Le rassemblement de la honte
A Téhéran, sous la houlette du Président Ahmadinejad, se tient le rassemblement de la honte, celui des révisionnistes, des négationnistes, des profanateurs de l'histoire. Toutes les explications du monde ne suffiront pas. Le choix de Téhéran est délibéré, il s'inscrit dans une démarche politique et dans un contexte géopolitique.
Nier la réalité du génocide juif pendant la deuxième guerre mondiale, après avoir refusé de reconnaître la légitimité de l'existence d'Israël relève d'une stratégie politique insensée. Le président iranien se pose en figure d'un monde musulman face à l'occident et à Israël. Un chemin dangereux, qui passe aussi, pour lui, par la maîtrise du nucléaire militaire. Un chemin dangereux pour la paix et pour l'équilibre dont cette région du monde a pourtant tant besoin.
Le gouvernement iranien n'hésite pas à souiller la mémoire de l'humanité pour creuser le sillon de l'antisémitisme. Il ne suffit plus de s'indigner ou de condamner. L'heure est désormais venue des sanctions de la communauté internationale. L'europe, et à travers elle la France, ne peuvent tolérer qu'on jette le voile sur l'histoire et que l'on menace la paix déjà si fragile dans cette région.
Le nazisme, les chambres à gaz, les camps d'extermination, les 6 millions de juifs disparus ne sont ni un mythe, ni une légende mais une réalité effrayante. Ils sont notre passé, notre histoire, celle de tout homme.
Ce jeudi, plusieurs lycéens grenoblois s'envoleront pour la Pologne, leur destination sera Auschwitz. Ce déplacement, organisée depuis maintenant 3 ans avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, s'inscrit dans notre refus de l'oubli et du mensonge.
C'est aussi une pierre dans notre combat pour la paix entre les hommes.

Lanzmann dans la Shoah nous ouvrait les portes de l'inimaginable, de la réalité terrible, et aujour'dhui certains voudraient nier cette atrocité de l'histoire banalisant ainsi le nazisme, la plus sombre période de notre histoire.
Comment ne pas s'insurger et ne pas dénoncer...
un arrière goût du passé qu'on ne peut oublier
Rédigé par: silou | le 13 décembre 2006 à 18:25
Cet article a été référencé sur LePolitoscope.net
Rédigé par: Le Politoscope | le 13 décembre 2006 à 21:38
L'éducation des scolaires est une chose essentielle pour le "plus jamais ca".
A l'heure où les derniers survivants de la Shoah s'éteignent, il est fondamental que la transmission se fasse pour que plus tard, dans 50 ans et après , des voies s'élevent avec autant d'indignation que face aux stratégies délèteres du président Iranien.
Ces voyages sur ces lieux de mémoire sont vraiement de belles initiatives, surtout lorsqu'ils s'accompagnent d'un important travail préparatoire et de restitution par les eleves.
Bravo aux professeurs, à la Fondation et aux organisateurs.
Rédigé par: Spinof | le 14 décembre 2006 à 09:41
c est vrai, c est pas mal cette idée de déplacement à Auschwitz, ca doit etre assez violent comme journée pour des lycéens mais si ca pour faire comprendre où meme le racisme et l antisémitisme
ce qui se passe au proche orient est dramatique et l iran joue un jeu bien pervers en la matière. J en reviens une nouvelle fois à la communauté internationale : quelle betise de ne pas avoir soutenu davantage les modérés de rafsandjani lorsqu'il était au pouvoir et d'avoir laissé Ahmadinejad prendre le pouvoir
Rédigé par: tophe | le 14 décembre 2006 à 10:04
Ouais, moi aussi, je trouve que c'est une bonne idée d'emmener ces jeunes lycéens se rendre compte de l'attrocité des camps et de la Shoah. Au moment où se perd le devoir de mémoire et où on n'hésite pas à nier l'existence meme de la Shoah, ces jeunes au moins pourront dire : "On y est allé. On a vu." et porteront un discours de tolérance. En tout cas on peut l'espérer...
Rédigé par: Laurent | le 14 décembre 2006 à 10:54
comment peut-on nier l'un des plus grands génocides de l'histoire de l'humanité?
Je fais partie de ceux qui se sont rendus hier à Auschwitz . J'ai aujourd'hui du mal à en parler, je dois être dans la phase de "digestion". mais vraiment merci de permettre ce voyage qui au-delà du caractère pédagogique, nous interroge sur nous-même, sur l'avenir, et sur notre responsabilité personnelle et collective - notamment à travers le vote. au-delà de l'émotion et de l'hommage, c'est à ça que doit servir le devoir de mémoire.
Rédigé par: camille | le 15 décembre 2006 à 15:41