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    Retour d'une semaine de rêve

    Une semaine de rêve à New York, salutaire coupure dans une activité sans repos, sans recul par rapport à un quotidien épuisant !Newyork_2

    Le temps de retrouvailles pour Marie et moi avec Marilia, notre fille, et Damien qui croquent la grosse pomme depuis un peu plus de 2 mois ; le temps de partager leur nouvelle vie à East Village et de rencontrer le cercle de cousins et d'amis constitué autour d'eux.

    La famille c'est Sophie, la jeune et ravissante cousine, styliste, installée à Brooklyn et au succès déjà surprenant. C'est Amos, son frère, assistant du groupe Démocrate à l'Hôtel de Ville de New York. C'est Sheila, sculptrice, Phil, astrophysicien; Zacharry, joueur de poker professionnel; Gregor, arrivé depuis peu d'Afrique du Sud …
    Nous retrouvons aussi avec plaisir nos amis Alain Kirili, sculpteur et Ariane Lopez Huici photographe, qui partagent leur vie entre New-York et Paris.

    Une semaine de découverte de nouveaux quartiers progressivement investis par les artistes et les nouvelles générations, à Manhattan et Brooklyn ; une semaine à se replonger dans le jazz, au Stone , au Blue Note avec Chick Corea; à courir à Central Park, à découvrir à vélo Battery Park et East River ; à visiter les expositions du Guggenheim (David Smith) et du MOMA rénové avec bonheur (Edvard Münch)

    New York, une ville en perpétuel renouvellement, la ville multiculturelle par excellence, la ville qu'on ne cesse d'aimer !

    ensemble pour une bonne conduite!

    210073_europole_3 A Grenoble comme ailleurs, la sécurité routière et la bonne conduite sont l’affaire de chacun d'entre nous ! Piétons, cyclistes, rollers, automobilistes, deux roues à moteur et véhicules utilitaires circulent en ville dans des conditions contraintes, et parfois difficiles. Le partage de l'espace public nécessite de la part de tous un comportement civique et responsable. Parfois, la nervosité des uns et le manque de compréhension des autres contrarie dans des situations extrêmes la civilité que l’on devrait pourtant manifester en toute circonstance. Ces incidents ne sont pourtant rien au regard des vrais drames de la circulation : les accidents graves provoqués par les comportements d’individus irresponsables dans leurs déplacements à Grenoble.

    Nous devons tous avoir en tête qu’un accident n’arrive pas qu’aux autres, et que le code de la route s’applique aussi en ville ; Un code de bonne conduite serais-je tenté de dire.

    Depuis 1995, j’ai tenu à ce que les Services de la Ville mettent en œuvre un vaste programme de petits travaux pour faciliter les différents modes de circulation. Au fil des années, ce programme a globalement permis d’améliorer l’accessibilité, les revêtements et franchissements de voirie, l’élargissement des trottoirs, de transformer et sécuriser les carrefours. La sécurité dans les déplacements a systématiquement orienté les décisions de ce programme qui n’oublie pas les personnes handicapées et qui se poursuit aujourd’hui dans le cadre des aménagements réalisés sur les grands boulevards avec la troisième ligne du tramway.

    Si chacun de nous associe simplement à ces aménagements un peu de courtoisie et de respect des autres, si chacun reste pleinement maître de son véhicule, motorisé ou non, et s’accorde à penser que cinq ou dix minutes de retard valent mieux qu’une vie brisée, je crois qu’ensemble à Grenoble comme ailleurs, nous réussirons à faire cohabiter nos modes de déplacements sur des espaces de circulation sécurisés et apaisés.

    Biomérieux s'implante à Grenoble

    Avec l'ouverture de Minatec, l'inauguration du centre R&D de bioMérieux, sur la ZAC Polytec, au cœur du polygone scientifique, symbolise la dynamique du pôle d'innovation grenoblois.

    Groupe mondial, acteur majeur du diagnostic in vitro, bioMérieux aura investi près de 11 millions d'euros pour transférer ce centre R&D, qui regroupe plusieurs centaines d'emplois, à Grenoble.

    Une implantation porteuse d'espoir pour l'avenir de Grenoble et pour l'emploi.

    Une implantation qui conforte l'excellence du pôle grenoblois dans le domaine des biotechnologies. Reconnue pour son expertise en micro-nanotechnologies et dans les nouvelles technologies de l'énergie, Grenoble s'affirme de plus en plus dans le champ des biotechnologies comme un secteur créateur d'emplois et porteur de résultats concrets dans le domaine de la santé.

    Comme l'a rappelé son Président, Alain MERIEUX, très lié à notre ville, l'installation de bioMérieux, à Grenoble, ne doit rien au hasard. Elle est le fruit du travail en réseau engagé depuis plusieurs années entre le pôle grenoblois et le pôle lyonnais, coopération qui seule permet de renforcer l'attractivité économique de notre région sur le plan international et de mener à bien des projets structurants, innovants, créateurs d'emplois diversifiés comme ceux portés par les pôles de compétitivité Minalogic et Lyonbiopole.

    Biomerieux

    des sportifs pour un sourire et beaucoup d'espoir

    Ce jeudi, je me suis rendu avec beaucoup d'émotion au service Pédiatrie du CHU de Grenoble, pour accueillir l'association "Un maillot pour la vie" qui depuis 5 ans permet à des enfants en souffrance de rencontrer des sportifs de haut niveau.

    Les enfants ont pu être le temps d'une journée hors des murs qui les entourent, proches d'hommes et de femmes qui se battent et qui leur offrent leur joie de vivre, leur courage,...

    Myriam Chomaz , Championne du Monde de Boxe française, Julien François, capitaine du GF38, ou encore Christophe Burnet, Teddy Trabichet des brûleurs de loups pour ne citer qu'eux parmi la trentaine de sportifs (Rugby, Judo, Natation…) présents donnent de leur temps et de leur enthousiasme aux enfants qui le souhaitent.

    Cette initiative pleine d'espoir mérite d'être saluée et je suis heureux en tant que Président du Conseil d'Administration du CHU d'avoir pu apporter ma contribution à cette journée ensoleillée.Enfants_chu_1

    La montagne, une passion partagée

    Ren_demaison Hier soir, René DESMAISON était le lauréat du Prix de l'Alpe.

    Quel plaisir et quel honneur d'accueillir René Demaison dans la maison de tous les Grenoblois et de lui remettre, à cette occasion, la Grande médaille de notre ville.

    Alpiniste de légende qui a marqué l'histoire de la montagne par ses exploits, René Desmaison est avant tout un guide, au sens noble du terme, celui qui ouvre la voie, celui qui, par ses écrits, ses films, et hier encore lors de sa conférence, sait nous faire partager le monde de l'alpinisme, son univers dangereux mais si attirant à la fois.

    Hier soir, c'est à l'alpiniste mais aussi à l'ami que j'ai souhaité rendre hommage.

    Je suis persuadé que la soirée d'hier, restera pour tous ceux qui étaient présents, un moment historique.

    20ème anniversaire de la crêche Anatole France

    20_ans_afrance_1 La crèche Anatole France représente bien plus qu'un simple accueil (déjà fort méritoire) des enfants d'un quartier de Grenoble (le quartier Mistral-Eaux Claires - Libération). Elle est le lien, entre les différentes générations du quartier mais aussi une passerelle importante entre les enfants et les lieux de culture qu'ils n'ont pas toujours le loisir de "visiter".

    C'était également l'occasion pour moi de rappeler l'axe fort entre la crèche et le projet urbain sur ce quartier avec la reconstruction du Centre Social et la création d'un pôle jeunesse notamment dont la vocation première est d'accompagner les objectifs de recomposition et de mixité sociales.

    C'était aussi, la possibilité de rencontrer des enfants et des parents et de fêter l'anniversaire de ce lieu de vie qui évolue et qui chaque jour, un peu plus, fait la part belle aux enfants et permet l'échange entre des personnes âgées émerveillées par la bonne humeur et le plaisir de partager des tout petits.

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    L'Italie montre la voie

    Après quelques heures d’incertitude liée à l’attente des votes à l’étranger, l’Italie confirme la bonne nouvelle : Romano Prodi et sa coalition l’Unione ont remporté les élections législatives. J’en suis très heureux. Le succès de l’Unione récompense la maturité d’une gauche qui a su se rassembler pour proposer une alternative claire et crédible à l’ultra-libéralisme de la droite italienne et au populisme de Silvio Berlusconi.

    La parenthèse Berlusconi se referme. Elle fut celle de l’affairisme, d’une confusion entre l’Etat et les intérêts privés, avec des lois faites sur mesure pour le Président du Conseil, du dévoiement du débat démocratique et d’alliances douteuses avec les partis d’extrême-droite.

    Elle fut aussi celle de la croissance la plus faible de la zone Euro, bien loin des promesses mirifiques de la droite italienne avec la persistance du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation des inégalités sociales, la précarité pour un nombre de plus en plus grand d’Italiens et en particulier les jeunes. Sans compter le discrédit international de l’Italie, qui attriste tous ceux qui, comme moi, aiment ce pays si proche de notre ville.

    Avec Romano Prodi et sa coalition de centre gauche, soutenue par toutes les forces progressistes de la Péninsule, l’Italie renoue avec une conception plus saine de la gestion des affaires publiques. La nouvelle majorité fera enfin preuve d’équité dans les réformes à mener. Elle sera également plus européenne car l’Europe a toujours été au cœur de l’engagement politique du nouveau Président du Conseil italien.

    Cette victoire de la gauche transalpine est une joie pour beaucoup de Grenoblois : nous avons besoin d’interlocuteurs crédibles et sérieux pour avancer sur les nombreux dossiers transalpins. Mais c’est aussi une joie pour tous ceux qui espèrent en France un retour de la gauche au pouvoir. Je n’oublie pas en effet que la première élection en 1996 de Romano Prodi avait annoncé un an plus tard la victoire de la gauche française. A un an des élections dans notre pays, je salue cet augure.

    CPE, la fin

    Mai 2002 : Jacques Chirac est réélu à la Présidence de la République par plus de 82% des Français.

    Avril 2006 : Le Président de la République entend enfin les 83 % de Français, les millions de manifestants et la jeunesse de France qui auront exprimé pendant de nombreuses semaines leur opposition à une mesure injuste.

    En l'espace de quatre ans, qu'est-il donc advenu du vote républicain du printemps 2002 ?

    Le constat est désespérant et c'est la tristesse et la colère qui dominent lorsqu'on se penche sur le sort réservé à un élan démocratique qui, à en croire Jacques Chirac, ''ne resterait pas sans lendemain'' !

    Une politique fiscale injuste et inefficace sur le plan économique, des dépenses d'avenir – recherche, éducation, jeunesse, aménagement du territoire - sacrifiées, des déficits publics creusés, la dette qui explose pour dépasser les 66% du PIB, un acte II de la décentralisation sans réelle ambition novatrice et qui se résume à un transfert aux collectivités de charges que l'Etat ne voulait plus assumer, des politiques sociales et de santé remises en cause, des entreprises dont les investissements chutent alors que les bénéfices explosent. Le bilan de ce second mandat de Jacques Chirac est dramatique ! A cet égard, la lecture du dernier livre de Franz-Olivier Giesbert, ''La tragédie du Président'' est tout simplement édifiante.

    Le plus désespérant est sans doute de constater que le Gouvernement est toujours resté sourd aux messages de déception que les Français lui ont adressé. Des élections régionales de 2004 au référendum sur la constitution européenne, ils n'ont pourtant pas manqué mais jamais ils n'ont été pris en compte par un Gouvernement miné par les ambitions personnelles, obnubilé par les prochaines échéances électorales et oublieux de sa mission première : l'intérêt général des Français et l'avenir de notre pays.

    Bien loin de l'année utile souhaitée par le Président de la République en début d'année, l'exemple du CPE est sans doute le plus révélateur de ce mode de fonctionnement. Voilà un projet imposé sans négociation, voté à la hussarde, défendu avec mépris pendant de trop longues semaines, promulgué par le Président pour céder quelques jours plus tard sans apporter la moindre réponse aux interrogations portées par le mouvement étudiant que ce soit en terme d'accès à l'emploi ou de prise en considération des limites et des difficultés rencontrées par nos universités.

    Décidément, que d'occasions manquées !

    Mercedes Bresso et les élections italiennes : l'espoir d'une Italie à gauche et d'une Europe de la tolérance

    Img_4011 C’est avec un immense plaisir que je me suis retrouvé il y a quelques jours aux côtés de Mercedes BRESSO, la Présidente de la Région Piémont, notre voisine de l'autre côté des Alpes pour une soirée de soutien à la gauche italienne conduite par Romano Prodi. Nous, socialistes d’Europe, socialistes français, nous nous sommes réunis pour lui dire que la gauche européenne les regarde, et que nous sommes de tout cœur avec eux. Cette campagne doit permettre à l’Italie de repartir. Elle doit conduire la gauche à la victoire. La première victoire et leur force, c’est l’union : Avec cette formidable dynamique des primaires de l’automne dernier, la gauche italienne a fait l’admiration de toute l’Europe progressiste. Comme ils l'ont compris, mieux que d'autres peut être, il faut d'abord parvenir à fédérer la gauche pour créer les conditions de l'alternance. En France, on regard cela avec beaucoup d’envie ! Ensuite, devant des représentants de la communauté italienne, ce fut pour moi l'occasion de rappeler combien à Grenoble nous étions attachés au brassage des populations, combien l'immigration avait enrichit notre ville sur le plan culturel, économique et social. Combien les Grenoblois étaient fiers d'une ville au visage multiculturel et cosmopolite.

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    Une mobilisation historique

    Après l'intervention "abracadabrantesque" de Jacques Chirac, qui promulgue la loi instaurant le CPE tout en la suspendant, soutient son premier Ministre en lui retirant le dossier et prétend écouter les opposants tout en orchestrant le passage en force, il était décisif que la mobilisation contre le CPE ne faiblisse pas.

    La mobilisation de ce jour a été exceptionnelle, plus forte encore que la journée historique du mardi 28 mars, démontrant la détermination et le sens des responsabilités de jeunes, d'étudiants et de salariés. Face à l'autisme, au mépris, aux tentatives de pourrissement du gouvernement tout entier, les manifestants ont donné une belle leçon de politique et de démocratie. Quand la politique nationale s'abaisse au niveau des ego personnels, des concurrences de destin et des haines mises à nus alors que l'intérêt général est oublié, il y aurait bien des raisons de désespérer de la politique – de l'action publique tout court – pour rejoindre la cohorte des poujadistes et des radicaux de tous bords, à l'image des casseurs qui sabotent la mobilisation. Le fait que les citoyens aient aussi largement répondu présents, à Grenoble comme en France, montre que notre démocratie reste vivante, quand elle se fonde sur une expression véritable et massive de la population.

    Un pays incapable de mobilisations sociales est un pays atone démocratiquement, qui a définitivement sacrifié la légitimité à la représentativité. Or, si je plaide souvent pour que les élus représentatifs soient respectés, car c'est la meilleure façon de prendre des décisions et de faire fonctionner la démocratie, je n'oublie pas que c'est de la légitimité populaire que vient la représentativité. Un gouvernement incapable d'entendre une mobilisation de plusieurs millions de personne sape en fait sa légitimité. Plus grave, il fait courir des risques inconsidérés à la cohésion sociale, en opposant les Français au lieu d'essayer de les rassembler, et à la tranquillité publique, en attisant les tensions sociales.

    Après le succès de la mobilisation ce jour, le gouvernement ne peut plus tergiverser, sous peine d'entraîner notre pays dans une véritable crise démocratique, qui succéderait à plusieurs crises sociales et à des avertissements graves donnés à tous les gouvernants lors des scrutins électoraux depuis le 21 avril 2002. Il est temps d'arrêter les frais !

    Ensemble, construire un projet

    Depuis plusieurs mois, et alors que la crise sociale ne cesse de s'amplifier, le Gouvernement semble rester sourd et indifférent aux interrogations que les Français se posent sur leur avenir. Après les banlieues, c'est actuellement toute la jeunesse qui clame sa désespérance et son désaveu au Gouvernement.

    Face à cette situation, la responsabilité de la gauche et particulièrement du Parti Socialiste est de redonner espoir en l'avenir et de faire renaître la confiance. C'est là, l'enjeu majeur de l'élaboration du projet socialiste.

    C'est précisément avec cette ambition que nous nous sommes retrouvés – élus, militants et citoyens – à Lille samedi dernier pour les états généraux du projet socialiste consacrés notamment aux problèmes du logement. Autour d'experts, d'acteurs de terrain et de représentants du monde associatif comme Bernard Lacharme du Haut Comité pour le Logement des Défavorisés ou Corine Rinaldo de la Confédération Nationale du Logement, nous avons dressé un bilan et avancé des propositions pour 2007.

    La situation alarmante du logement (envolé des loyers comme des prix à l'accession y compris sociale, diminution des subventions d'Etat, pression sur le parc social, remise en cause de la loi SRU…) appelle à la mise en œuvre de politiques globales conciliant les problématiques de transports, d'emploi, d'éducation et d'urbanisme. Les pistes sont connues, elles ont fait leurs preuves pour peu qu'elles soient coordonnées entre l'Etat, les collectivités locales, les promoteurs constructeurs et les bailleurs. Les exemples de villes qui parviennent à apporter des réponses concrètes existent.

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    Le bonheur n'atteint pas le nombre des années

    Je me suis rendu ce jeudi dans une des maisons de retraite de Grenoble pour saluer 11 nonagénaires. Ce fut un moment particulier et serein où les chansons du passé mêlées aux souvenirs du quartier se sont confondus aux projets nouveaux d'une ville qui bouge, "parce qu'il faut avancer", comme l'on dit certains. Le temps des cerises n'était pas si loin cet après midi là.Nonagenaires_2_2