennes sur notre territoire. Parce qu'il lie innovation et insertion. Parce que la création d’emplois sur des sites comme Minatec ou Minalogic en induit des milliers d’autres dans des secteurs très variés: la restauration, les transports, les espaces verts, ou encore la construction de logements.
Ce dernier point a fait l’objet d'échanges passionnants avec une conclusion partagée par tous : la nécessité d'une réelle solidarite entre territoire, chaque commune devant prendre sa part à la lutte contre la crise du logement que connaît notre pays. Cette crise, je suis conavincu que nous avons les moyens de la juguler à condition que tous les acteurs publics jouent le jeu et acceptent de respecter les dispositions de la loi SRU qui imposent un minimum de 20% de logements sociaux par commune.
Cette réunion m'a enfin permis de rappeler que pour atteindre notre objectif de mixité sociale, il est également nécessaire d’assurer durablement la sécurité des conditions de vie de tous nos concitoyens. C'est pour moi une réelle priorité évidemment quand je suis sur le terrain mais aussi lors de mes échanges avec les représentants de l'Etat auprès de qui j'ai souvent regretté la suppression de la police de proximité, cette police qui connaissait les acteurs sociaux, les jeunes en difficulté, mais aussi les problèmes spécifiques à chaque quartier. L’Institut des Hautes Etudes de Sécurité, par la publication de récents rapports, jugent d'ailleurs les conséquences de cette décision "désastreuses ". C'est pour cela, qu'avec le parti socialiste, je milite pour la création d'une police de quartier qui devra permettre d'assurer aux habitants de tous les quartiers de notre ville la tranquillité à laquelle ils ont droit. Sur cette question, comme sur d'autres, il faudra demain que la gauche et le parti socialiste puissent se faire entendre. Cela passera nécessairement par un groupe fort à l’Assemblée nationale.

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