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  • Loi de programmation du Grenelle de l’Environnement : le compte n’y est pas !

    J’ai pris connaissance avec déception du projet de loi de programmation "Grenelle I" qui présente les grandes orientations portant sur les thèmes de l’énergie, la construction, les transports et l’urbanisme, conformément aux conclusions du Grenelle de l’Environnement. Je déplore que le texte fasse l’impasse sur la question des financements, qui sera évoquée au cours d’un second projet de loi, dit "Grenelle II", portant sur les modalités techniques et réglementaires. Dissocier les grandes orientations de la question des financements, risque d’accréditer l’idée selon laquelle l’Etat souhaite réformer sans en avoir réellement les moyens. Les deux questions ne peuvent être traitées séparément. Concernant la question de l’habitat, je regrette également que les prêts à taux privilégiés accordés aux organismes HLM pour procéder à la rénovation thermique des bâtiments, inscrits dans les conclusions du Grenelle de l’environnement, aient été supprimés dans le projet de loi. Enfin, sur la question des financements des transports publics urbains hors Ile-de-France, je constate que le texte n’évoque une participation de l’Etat aux collectivités locales qu’à hauteur de 2,5 milliards d’euros au lieu des 4 milliards promis au cours des discussions menées entre les Maires des grandes villes et Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et l’Aménagement du Territoire. Les collectivités locales contribuent aujourd’hui financièrement à une économie plus soucieuse de l’environnement et moins gourmande en énergie. L’Etat se doit pour sa part d’honorer sa parole et de s’engager financièrement à leurs côtés à un niveau suffisant, comme s’y était engagé le Président de la République.

    Les images d’une soirée historique pour des dizaines de milliers de Grenoblois

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    "Historique" titrait ce mardi le Dauphiné Libéré. “Historique”, cette soirée du 12 mai le restera forcément dans les annales du football grenoblois. “Historique”, elle le sera pour toujours dans nos cœurs. Pour les 19 247 spectateurs du Stade des Alpes, comme des milliers d’autres supporters grenoblois qui ont pu suivre la rencontre sur Eurosport ou à la radio.

    Sur la pelouse, au côté de Didier Migaud, j’ai vécu un après match exceptionnel. J’ai aimé la complicité de Mécha Bazdarevic et de ses joueurs. J’ai aimé la joie du président Watanabe, de Pierre Mazé et d’Alain Fessler. J’ai aimé la tenue exemplaire du bouillant public du Stade des Alpes. J’ai été particulièrement sensible aux messages de félicitations et d’encouragements que j’ai reçus à l’issue de la rencontre, et plus particulièrement celui du président de la Ligue professionnelle, Frédéric Thiriez.
    Toutes ces images font désormais partie de notre patrimoine grenoblois. Elles disent notre émotion et notre fierté aux yeux de tous ceux qui aiment le football dans notre pays… À commencer d’ailleurs par le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui n’a pas manqué ce mardi matin à Vienne, alors qu’il venait évoquer devant nous la modernisation de l’économie, de saluer l’accession en Ligue 1 du GF 38!

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    Place à la Ligue 1

    45 ans après l’équipe alors dirigée par Albert Fornetti et Louis Desgranges, le GF 38 accède à son tour à la ligue 1 ; 10 ans seulement après sa création que j’avais souhaitée en encourageant la fusion entre l’OGI et Norcap.

    Le mérite en revient évidemment d’abord aux joueurs qui ont participé aux différents matchs du championnat et à leur entraîneur, Mehmet Bazdarevic et à tout l’encadrement du club. Je tiens évidemment à les féliciter de leur très belle saison. A les remercier aussi car ils ont su transformer l’espoir qui était le nôtre, il y a dix ans, en réalité.

    Je tiens également à associer les différents présidents, entraîneurs et joueurs qui se sont succédés depuis 10 ans. Tous ont participé à structurer et à faire grandir ce club, le succès de ce soir est aussi, pour une part, le leur.

    Je tiens enfin à remercier les supporters. Ceux de toujours, fidèles de Charles Berty, de Lesdiguières et désormais du Stade des Alpes. Ceux aussi qui ont rejoint l’aventure plus récemment avec l’ouverture du Stade des Alpes, sur les terres retrouvées du GF 38. Loin des polémiques initiales, ce stade, qui a trouvé son public, aura indiscutablement contribué à l’accession du GF 38 en ligue 1 puisque les Grenoblois y sont invaincus.

    A tous, je donne rendez-vous samedi midi à l’Hôtel de Ville pour fêter cette accession.

    Une dernière marche avant la ligue 1 !

    Dernier match de la saison ce soir au Stade des Alpes. Un match qui validera, je l'espère, le formidable parcours du GF 38 depuis son départ de Lesdiguières, son ''retour sur ses terres'' et le premier match au Stade des Alpes.

    L'équipe dirigée par Mécha Bazdarevic a en effet ce soir l'occasion de faire chavirer tout un stade et toute une ville en validant définitivement son billet pour la ligue 1.

    Dix ans seulement  après la création du GF 38 par la fusion de l'OGI et de Norcap, 45 ans après la dernière accession en ligue 1, ce retour parmi l'élite inaugurerait d'encore plus belles soirées au Stade des Alpes !

    Je serai évidemment au stade et j'espère que la soirée et la fête seront belles !

    Construire ensemble un grand parti de la gauche réformiste

    Nous avons la responsabilité de réussir ensemble un grand congrès socialiste en novembre prochain. Et c’est dans cet objectif que j’ai signé, avec Bertrand Delanoë et de nombreux maires de grandes villes de France, un texte de fond dont nous aurons l’occasion de débattre dans quelques semaines.

    Un texte qui fait la jonction avec le manifeste de "Socialisme et démocratie" et les idées portées par Dominique Strauss Kahn à qui je conserve ma fidélité et mon amitié.

    Ma position s’appuie tout d’abord sur un état des lieux préoccupant. Avec une Droite dure et foncièrement incohérente et une Gauche inaudible. Avec également la nécessité pour les socialistes de définir un projet, une organisation nouvelle et de désigner un leader.

    Notre projet ne pourra naître que d’un travail collectif. Il devra s’appuyer sur nos valeurs de gauche. Il s’agira de privilégier une approche globale plutôt qu’un empilement de mesures thématiques.

    Dans les prochaines années, les économies les plus performantes seront celles qui encourageront l’innovation, la recherche et l’initiative, qui seront capables d’élever massivement le niveau de formation et de compétence de leur population, qui sauront prendre la mondialisation, non pas comme une réalité subie, mais comme leur champ d’action.

    Ce postulat, posé dans le texte que nous sommes nombreux à signer avec Bertrand Delanoë, rejoint mes convictions les plus profondes. Il plaide naturellement pour l’économie de la connaissance et le développement durable, pour la redéfinition du rôle de la France en Europe, pour la valorisation du travail, pour un Etat stratège, garant des solidarités sociales et s’appuyant sur des territoires acteurs du développement économique.

    Nous ne gagnerons pas en 2012 si nous ne menons pas dès 2008 un travail de modernisation des idées, de clarification des choix. Seul un leadership fort sera susceptible de porter le projet d’un grand parti de la gauche réformiste.

    Quant à savoir quel sera le meilleur candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, la question ne se posera qu’au lendemain d’un autre congrès d’orientation politique, en 2011.

    D’ici au dépôt des contributions fin juin et des motions en septembre, j’entends, au côté de tous ceux avec lesquels je travaille depuis longtemps, en Isère et ailleurs, animer un débat d’idées ouvert, pour que notre prochain congrès soit utile aux socialistes, à la gauche, à la France.

    Biennale de l’Habitat Durable : À Grenoble, on passe aux actes !

    Biennale_habitat_durable_2  À moins de trois semaines de l’ouverture de la Biennale de l’Habitat Durable, tous les partenaires de cette 2e édition étaient mobilisés hier matin dans les salons de l’Hôtel de Ville pour la présentation à la presse de la manifestation.

    L’implication de chacun augure d’une très belle édition, plus que jamais tournée vers le grand public, comme peuvent en témoigner les pavillons thématiques en cours d’installation sur les places du centre-ville.

    Nous voulons faire en sorte que tous les Grenoblois deviennent acteurs de l’amélioration de leur environnement. Nous ne tiendrons notre engagement de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 que si chaque Grenoblois partage cette ambition.

    Et chacun doit bien savoir que le bâtiment consomme aujourd’hui davantage d’énergie que les transports et qu’il a vu la part de ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de 21% depuis 1990.

    À Grenoble, cet éveil des consciences se double d’une volonté de mettre en synergie les différents acteurs (collectivités, entreprises, professionnels de l’urbanisme), sur des objectifs précis.

    La Biennale de l’Habitat Durable, c’est mieux que le Grenelle de l’Environnement. Ici, on passe déjà aux actes !

    Quelques chiffres illustrent bien les efforts entrepris à Grenoble ces deux dernières années : 86% des immeubles construits sont isolés par l’extérieur, 74% des permis délivrés comportent une toiture-terrasse végétalisée, 57% des permis délivrés comportent des panneaux solaires.

    Il reste beaucoup à faire, dans le bâti ancien plus particulièrement. Nous nous y emploierons.

    Le projet de loi logement au centre de ma rencontre avec Christine Boutin

    Dsc_5510 Le projet de loi logement du gouvernement devrait être examiné avant la fin de l’été. C’est dans la perspective de cette échéance cruciale, pour nos villes, pour les politiques sociales que nous développons, que j’ai été amené ce mercredi à rencontrer Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville.
    La délégation d’élus de grandes villes de France que je conduisais en tant que président de l’AMGVF, a eu l’occasion de réaffirmer ses trois grandes priorités :
    - Consolider le rôle des intercommunalités urbaines comme autorités organisatrices et régulatrices des politiques de l’habitat ;
    - Mettre l’exigence sociale et environnementale au centre de la prochaine loi logement ;
    - Réaliser et rendre public un état des lieux très précis des politiques locales de l’habitat sur l’ensemble du périmètre des intercommunalités. Un document qui, au-delà de la seule construction, devra intégrer l’ensemble des mouvements affectant l’offre locative sociale.

    Sur ces trois points, les propos de Christine Boutin ont été plutôt rassurants.
    Il est essentiel à mes yeux que la loi logement qui sera débattue prenne en compte les expérimentations locales, en matière d’urbanisme mais aussi et surtout en matière sociale, afin de ne pas pénaliser les politiques les plus efficientes et de tirer l’ensemble des communes vers le haut.
    Qu’il s’agisse de mettre en place des politiques d’aide à l’accession sociale à la propriété ou des actions de renouvellement urbain, la dimension intercommunale doit prendre tout son sens.
    Le Programme Local de l’Habitat (PLH) pourrait aussi servir de fondement à la gestion du parc HLM et préparer les accords collectifs entre les bailleurs sociaux pour l’attribution d’un logement aux ménages auxquels les commissions de médiation reconnaîtront un droit opposable.
    A propos de la mise en œuvre de ce Droit au Logement Opposable, la ministre a soutenu notre demande portant sur un dialogue permanent entre les élus et les préfets.
    Christine Boutin a également entendu notre souci de mise en conformité des documents d’urbanisme avec l’ensemble de ces politiques. Nous avons notamment évoqué une révision annuelle du PLU (Plan local d’urbanisme) et un réexamen des périmètres des Plans de Déplacements Urbains.
    Il me paraît important d’insister, enfin, sur l’impérieuse nécessité d’aller plus loin en terme de mixité sociale et de ne pas restreindre l’accès au logement social pour certaines catégories de ménages issues des classes moyennes.
    Un terrain sur lequel nous devons être exigeants et ambitieux.
    Christine Boutin a par ailleurs indiqué que les Maires de grandes villes seraient associés au « Forum des villes » organisé par son ministère en novembre à Montpellier, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

    On ne modernise pas l’économie dans la précipitation, en libéralisant à tout crin

    Plus de liberté d’implantation et de négociation pour la grande distribution, pour plus de pouvoir d’achat ? C’est cette équation incertaine que nos concitoyens retiendront du projet de loi de modernisation de l’économie adopté hier matin en conseil des ministres. Un texte fleuve qui pose pour l’heure plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

    Comment le commerce de proximité de centre-ville vivra t-il l’énorme appel d’air offert au hard discount ? Comment les collectivités locales pourront-elles maîtriser les risques de multiplication de ces nouvelles grandes surfaces en périphérie des agglomérations, alors même que nous sommes tous engagés dans une bataille contre l’étalement de nos villes, contre les émissions de gaz à effet de serre.

    Tout cela est-il éco-compatible avec le Grenelle de l’Environnement ?!

    Préparé dans l’urgence, le projet du gouvernement est également encore très flou sur les moyens dont disposera la future Autorité de la Concurrence, sur les nécessaires outils de régulation du marché.

    Concernant enfin la énième réforme des relations entre la grande distribution et ses fournisseurs, on ignore quelles conséquences cette libéralisation prônée par Christine Lagarde aura sur les revenus, donc l’emploi, des agriculteurs et des PME.

    Sur tous ces points, nous devrons avoir un vrai débat parlementaire.

    Une histoire pour comprendre l'avenir du monde

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    « New York est la créature la plus fatalement fascinante de l'Amérique.
    Elle est accroupie comme une sorcière à la grande porte du pays. »

    Voilà résumé d'un trait, par James Weldon Johnson, ce qui fait l'histoire de cette ville hors du commun, qui continue d'agir comme un aimant, avec un pôle qui attire, et un pôle qui repousse, dans le contraste, la démesure, la création, et parfois la dépression.
    200804_jazz_img_0955mariliadestot1 Ces 8 jours passés avec Marie à New York, où vit avec Damien, ma fille photographe Marilia, nous ont permis de replonger dans cet univers culturel si riche, découvrant la Frick collection (Vermeer, Goya, Le Greco, ...), assistant à un concert de jazz chez nos amis artistes Alain Kirili et Ariane Lopez-Huici, parcourant en jogging chaque matin les bords de l'East River...
    Cette semaine new-yorkaise fut surtout l'occasion de revivre le parcours de l'immigration qui a fait cette ville et ce pays.
    Déambulant dans Lower East Side, visitant le musée d'Ellis Island, nous reconstituons ce qui est à l'origine d'une des plus fabuleuses histoires de notre civilisation humaine.
    « On disait qu'à New York, toutes les rues étaient pavées d'or.
    À l'arrivée, je m'aperçus que les rues n'étaient pas pavées d'or.
    Elles n'étaient même pas pavées du tout.
    Et l'on m'attendait pour les paver. »
    Ainsi s'exprimait un de ces immigrants italiens, débarquant dans le plus grand port d'immigration du monde.
    Depuis 1600, c'est 60 millions d'immigrants sur le sol américain... la population de la France !
    Pour le meilleur quelques fois, pour le pire aussi...
    Ainsi les 5 kms carrés de Lower East Side devinrent le lieu où résidèrent ceux, qui de leurs mains, construisirent métro, canalisations, ponts, et gratte-ciels de la ville...
    200804_ellisisland_img_0574ellisisl Surpeuplé, bruyant, sordide par bien des côtés, aucun autre secteur de la ville, n'a été plus typique de New York : 2 millions d'Irlandais, des milliers d'Allemands, puis des centaines de milliers d'Italiens, de Russes, de Roumains, de Hongrois, de Slovaques, de Grecs, de Polonais, de Turcs.
    Peu à peu s'installe la plus grande communauté juive au monde.
    Aujourd'hui, les rues sont devenues un peu moins grouillantes, un peu plus marquées par les nouveaux immigrants venus d'Asie ou d'Amérique latine. Les intellectuels, les artistes, y ont trouvé refuge, maintenant vivace la tradition multi-culturelle de New York.
    Nous revivons en pensées, l'histoire d'une famille, celle de Marie, qui connut dès la fin du 19ème siècle cette migration vers l'ouest, fuyant souvent la misère, parfois les pogroms, s'installant sur cette terre qui devait se rêver comme un eldorado des temps modernes.
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    Depuis peu, les jeunes Français franchissent plus nombreux l'Atlantique, désespérant peut-être un peu de l'Europe, portés par le goût d'entreprendre, de créer, de vivre ensemble au carrefour des peuples et des cultures.
    J'en suis heureux pour Marilia et Damien qui me font dire que la France n'est jamais aussi grande que quand elle est ouverte sur les autres.

    Crédits photos : Marilia Destot et Musée d'Ellis Island

    Message d’encouragements à Mécha Bazdarevic et à ses joueurs

    Stade À quelques jours d’un nouveau rendez-vous crucial face à Ajaccio, j'ai beaucoup de plaisir à voir monter l’engouement des Grenoblois pour le GF 38. La passion retrouvée des plus anciens des supporters, les chants des collégiens, les écharpes du club en rupture de stock et les 13 000 billets déjà vendus pour le match de lundi prochain… Tout cela nous fait bien sûr rêver à la Ligue 1.
    Le profond respect des supporters pour le travail accompli par Mécha Bazdarevic est également très réconfortant.
    J’adresse au coach grenoblois, à ses joueurs ainsi qu’à l’équipe dirigeante du GF 38, tous mes encouragements pour ce sprint final.