Vous trouverez ci-après la déclaration que j'ai faite aujourd'hui lors d'une conférence de presse exceptionnelle :
1 – Je n'ai jamais fait de l'action en justice une arme politique
- Comme vous le savez, j'ai toujours privilégié l'intérêt de Grenoble, et notamment la réhabilitation de son image fortement dégradée après les "affaires". Depuis 1995, je n'ai pas fait une seule déclaration en tant que Maire cherchant à entretenir le climat des "affaires". Je le dis clairement, j'ai laissé la Justice suivre son cours sans rechercher tous les moyens possibles de relancer des procédures, car je considérais, et c'est toujours le cas, que l'intérêt de la Ville commandait que la page soit rapidement et définitivement tournée.
- A l'instar d'autres hommes politiques par le passé à Grenoble, je subis des tracts anonymes diffamatoires depuis plusieurs années, avec une pause entre 1997 et 2002. J'ai toujours considéré que la seule réponse était le mépris et que c'était faire trop d'honneur à leurs auteurs que de perdre son temps à les démentir.
2 – Aujourd'hui, la limite de l'acceptable est franchie : pourquoi ? parce que je ne suis pas le seul "touché" par ces attaques.
- Le personnel municipal a été destinataire, dans une très large proportion, de mails diffamatoires me concernant, ainsi que Geneviève Fioraso. Ces mails ont été envoyés en pleine nuit par un certain "Monsieur X". Il s'agit d'une grave atteinte à l'institution publique et à la neutralité du personnel, qui a suscité des réactions indignées. Permettre cette intrusion, c'est laisser libre cours à tous les excès. J'ai demandé à l'administration communale de porter plainte pour protéger le personnel municipal.
- Les attaques sur ma personne et Geneviève Fioraso sont calomnieuses. Je n'ai pas à me justifier de mon travail à la tête de la société CORYS, qui n'a jamais souffert d'aucune observation des autorités de contrôle. Je veux simplement rappeler que :
- j'ai créé CORYS par essaimage du CEA, en investissant ce que j'avais acquis de mon travail. Alors que j'aurais pu continuer tranquillement ma carrière au CEA, protégé par un statut public, j'ai pris le risque personnel de créer une entreprise, de créer des emplois, de me battre sur des marchés à l'exportation.
- j'ai démissionné de CORYS en 1995 alors que l'entreprise avait eu une forte croissance et comptait plus de 100 salariés, en laissant mes parts dans l'entreprise, renonçant de fait à réaliser les sommes que j'avais investies. Quand certains se sont enrichis personnellement dans l'action publique, pour ma part, j'ai donc accepté des sacrifices financiers pour me consacrer totalement à l'action publique.
- Plus tard en 97, CORYS a été rachetée par Tractebel, devenue filiale de Suez en 98. Le vote définitif du Conseil Municipal concernant le dossier de l'eau est intervenu en 2000. Je rappelle que le montage initial voté par la Ville ne prévoyait aucun versement à la Lyonnaise des Eaux, et que c'est la décision du Tribunal Administratif qui nous y a contraint. Il n'y a évidemment aucun lien entre toutes ces opérations.
- Les écrits publiés sur internet ont été démentis par une instruction qui ne m'a concerné à aucun moment.
- Je suis à l'origine un agent du secteur public qui s'est investi dans le monde de l'entreprise, puis un chef d'entreprise qui a décidé de renoncer à sa carrière professionnelle pour s'investir complètement en politique. Il est donc indigne de chercher à me salir pour les difficultés conjoncturelles d'une PME en croissance que j'ai fondée et qui réalise encore aujourd'hui d'excellents résultats. Cette PME et ses salariés n'acceptent d'ailleurs pas d'être ainsi salis.
3 – Je n'accuse formellement personne, mais j'interroge publiquement :
- Le mail adressé à tout le personnel renvoie à des sites internet animés par l'UMP :
- le site de "l'observatoire de la dépense publique" est animé par M. Jérémie BORJ, qui se revendique comme le seul "gestionnaire du site". Or ce jeune homme est secrétaire départemental de l'UMP à la Justice et rapporteur du "Forum Citoyen pour l'alternance" créé par Alain Carignon et Henri Baile.
- le site "non à Destot" fait partie d'une nébuleuse de sites liés à l'UMP, présenté en lien sur le site Grenoble alternance, site qui présente des articles publiés sur les sites de Messieurs Carignon ou Baile.
- Plus troublant encore, les éléments potentiellement diffamatoires propagés par ce site dépendant de l'UMP (revendiqué sur un tract signé UMP) se retrouvent dans :
- le tract du candidat du Parti National Radical de ma circonscription, qui me calomnie dans sa profession de foi,
- les tracts anonymes des pseudo –collectifs "HADES" et "Wharol"
- le tract de M. René Jourdan, habitant de la première circonscription.
- Tout ces éléments donnent à penser qu'ils sont coordonnés et procèdent d'une même démarche. Je n'affirme rien, mais j'interroge : Monsieur Carignon ou son entourage sont-ils les auteurs de ces tracts et de ces procédés ?
La réponse doit être claire et publique.