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    Contre les mensonges et les méthodes du passé

    Pour votre information, je vous livre in extenso le communiqué que j'ai adressé hier à la presse :

    Depuis 1995, l'action que j'ai menée en tant que Maire de Grenoble vis à vis des "affaires du passé" a toujours été guidée par le seul souci de l'intérêt général des Grenoblois, qu'ils soient usagers ou contribuables.

    C'est ainsi que j'ai toujours observé une stricte réserve à l'égard des décisions de Justice, me refusant à les commenter ou à entretenir telle ou telle polémique. Soucieux de rendre à Grenoble son image de ville innovante, image gravement salie par les "affaires", je n'ai jamais cherché à exploiter le passé ou à "ressortir" des dossiers comme certains l'auraient souhaité.

    Aujourd'hui, le dossier des parkings en ouvrage construits par mon prédécesseur fait l'objet d'une enquête judiciaire largement commentée. Les réactions mensongères de l'ancien Maire me contraignent à effectuer une mise au point et à sortir exceptionnellement de ma réserve, sans entrer dans des considérations judiciaires qui ne sont pas de mon ressort.

    1 – Sans entrer dans le débat juridique sur une éventuelle qualification pénale, ce dossier met en exergue l'incompétence grave de la gestion de la Ville à l'époque des faits, qui est susceptible de mettre encore aujourd'hui la Ville de Grenoble en difficulté financière. Rappelons la situation financière de la Ville en 1995 (source : audit KPMG, cabinet indépendant choisi par la majorité et l’opposition municipale) :
    - un endettement exorbitant : 1 913 MF en 1995, contre 656 MF en 1983,
    - une pression fiscale hors norme : de 1983 à 1995, les impôts ont augmenté de 28%
    - des comptes cruellement déficitaires : en 1995, l'écart entre les dépenses et les recettes de fonctionnement (épargne nette) était déficitaire de 100 millions de francs, et conduisait tout droit la ville à une mise sous tutelle. (pour mémoire, l'épargne nette était positive de 36 MF en 1982)

    2 – S'agissant des parkings, l'ancien maire ose un mensonge grossier en prétendant que "depuis 1995, aucun parking n'a été construit". C'est objectivement faux puisque la Ville a construit les parkings Chavant (450 places), Europole – Le Doyen (500 places), Irvoy (163 places), a étendu de 70 places la capacité de Schumann et édifie actuellement le parking du stade (450 places), sans même évoquer les centaines de places créées dans les parkings relais. En outre, cette façon de détourner l'attention en ouvrant une polémique est indécente venant d'un ancien élu condamné à plusieurs reprises qui est non seulement susceptible de se voir de nouveau demander des comptes par la Justice sur ce sujet, mais qui a aussi laissé le souvenir de la construction rocambolesque et dispendieuse du parking place de Verdun, dont les irrégularités ont été mises en évidence par la Chambre Régionale des Comptes.

    Garant de l'intérêt des Grenoblois, et au-delà de la polémique politicienne, je serai particulièrement attentif à ce que les décisions prises par l'ancien Maire et annulées par la Justice administrative n'entraînent pas de nouvelles charges pour les usagers ou les contribuables grenoblois. Selon les suites judiciaires qui seront décidées à l'issue de l'enquête, je me réserve, au nom de la Ville de Grenoble, la possibilité de se constituer partie civile afin de faire reconnaître par la Justice les responsabilités sur ce dossier complexe et surtout de défendre les intérêts des Grenoblois.

    Commentaires

    M.Carignon montre par son attitude qu'il n'a pas changé comme il prétend. "Chassez le naturel, il revient au galop..', dit le proverbe. Eh bien, M. Carignon a renoué avec ses vieilles habitudes dès lors qu'il a de nouveau été question d'une mauvais gestion de la ville de grenoble lors de son mandat. Mais, maintenant, les grenoblois sont habitués à une gestion saine, efficace et surtout honnête. Voilà pourquoi cet homme n'a pas sa place au sein de la vie publique.

    Les méthodes du passé ne doivent pas ressurgir. L'avenir de Grenoble ne doit pas s'écrire avec des personnages qui ont, par leur action, sali notre vile.

    Carignon est l'homme du passé et du passif. Vous êtes quant à vous, M. Destot, l'homme du présent et de l'avenir... Ne vous laissez pas atteindre par les attaques de M. Carignon qui a le culot de dire qu'avoir été corrompu hier vous aidera à ne plus l'être demain! Effectivement, soyez sûrs qu'il ne reproduira pas les mêmes erreurs et qu'il ne se fera pas piquer cette fois ci, mais qu'il piquera l'argent des Grenoblois.

    Bonjour,

    Comme beaucoup je lis votre blog sans forcément y laisser une trace écrite, mais du moins j'espère vous revoir en 2008...

    Bonne continuation,
    FP

    Sans compter qu'au delà de l'aspect judiciaire, la place de la voiture a (ou aurait du) changer énormément en 20 ans, et qu'il est ainsi bien ridicule de faire des statistiques sur le nombre de places de parking sans préciser si il s'agit de stationnement résidentiel, commercial etc...

    Mr Carignon caresse donc les automobilistes dans le sens du poil sans réellement poser la question de la place de la voiture en ville (comme il le fait en soutenant la rocade N !).

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