Jeudi 16 mars dernier, j'ai inauguré la nouvelle plate-forme initiative emploi ouverte par la Ville, au sud de Grenoble, au Trident. Cette plate-forme pour l'emploi regroupe les services de la Ville aux côtés des associations et acteurs de l'insertion par l'économie, en tout, plus de 50 professionnels de l'emploi réunis autour d'un objectif : favoriser le retour à l'emploi des publics les plus éloignés et faciliter les passerelles entre l'économie et l'insertion.
Ce fut l'occasion de saluer le travail des équipes municipales. L'occasion également de constater la qualité du travail partenarial mis en place ces dernières années avec l'ensemble des acteurs locaux, associatifs mais aussi acteurs privés. Aujourd'hui en effet, c'est tout un réseau maillé de l'insertion par l'économie qui s'est développé sur Grenoble, sous l'impulsion de la Ville et grâce à des initiatives fédératrices comme le Forum pour l'Emploi.
J'aime à rappeler qu'à Grenoble, nous marchons sur deux pieds : l'innovation et l'insertion, le soutien à la création d'emplois diversifiés grâce à des projets structurants qui créent de la valeur ajoutée dans tous les secteurs industriels et des emplois induits et une volonté forte d'aider les personnes les plus en difficulté à retrouver le chemin de l'emploi.
C'est bien en agissant sur toute la chaîne de l'économie que nous pourrons agir pour l'emploi.
L'emploi est la première des solidarités et la première des préoccupations de nos concitoyens y compris à Grenoble, ville souvent identifiée comme pôle d'innovation et de haute technologie mais qui n'échappe pas au phénomène de précarisation des villes centre et qui accueille bien davantage que les autres les bénéficiaires du RMI et personnes en difficulté.
C'est pourquoi, la Ville, en matière d'emploi, a souhaité aller bien au-delà de ses compétences et mener une politique volontariste dans ce domaine.
A l'heure où notre pays traverse une vraie crise d'identité et où à la crise économique se rajoute une crise morale, j'ai donc tenu à rappeler notre engagement en faveur de l'emploi et contre les exclusions, notre volonté de redonner à nos concitoyens de l'espoir en l'avenir.
A ce titre, l'exemple du CPE est malheureusement éloquent. Non seulement c'est une erreur sur le plan social et un facteur de précarisation de l'emploi des jeunes mais en plus il s'avère être une aberration économique puisqu'il rompt le contrat de confiance indispensable entre les jeunes et leurs employeurs.
Aujourd'hui, le pourrissement de la situation est lourd de conséquences pour notre pays et aucune loi ne mérite de mettre la France dans cet état, ni de faire prendre à notre pays de tels risques.
Mettre en place une politique efficace et digne de lutte contre le chômage ne peut se faire sans un rassemblement des Français et de la jeunesse, et encore moins contre eux.
En qualité de député, je continuerai donc à me mobiliser et à refuser cette politique de précarisation sociale.