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    Retour sur une année de sport à Grenoble

    Dsc_5006 La remise des Trophées des Sports a été l'occasion de réunir cette grande famille du sport qui fait la richesse de notre ville. L'occasion de réunir et d'honorer les responsables de clubs, les éducateurs, les entraîneurs, mais aussi les bénévoles qui, par leur passion et surtout leur dévouement, contribuent quotidiennement à promouvoir le sport et ses valeurs éducatives dans notre cité. L'occasion également de saluer les sportifs qui ont porté haut les couleurs de notre ville.

    Ce fut pour moi l'occasion de rendre un hommage tout particulier à deux grands sportifs : Anne Floriet, porte-drapeau de l'équipe de France, triple médaillée aux Jeux paralympiques de Turin, marraine de ces Trophées et Bruno Saby, grand Monsieur du sport automobile français, champion du monde des rallyes 2005 qui nous a fait le plaisir d'être présent pour partager sa passion, son expérience avec les jeunes sportifs grenoblois

    Dans un monde où chacun s'interroge, doute de son avenir et a tendance à se replier sur lui-même, le sport est très certainement un des plus forts vecteurs pour transmettre les valeurs de solidarité, de fraternité, de citoyenneté, ces valeurs universelles qui fondent nos sociétés.

    A l'heure où Grenoble réfléchit à une candidature pour les JO de 2018, le parcours de ces deux grands sportifs, leur générosité et leur passion du sport sont un très bel exemple pour nous tous, pour le sport en général.

    Engagement contre le CPE (suite et malheureusement pas fin !)

    C'est au cœur d'une véritable marée humaine de plus de 50 000 Grenobloises et Grenoblois que je me suis retrouvé ce matin pour marquer, une nouvelle fois, mon engagement contre le CPE et demander le retrait immédiat de cette mesure qui symbolise à elle seule la précarisation de l'accès à l'emploi.

    Cette manifestation impressionnante, qui s'est déroulée dans une atmosphère déterminée et conviviale, a montré une fois encore l'ampleur de l'opposition à la politique mise en œuvre par le gouvernement de Dominique de Villepin.

    Opposition que nous avions marquée à l'Assemblée nationale avant que le Premier ministre ne recoure à l'utilisation de l'article 49-3 de la constitution et empêche par la même toute amélioration du texte.

    Opposition que les organisations syndicales et étudiantes avaient exprimée dès l'annonce de ce projet en regrettant l'autisme du Premier ministre qui leur refusait le droit d'être associées à l'élaboration de ce projet.

    Opposition enfin que la jeunesse de France a manifestée jour après jour, semaine après semaine, en bloquant lycées et facultés.100_0125

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    Un concert riche en émotion

    En avril 2005, je m'étais rendu avec une délégation municipale à Phœnix, pour fêter nos 15 ans de jumelage. Ce déplacement m’avait permis de renforcer les liens d’amitié qui unissent nos deux villes et d’évoquer nos futures collaborations.

    C’est avec un chaleureux répertoire jazzy que le groupe Larry Redhouse Trio nous avait à cette occasion accueillis dans la capitale de l’Arizona. Touché, j’avais proposé aux artistes de se produire pour une première européenne au Grenoble Jazz Festival.

    Cette proposition ayant été accueilli favorablement par Jacques Panisset, le directeur du festival, nous avons eu le plaisir d'accueillir et de faire découvrir ce groupe talentueux. Ils ont offert à un public, toutes générations confondues, un concert acoustique riche en émotion… Une musique fraîche et originale qui nous a emmenés en profondeur dans le monde du jazz.
    Merci donc au Larry Redhouse Trio d’avoir accepté cette  invitation et de nous avoir offert un moment jazzy inoubliable.
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    Dominique STRAUSS-KAHN invité d'honneur du CRIF

    Le dîner du CRIF est chaque année l'occasion de recevoir une personnalité politique de premier plan à Grenoble (François BAYROU l'an passé) et de faire un point sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. C'est toujours une soirée un peu exceptionnelle qui associe largement des responsables politiques, administratifs, judiciaires, associatifs et religieux autour des valeurs éminemment républicaines de tolérance et de respect de la diversité.

    Cette année, répondant au vœu de Jean-Luc MEDINA, Président du CRIF Grenoble, j'ai demandé à mon ami Dominique STRAUSS-KAHN d'accepter son invitation pour être l'invité d'honneur de ce dîner annuel, au nom du parti socialiste puisque le CRIF invite chaque année le leader d'un des principaux partis politiques républicains.

    Cette soirée fut marquée par l'émotion terrible de toute la communauté juive, et au-delà, de tous les Français, à la suite du meurtre odieux de Ilan HALIMI. Le calvaire enduré jusqu'à la mort par ce jeune homme, au motif qu'il était juif, constitue une nouvelle blessure dans notre pacte social, une nouvelle insulte à notre République, un motif supplémentaire d'inquiétude pour tous ceux qui s'inquiètent de l'incapacité de notre société à organiser son "vivre ensemble". La résurgence de l'antisémitisme depuis plusieurs années, sous une forme certes nouvelle mais qui emprunte toujours aux mêmes fantasmes ancestraux, a fait une nouvelle victime. Jean-Luc MEDINA pointe à juste titre les interrogations cruelles que suscite ce drame bouleversant : comment comprendre qu'en 2006, on puisse être torturé et assassiné en France parce que juif ? Les juifs doivent-ils de nouveau avoir peur pour eux-mêmes, pour leurs enfants, leur famille ? La République est-elle de nouveau incapable d'enrayer la spirale de l'intolérance ?

    Dans sa réponse, Dominique STRAUSS-KAHN a tenu à ne pas céder à la tentation des discours anxiogènes, tout en rappelant la mobilisation de tous les pouvoirs publics dans la lutte contre le racisme. Expliquant que l'insécurité économique et sociale était toujours allée de pair avec la résurgence de tous les racismes et en particulier de l'antisémitisme, il a appelé à des politiques publiques qui non seulement répriment durement les actes délictueux, mais aussi qui s'attaquent aux causes du mal, c'est à dire à la désespérance sociale qui conduit à rechercher des "boucs émissaires". A cette occasion, il a reconnu que la gauche, sous le gouvernement de Lionel JOSPIN, n'avait pas suffisamment compris la résurgence grave de l'antisémitisme et avait sous-estimé les moyens à mobiliser pour la combattre efficacement. Les orateurs ont évidemment aussi évoqué la situation au Proche Orient et la perspective des élections israéliennes, en espérant qu'elles traduisent une volonté de paix plus qu'une réaction de crispation suite à la victoire du Hamas en Palestine.

    C'est évidemment l'engagement de la municipalité de Grenoble. Je conduirai en ce sens une délégation de la Ville en Israël et en Palestine au mois de juin, qui sera l'occasion de contribuer, à sa mesure, au rapprochement entre les peuples puisque nous organiserons une rencontre entre notre ville jumelle, Rehovot, et le district de Bethléem avec lequel nous avons une forte coopération. C'est notre petite pierre à la cause de la paix.

    Des Gens qui dansent

    C'est toujours avec impatience que nous attendons les nouvelles créations de Jean-Claude Gallotta et c'est avec enthousiasme que nous les découvrons. La dernière-née de ses chorégraphies, Des Gens qui dansent, ne déroge évidemment pas à la règle et je dois reconnaître que cette découverte a même pris une résonance toute particulière s'agissant de la première chorégraphie entièrement créée à MC2, notre nouvelle Maison de la Culture

    Une Maison de la Culture ouverte à tous les publics et qui, en deux saisons, aura accueilli plus de 200 000 spectateurs. Un résultat assurément remarquable dans une ville de 160 000 habitants.

    Une Maison de la Culture qui constitue une réussite architecturale, parfaitement intégrée entre les quartiers Bajatière et Malherbe et qui participe au dynamisme des quartiers sud de notre ville.

    Mais une Maison de la Culture qui est d'abord et avant tout un formidable outil de soutien au monde du spectacle vivant tant en terme de diffusion que de création.

    C'est précisément dans la nouvelle aile de la Maison de la Culture que ce spectacle aura vu le jour. Elaboré dans les studios de danse et présenté dans la salle de création, Des Gens qui dansent me conforte dans le choix que nous avons fait d'une maison où artistes et spectateurs se sentent réellement chez eux et qui donne autant d'importance au théâtre, à la danse qu'à la musique et à l'opéra.

    Loin de ces considérations, la découverte Des Gens qui dansent fut, surtout, un moment d'enchantement et de grâce. Jean-Claude Gallotta a su, une nouvelle fois, relever un pari d'autant plus difficile qu'il était double. D'une part, assurer le renouvellement d'une troupe qui avait enchanté des milliers de spectateurs avec 99 duos et 3 générations, les deux précédentes chorégraphies de Jean-Claude Gallotta. D'autre part, faire de la complémentarité entre des danseurs de générations différentes une évidence. En cela, Des Gens qui dansent sublime 3 générations puisque cette fois les générations ne se succèdent pas sur scène mais partagent le même espace et font vivre ensemble les mêmes messages.

    Cette priorité donnée à l'humain, aux sensations et aux sentiments sur la technique ou la force physique pure, c'est cela la touche Gallotta, c'est cela qui fait de ce chorégraphe un formidable ambassadeur de notre ville.

    L'emploi, première des solidarités

    Jeudi 16 mars dernier, j'ai inauguré la nouvelle plate-forme initiative emploi ouverte par la Ville, au sud de Grenoble, au Trident. Cette plate-forme pour l'emploi regroupe les services de la Ville aux côtés des associations et acteurs de l'insertion par l'économie, en tout, plus de 50 professionnels de l'emploi réunis autour d'un objectif : favoriser le retour à l'emploi des publics les plus éloignés et faciliter les passerelles entre l'économie et l'insertion.

    Ce fut l'occasion de saluer le travail des équipes municipales. L'occasion également de constater la qualité du travail partenarial mis en place ces dernières années avec l'ensemble des acteurs locaux, associatifs mais aussi acteurs privés. Aujourd'hui en effet, c'est tout un réseau maillé de l'insertion par l'économie qui s'est développé sur Grenoble, sous l'impulsion de la Ville et grâce à des initiatives fédératrices comme le Forum pour l'Emploi.

    J'aime à rappeler qu'à Grenoble, nous marchons sur deux pieds : l'innovation et l'insertion, le soutien à la création d'emplois diversifiés grâce à des projets structurants qui créent de la valeur ajoutée dans tous les secteurs industriels et des emplois induits et une volonté forte d'aider les personnes les plus en difficulté à retrouver le chemin de l'emploi.

    C'est bien en agissant sur toute la chaîne de l'économie que nous pourrons agir pour l'emploi.

    L'emploi est la première des solidarités et la première des préoccupations de nos concitoyens y compris à Grenoble, ville souvent identifiée comme pôle d'innovation et de haute technologie mais qui n'échappe pas au phénomène de précarisation des villes centre et qui accueille bien davantage que les autres les bénéficiaires du RMI et personnes en difficulté.

    C'est pourquoi, la Ville, en matière d'emploi, a souhaité aller bien au-delà de ses compétences et mener une politique volontariste dans ce domaine.

    A l'heure où notre pays traverse une vraie crise d'identité et où à la crise économique se rajoute une crise morale, j'ai donc tenu à rappeler notre engagement en faveur de l'emploi et contre les exclusions, notre volonté de redonner à nos concitoyens de l'espoir en l'avenir.

    A ce titre, l'exemple du CPE est malheureusement éloquent. Non seulement c'est une erreur sur le plan social et un facteur de précarisation de l'emploi des jeunes mais en plus il s'avère être une aberration économique puisqu'il rompt le contrat de confiance indispensable entre les jeunes et leurs employeurs.

    Aujourd'hui, le pourrissement de la situation est lourd de conséquences pour notre pays et aucune loi ne mérite de mettre la France dans cet état, ni de faire prendre à notre pays de tels risques.

    Mettre en place une politique efficace et digne de lutte contre le chômage ne peut se faire sans un rassemblement des Français et de la jeunesse, et encore moins contre eux.

    En qualité de député, je continuerai donc à me mobiliser et à refuser cette politique de précarisation sociale.

    Un espoir nouveau pour le Chili

    Plus de 150 personnes rassemblées à la chaufferie à l’invitation de l’association d’amitié franco-chilienne, une atmosphère de fête, des discours enthousiastes et pour finir des chansons latino-américaines : nous aurons dignement fêté à Grenoble l’investiture de la nouvelle Présidente du Chili, Michelle BACHELET.

    Que de souvenirs me remontent en mémoire à la vue des réfugiés chiliens, que je connais pour beaucoup depuis plus de 30 ans. De tristes souvenirs des 11 septembre où nous célébrions l’anniversaire du Coup d’Etat qui renversa Salvador ALLENDE, et avec lui l’espérance du Front Populaire Chilien. Les Souvenirs de tant de moments partagés où leurs amis français tentaient d’adoucir l’amertume de l’exil pour des réfugiés chiliens qui ne voyaient toujours pas le bout de cette dictature sanglante. La première joie éprouvée depuis longtemps lorsque le pouvoir retourna enfin aux civils en 1990, même si la démocratie nous paraissait encore en liberté surveillée. Avec l’élection en 2002 de Ricardo LAGOS, un socialiste ancien collaborateur de Salvador ALLENDE, l’espoir nous était revenu d’un Chili enfin débarrassé de l’ombre pesante d’Augusto PINOCHET. Le tournant social-démocrate du gouvernement, et surtout la suppression dans la constitution chilienne des dernières enclaves autoritaires avaient répondu à cette attente.

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    Une occasion manquée

    La loi sur la recherche est passée en débat à l’Assemblée nationale. Dans la quasi indifférence de la population et la désespérance des chercheurs. Me reviennent en mémoire les Etats Généraux de la Recherche à Grenoble, qui se voulaient fondateurs d’un nouvel avenir scientifique pour notre pays mais dont l’actuel gouvernement a hélas choisi d’ignorer les préconisations.

    Ce n’est pas céder à un réflexe pavlovien de député d’opposition -quand une idée me paraît bonne, je l’approuve d’où qu’elle vienne- qui me fait enrager contre ce texte de loi. C’est la confusion qu’elle entretient qui me paraît préjudiciable.

    Confusion tout d’abord entre la recherche et l’innovation. La recherche est l’affaire des scientifiques, l’innovation celle des Entrepreneurs. La France est aujourd’hui en déficit dans les deux domaines. La recherche n’est plus assez dynamique mais les mauvais chiffres de notre commerce extérieur révèlent également les faiblesses de notre innovation, qui conduit trop souvent nos entreprises à produire du moyen de gamme, concurrencé par les pays émergeants. Aucun esprit sensé ne conteste le besoin de donner un second souffle à l’innovation, c’est l’une des principales conditions à notre croissance économique et au retour à l’emploi dans notre pays. Cependant aucun responsable politique ne devrait en tirer la conclusion simpliste que les recherches les plus théoriques n’ont plus aucun intérêt. Avec la logique de Dominique de VILLEPIN, l’Agence pour la recherche aurait choisi au XIXème siècle de financer des travaux sur l’amélioration de l’éclairage au gaz et aurait refusé d’aider la recherche sur l’électricité !

    Confusion, et c’est tout aussi grave, sur les niveaux de compétences où se décide la recherche en ce début de XXIème siècle. L’oubli de l’Europe est une constante des gouvernements de Jacques CHIRAC. Comment peut-on en 2006 arrêter des programmes de recherche qui ne s’articulent pas avec ceux de l’Europe, seul espace où nous atteignons la taille critique face aux Etats-Unis et demain face aux nouvelles puissances asiatiques ? Je maintiens que c’est au niveau européen que nous pourrons avancer de façon décisive dans nos secteurs de pointe, les télécoms, l’énergie, les transports ou les sciences du vivant.

    Confusion encore dans la politique, nécessaire, d’éveil des vocations scientifiques. La France manque de matheux et de scientifiques. C’est là une tendance lourde et qui se repère très tôt dans le choix d’orientation de l’Education nationale. Quand on pense à la recherche, on pense naturellement à l’Enseignement Supérieur. Or l’avenir se joue en réalité dans le secondaire. Si nous ne donnons pas dès le lycée le goût des mathématiques et des sciences à nos jeunes, ce retard-là ne sera jamais rattrapé à l’Université et nous en payerons durablement le prix. Cette évidence semble avoir malheureusement échappée aux responsables d’aujourd’hui.

    Confusion, enfin, dans la définition même de ce que doit être la recherche, ce qui est un comble pour un projet de loi sur ce sujet. Non seulement on sacrifie la recherche fondamentale au profit de la recherche appliquée mais on ignore de plus la recherche dans les sciences sociales et les sciences humaines ! Elles sont pourtant indissociables du développement scientifique en en créant les conditions sociétales. J’en veux pour exemple la liaison entre la recherche, l’innovation et l’emploi que nous avons suscitée à Grenoble avec la décentralisation. L’innovation n’est pas exclusivement scientifique, elle doit aussi être sociale. Là encore j’ai l’immodestie de croire que le modèle que nous avons collectivement mis en œuvre à Grenoble mériterait de faire des émules et qu’il devrait inspirer la politique du gouvernement. Car à oublier les conditions nécessaires au développement de la recherche et de la science, Dominique de VILLEPIN me fait penser à un chimiste qui s’étonnerait de rater ses expériences faute d’avoir versé la moitié des ingrédients dans son éprouvette.